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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 01:35

Le 4 juin dans sa conférence sur « l’Égypte après la révolution », le Père Henri Boulad a fait part au public de ses interrogations ou de sa perplexité face à la simultanéité des soulèvements dans les pays arabo-islamiques, il a soulevé l'hypothèse d’une « Main invisible » derrière ces mouvements populaires, dont l’authenticité est désormais sujette à caution.

Fayoum5Le vieux dicton selon lequel, une première fois, c’est un hasard, une seconde fois, c’est une coïncidence, mais la troisième fois c’est un complot, ce vieux dicton est à présent assez largement évoqué au Moyen-Orient, particulièrement dans les milieux chrétiens. Cela s’explique par le fait que ce sont les minorités chrétiennes qui souffrent le plus de ces bouleversements. Sous les dictatures leur sort était loin d’être enviable, mais elles parvenaient tant bien que mal à survivre. Après le renversement des dictateurs, leur situation s’est considérablement aggravée au point que leur survie est à présent sérieusement compromise.

Le Père Boulad n’a fait que transmettre l’opinion majoritaire des chrétiens du Moyen-Orient : sous la dictature c’était infiniment mieux, entre deux maux on choisit le moindre! Mais les chrétiens du Moyen-Orient, du moment qu’ils se sont trouvés sous la botte des conquérants musulmans, ont perdu à jamais la liberté de choisir, ils ne pouvaient désormais que subir : acceptant d’être discriminés et humiliés pourvu qu’on se prive de les massacrer.


Les minorités chrétiennes n’osent dénoncer clairement leurs persécuteurs, les évêques catholiques d’Égypte, de Palestine, de Syrie, d’Irak et du Liban ont unanimement désigné l’État d’Israël comme responsable des maux qui affligent les communautés chrétiennes orientales. C’était il y a deux ans dans une conférence convoquée par le Pape Benoit XVI au Vatican. Un seul prélat a eu le cran de dénoncer le vrai responsable : l’islam. Peut-on parler dans ce cas d’un syndrome de Stockholm à l’échelle de toute une région?

Pourquoi Israël ? La réponse qui me vient spontanément à l’esprit est celle-là : les juifs ont osé, ils ont accepté le risque et ont réussi. Ils ont en quelque sorte rompu le « sortilège » qui les maintenait dans l’impuissance, ils se sont donné un État au cœur même de la nation islamique.

Contrairement aux juifs, les chrétiens du Moyen-Orient ont préféré miser sur le loyalisme, qui dans leur cas a pris trois formes : loyalisme politique aux États arabes et aux régimes qui les gouvernent, loyalisme politico-culturel à l’arabité et à l’arabisme, loyalisme religieux lequel consacre la domination des musulmans et la sujétion des chrétiens. En retour de ces témoignages de loyauté, les chrétiens s’attendaient à être reconnus et acceptés à défaut d’être considérés comme égaux aux musulmans. C’était pour eux acheter trop cher la paix, tellement cher qu’il leur est difficile à présent d’admettre avoir fait un marché de dupe.

En terre d’islam un non-musulman ne peut au mieux qu’être toléré et cette tolérance n’est jamais un droit; mais les chrétiens préfèrent se boucher les yeux et les oreilles et continuer à croire à la possibilité de vivre en paix et dans la dignité avec les musulmans.

Le défi relevé avec brio par les juifs contraste étrangement avec le mauvais sort fait aux chrétiens d’Orient. Ces derniers en sont venus à croire à la toute puissance d’Israël et des juifs, une façon comme une autre de justifier leur propre impuissance. Il ne leur vient pas à l’esprit que les juifs ont compris qu’ils n’avaient d’autre choix que de prendre leur destin en main et que ce choix les a amenés à rejeter l’impuissance.

C’est le fait d’accepter d’être constamment à la merci de leur pire ennemi (l'islam), qui explique pourquoi les chrétiens du Moyen-Orient prêtent à Israël des desseins et un pouvoir qui n’ont rien à voir avec la réalité. 

Ceci dit la « Main Invisible » qui agite le Moyen-Orient n’est invisible que pour ceux qui se refusent de la voir. Il ne s’agit ni d’Israël ni des États Unis et encore moins de l’Europe.

Cette main c’est l’islam lui-même et son refus de s’arrimer à la modernité. Les sociétés islamiques sont coupées en deux, d’un côté ceux qui désirent profondément cette modernité, et de l’autre ceux qui en ont tellement peur qu’ils ne rêvent qu’à la détruire. Cette déchirure profonde au sein de l’islam est une plaie béante qui ne se refermera pas, elle continuera d'engloutir les unes après les autres les sociétés islamiques.

Les minorités chrétiennes qui y vivent ne pourront éviter d’être emportées dans la tourmente à moins qu’elles ne se décident à prendre leur destin en main.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Religions