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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 23:58

 lu sur Jeune Nation

(Article publié dans le volume VII de Tabou, Éditions Akribeia, Saint-Genis-Laval, 2004, p. 150-173, et paru en anglais dans les numéros de juillet et août 1995 d’American Renaissance)

« [L’Occident] n’a pas encore compris que les Blancs, dans un monde devenu trop petit pour ses habitants, sont maintenant une minorité et que la prolifération des autres races condamne notre race, ma race, irrémédiablement à l’extinction dans le siècle à venir, si nous nous en tenons à nos actuels principes moraux [c’est M. M. qui souligne] »

Jean Raspail, Le Camp des Saints.

La perte de l’identité raciale dans le monde occidental est symptomatique d’une crise plus profonde des peuples européens, dont la culture et la technologie ont apporté au monde une bonne part de ce que nous appelons la civilisation moderne.

Pour l’essentiel, la crise est la conséquence inévitable d’un malentendu profond et peut-être fatal sur la nature de la morale. Nous avons perdu de vue les lois primitives et éternelles de la nature qui doivent régir notre civilisation si nous voulons survivre. Nous ne pouvons plus nous offrir le luxe de nous complaire dans des principes altruistes universalistes qui, quelque nobles qu’ils puissent paraître, nous ont menés au bord du gouffre.

Les projections démographiques établies à partir des politiques d’immigration américaine et européenne ainsi que les informations fournies par nos sens lorsque nous déambulons dans les rues de n’importe quelle grande ville occidentale font craindre un sombre avenir.

Dans un siècle ou deux, peut-être même moins, les peuples d’Occident, ceux dont les ancêtres sont issus des sous-races nordique et alpine d’Europe, auront cessé d’exister en tant qu’entité cohésive. La rapidité de la fin sera fonction des chiffres de l’immigration, des différences de taux de natalité entre les groupes ethniques et du pourcentage d’enfants métissés, mais l’issue finale est certaine si nous persistons dans notre ligne de conduite actuelle.

 

Barbès, France occupée.Barbès, France occupée.

 

Or dès qu’on entame une discussion franche sur cette issue, la submersion de la race qui a créé la première et peut-être l’unique civilisation technique au monde, on est généralement réduit au silence par les qualificatifs de « raciste », de « sectaire » et de « xénophobe ».

Ni le système moral aberrant qui impose l’anathème, ni les gens qui l’encouragent ne survivront à la mort de l’Occident, mais une fois celui-ci disparu, ce sera une maigre consolation de savoir que les responsables de sa disparition ont partagé sa destinée. Si nous voulons inverser le cours des événements, c’est dès maintenant qu’il faut impérativement prendre des mesures, avant qu’il ne soit trop tard.

Si, aujourd’hui, le système moral de l’Occident est vicié, comment peut-on le corriger ? La première question que nous devons poser, c’est s’il est légitime que des groupes ethniques ou des individus cherchent à survivre. Et, dans l’affirmative, quelles actions pouvons-nous légitimement engager pour assurer notre survie ? Quelle base morale s’impose à notre civilisation pour éviter qu’elle ne sombre ? Dans son ouvrage Destiny of Angels [La destinée des anges], Richard McCulloch parle à ce propos de questions d’« éthique ultime ».

 

LE DILEMME MORAL DE L’OCCIDENT

Le dilemme de notre peuple résulte d’un grave malentendu sur la nature et la morale. Il provient de la croyance erronée et sentimentale selon laquelle l’altruisme peut être étendu au-delà de son champ d’application originel dans l’évolution – le clan, le groupe d’appartenance – à l’ensemble de l’humanité. Il vient du refus d’accepter le rôle des gènes dans la formation du tempérament et du potentiel humains.

[...]

La plupart des Occidentaux s’accorderont pour attribuer au sens inné du bien et du mal une place déterminante dans le système moral de l’Occident, système qui met l’accent sur la valeur individuelle et la notion de loyauté réciproque. Le drame de cette vision morale est que l’attitude apparemment la plus noble jamais produite par l’humanité a été étendue au monde, ce qui en fait le premier des périls pour la survie de l’Occident.

Pendant trois milliards d’années, la discrimination a été le moteur de l’évolution biologique

Comme le faisait valoir le biologiste Garrett Hardin dans son essai de 1982 « Discriminating Altruisms »1, l’universalisme – la chimère d’un monde unique sans frontières ni distinctions – est impossible. Dans la compétition pour la vie, les groupes qui pratiquent un altruisme illimité sans se soucier de leur survie subiront un handicap et disparaîtront à terme au profit de ceux qui limitent le champ de leur altruisme à des communautés plus restreintes, généralement leur groupe d’appartenance ethnique dont ils reçoivent des bienfaits qu’ils rendent en partage.

Le professeur Hardin écrit :

L’universalisme est un altruisme pratiqué sans distinction de parenté, d’appartenance, de valeurs partagées ou d’affinité dans le temps ou l’espace [...]. Pour ceux qui acceptent l’idée d’une évolution biologique de l’amibe à l’homme, la vision d’une évolution sociale de l’égoïsme à l’universalisme peut sembler plausible. Mais, en réalité, la dernière étape est impossible [...]. Voyons pourquoi.

Imaginons un monde dans lequel l’évolution sociale n’a pas dépassé le seuil de l’égoïsme et de l’individualisme. Quand le lien familial apparaît, qu’est-ce qui fait qu’il se pérennise ? C’est nécessairement que le coût des sacrifices consentis par l’individu pour ses proches est largement couvert par les gains obtenus grâce à la solidarité familiale [...].

L’argument qui justifie l’établissement du lien familial s’applique à toutes les autres étapes exceptée la dernière. Pourquoi cela ? Parce que – par définition – l’esprit de compétition n’a aucune part dans le monde unique créé par l’universalisme [...]. [L’universalisme] n’a aucune chance face à la discrimination [mots soulignés dans l’original].

Le professeur Hardin ajoute :

Nous ne devons pas perdre de vue que pendant trois milliards d’années, la discrimination a été le moteur de l’évolution biologique. Même la simple survie en l’absence de tout changement dans l’évolution dépend de la discrimination. Or si les universalistes obtiennent gain de cause, nous renoncerons à la discrimination. Le plus élémentaire instinct de conservation devrait pourtant nous inciter à nous demander s’il est bien sage de renoncer à un principe qui a si bien fait ses preuves pendant des milliards d’années. Par une tragique ironie, la discrimination a produit une espèce (l’homo sapiens) qui propose maintenant d’abandonner le principe responsable de sa grandeur.

Les non-Européens qui préservent quasiment sans exception leur cohésion de groupes distinctifs et discriminants ont tout avantage à exploiter la richesse économique et l’ordre social de l’Occident que la plupart d’entre eux sont manifestement incapables de créer par eux-mêmes.

Lorsque cette force de cohésion entre en compétition avec l’esprit d’abnégation de l’altruisme occidental, l’issue ne fait aucun doute. À moyen terme, les Européens seront évincés par des groupes poursuivant leurs propres intérêts. À long terme, c’est la destruction biologique qui nous attend. Comme, par définition, les gens qui nous chassent ne garderont pas nos normes morales (car s’ils le faisaient, ils ne se substitueraient pas à nous), notre système moral vicié disparaîtra avec nous.

altruisme-nature-discrimination

La tare la plus visible de cet altruisme universel de totale abnégation, c’est qu’il voue ses zélateurs à la disparition. Tout ordre moral désirant survivre doit reconnaître cette réalité.

 

LA RACE COSMIQUE

Le rêve d’un royaume d’Utopie qui connaîtrait l’harmonie raciale ne s’est jamais réalisé. Aujourd’hui, l’empiétement racial menace l’existence même des peuples occidentaux. Lawrence Auster, auteur de The Path to National Suicide : An Essay on Immigration and Multiculturalism [La voie du suicide national : un essai sur l’immigration et le multiculturalisme], a résumé ailleurs la situation en ces termes :

Le progressisme moderne nous a enseigné que les différences raciales ne comptent pas et, forts de cette croyance, les progressistes ont entrepris de transformer l’Amérique en une société multiraciale, intégrée, aveugle au fait racial. Mais cette aspiration a aujourd’hui produit tellement de conscience raciale, de conflits raciaux et d’inégalités raciales que ces mêmes progressistes en ont conclu que la seule manière de résoudre ces problèmes est de fondre toutes les races en une seule.

Les mêmes qui n’ont cessé de dénoncer tous ceux qui mettaient en garde contre « la dilution raciale de l’Amérique blanche » en les qualifiant de fous extrémistes proposent maintenant non pas la seule dilution de l’Amérique blanche, mais sa totale élimination. L’idéologie d’aveuglement racial a directement conduit à la proposition la plus empreinte de conscience raciale, et la plus génocidaire, de l’histoire mondiale.

Ce changement de stratégie a été signalé par un article annoncé en couverture d’un numéro spécial de Time à l’automne 1993. Le texte était illustré par l’image virtuelle d’une femme synthétisant un mélange de toutes les composantes ethniques des États-Unis dans leurs proportions actuelles. Le message subliminal véhiculé par cet androïde virtuel, manifestement encore d’origine essentiellement européenne, était : « N’ayez pas peur, c’est sans danger. » Ou, pour reprendre le langage actuel du multiculturalisme : « Célébrons notre diversité. » Bien entendu, cette image symbolise non pas la conservation, mais l’éradication de la diversité.

time_new_face_of_america

Cet androïde créé par ordinateur est un mensonge. La base démographique américaine connaît une mutation rapide. Les Blancs font aujourd’hui moins d’enfants et, de ce fait, les Blancs en âge de procréer sont moins nombreux que ne le laisse supposer Time.

Le phénomène s’observe dans le monde entier. La question est de savoir à quoi aboutirait ce projet s’il était mené à plus grande échelle et porté à sa conclusion logique dans un monde sans frontières. L’androïde de Time n’est qu’une étape sur la route conduisant à ce que d’aucuns nomment affectueusement la « race cosmique ».

Les gens d’ascendance européenne constituent un peu plus de dix pour cent de la population mondiale, mais ils ne représentent depuis 1980 qu’à peine plus de cinq pour cent des naissances.

Le taux de natalité occidental s’est affaissé dans des proportions inquiétantes et se situe actuellement à 1,8 enfant par femme. Le taux requis pour équilibrer les décès est de 2,1. Dans le tiers-monde, les taux de natalité restent très élevés, en grande partie grâce à l’Occident qui dispense nourriture et médicaments et garantit le « maintien de la paix ».

Comme les gens ne sont pas des entités virtuelles réalisées sur ordinateur, mais qu’ils ont des ancêtres bien réels, supposons que les Européens d’origine représentent aujourd’hui un seizième de la population en âge de procréer. Si l’expérience de Time était conduite à l’échelle du monde, l’être humain qui en résulterait n’aurait qu’un arrière-arrière-grand-parent blanc. Il ressemblerait extérieurement à un Asiatique puisque 60 % environ de la population mondiale est asiatique. En chiffres ronds, cela correspond à dix des seize arrière-arrière-grands-parents, dont quatre viendraient de Chine. Trois seraient originaires d’Inde et trois autres de l’Asie du Sud-Est et du Moyen-Orient. L’Afrique en donnerait trois et l’Amérique latine non blanche et les Caraïbes les deux derniers.

Dans ce scénario qui connaît déjà un début de réalisation sur le continent nord-américain, en Europe et en Australie, l’unique ancêtre européen ne laisserait aucune trace discernable dans l’homo cosmicus. Les Européens s’éteindraient, accomplissant la vision de cauchemar évoquée par Jean Raspail dans Le Camp des Saints. Il ne s’agit pas de condamner un être humain ayant de tels ancêtres. Ce processus éradiquerait néanmoins la diversité biologique à laquelle les partisans du multiculturalisme prétendent être attachés. Elle céderait la place à l’uniformité, la dilution irréversible de toutes les races.

L’extinction d’une race est un événement de grande portée. La destruction d’une population entière est en réalité un génocide, selon les termes de la définition qu’en donne la convention des Nations unies sur le génocide :

[...] la destruction totale ou partielle d’un groupe ethnique, racial ou national. Les actes ainsi définis comprennent [...] la destruction des conditions de vie nécessaires à l’existence physique du groupe [...].

Le débat sur les races doit être mené en ces termes si l’on veut en mesurer toute l’importance. On ne peut gagner la bataille en laissant la partie adverse réduire le champ du débat sous prétexte que certains sujets seraient tabous. Les implications en sont trop graves. 

LE DOUBLE CODE MORAL

En définitive, pourquoi cette importance de la race ? La réponse réside dans la biologie des gènes et l’impact de la parenté génétique sur l’altruisme. Pendant de nombreuses décennies, les théoriciens de l’évolution ont vu dans l’altruisme un paradoxe. Darwin lui-même avait conscience que l’altruisme était difficile à expliquer en termes de « survie [individuelle] du plus apte ». Dans son livre Race, Evolution, and Behavior [Race, Évolution et comportement], Philippe Rushton écrit :

Si les membres les plus altruistes d’un groupe se sacrifient pour d’autres, ils courent le risque de laisser moins de descendants à qui transmettre les gènes mêmes de l’altruisme. La sélection devrait donc jouer contre l’altruisrne et pour l’égoïsme.

[...]

La campagne des progressistes pour éliminer tout esprit de solidarité nationale, culturelle ou raciale chez les peuples européens a été entreprise en grande partie dans l’espoir que l’abolition du « tribalisme » inaugurerait une ère de paix universelle.

Or, comme l’a montré le professeur Hardin, le tribalisme ne peut être éliminé. Pis encore, un groupe qui, par idéalisme, démantèlerait unilatéralement son esprit tribal serait balayé par les groupes qui auraient conservé le leur. S’il ne change pas d’orientation, l’Occident sera détruit par cette nouvelle forme de compétition biologique.

Le double code moral est donc la pierre angulaire de tout ordre moral durable. Il répond aussi à la question d’éthique ultime posée précédemment : « Est-il légitime que des groupes ethniques cherchent à survivre ? » Dans la mesure où nous ne pouvons abolir les « tribus » au sein de la race humaine, la réponse est nécessairement positive. Ce qui est irrémédiablement inscrit dans les lois de l’univers ne peut être illégitime.

Les universalistes pourraient être tentés de caricaturer ce double code moral en déclarant haïssable un principe qui aboutit à établir deux poids, deux mesures, et pourtant c’est un raisonnement que nous suivons tous les jours sans même y penser. Aucun groupe constitué, famille, club, entreprise, parti politique, nation, race, n’existerait sans ce principe.

C’est à travers lui que le groupe distingue le membre du non-membre. Les employés d’une entreprise traitent leurs collègues différemment de leurs concurrents. Les membres d’un même parti politique coopèrent et combattent leurs opposants. Les familles établissent des distinctions nettes entre leurs membres et des étrangers. On perd facilement de vue ce double code moral, précisément parce qu’il est un trait essentiel de la nature humaine.

La distinction entre « code d’amitié » et « code d’inimitié » explique les loyautés raciales. Elle constitue le prolongement d’une nécessité biologique, à savoir que les parents aiment leurs enfants plus que les enfants des autres. Ces sentiments sont normaux et naturels. Pourtant, l’accusation de « racisme » suffit aujourd’hui à interrompre toute discussion. Ceux qui brandissent cet épouvantail affirment que la loyauté raciale des Blancs est une preuve de racisme, mais qu’en revanche celle des non-Blancs exprime une juste fierté. Cette étiquette n’est qu’un moyen d’accentuer leur emprise sur les gens trop imbibés de scrupules moraux.

LA BIOLOGIE DE LA DIVERSITÉ

Les sentiments de loyauté raciale sont ancrés dans les différences biologiques. Philippe Rushton en parle avec autorité dans Race, Evolution, and Behavior. Elles n’impliquent pas qu’une race ait le droit d’en dominer une autre. En tout état de cause, la morale ne souffre aucunement d’une discussion franche des différences réelles. La vérité scientifique ne peut être assimilée au racisme, du moins pas au sens péjoratif donné aujourd’hui à ce mot.

Dans la plupart des cas, les comportements qualifiés de racistes (lorsqu’il s’agit de Blancs) ne sont pas des agressions gratuites contre des membres d’une race, mais des actes naturels de loyauté envers les membres de son groupe. Or ils sont nécessaires à la survie. La violence gratuite est un fléau moral, mais toutes les statistiques montrent que les Blancs sont dans une proportion écrasante les victimes, non les auteurs de la violence raciale.

Les Noirs représentent 12 % de la population, mais ils commettent près des deux tiers des crimes violents aux États-Unis ;

la probabilité qu’un Noir assassine des Blancs est plus de 12 fois supérieure à la possibilité inverse, et celle qu’un Noir viole des Blanches est plus de mille fois supérieure à la situation opposée, un Blanc violant des Noires. Dans 50 % des cas, un Noir choisira les victimes de ses crimes parmi les Blancs. En revanche, les Blancs ne choisiront des victimes noires que dans 2 % des cas. [...]


La pluralité ethnique est le prélude à la destruction

La disparition ne se traduit pas nécessairement par une destruction physique mais peut impliquer simplement la perte de son habitat. Harlem, Watts, l’est de Saint-Louis et beaucoup d’autres quartiers noirs furent autrefois habités par des Blancs. L’arrivée d’un certain volume de Noirs (ou autres non-Blancs) rend la survie des Blancs impossible, alors que l’inverse ne se vérifie pas. Même sans le carnage dû à la criminalité des Noirs, les Blancs pourraient être éliminés rien que par les pertes de territoire. Interprétée en termes biologiques, la pluralité ethnique est le prélude à la destruction.

La plupart des gens, quel que soit leur âge ou leur origine, ne se sentent pas concernés par l’essor et la chute des civilisations. Comme les poissons dans l’eau, ils n’ont conscience de leur environnement qu’en cas de changement brutal et de danger imminent, fait excessivement rare dans la vie du plus grand nombre.

Pourtant les civilisations s’effondrent, les signes avant-coureurs en étant déjà présents, pour ce qui concerne la nôtre, depuis plus d’un siècle. La phrase de Rudyard Kipling : « L’Orient est l’Orient, l’Occident est l’Occident, et jamais les deux ne se rencontreront » préfigurait le message de Madison Grant et Lothrop Stoddard, deux Américains du début du XXe siècle dont les livres The Passing of the Great Race[Le déclin de la Grande Race] et The Rising Tide of Color [Le flot montant des peuples de couleur] contribuèrent aux restrictions de l’immigration de 19242.

Le système de quotas par origine nationale de 1924 fut démantelé en 1965, pendant la vague de culpabilisation qui accompagna l’ère des droits civils. Si des historiens chinois du XXIIe siècle devaient raconter la fin de la civilisation occidentale, nul doute qu’ils verraient dans l’Immigration Act de 1965 le coup qui brisa l’échine de l’homme occidental.

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Dans son livre Why Civilizations Self-Destruct [Pourquoi les civilisations s’autodétruisent], Elmer Pendell passe en revue les théories des historiens sur les causes du déclin des civilisations. On y trouve l’analogie d’Oswald Spengler avec le vieillissement et la mort de l’être humain, les théories de la décadence morale et celles de la dégradation écologique.

L’hypothèse personnelle de Pendell paraît le mieux cerner la réalité. Une civilisation émerge lorsque la sélection naturelle produit un peuple d’une intelligence supérieure à la moyenne. À mesure que les fondateurs se rendent maîtres des forces naturelles d’élimination, les moins aptes survivent et se multiplient plus rapidement que les maîtres d’œuvre de la civilisation. Francis Galton, cousin de Charles Darwin et auteur de Hereditary Genius [Le génie héréditaire], fut le premier à observer que « les hommes de qualité » ont moins d’enfants que la moyenne. Finalement, le niveau d’intelligence de la population tombe en deçà du seuil nécessaire au maintien de la civilisation.

Pendell suggère un autre facteur d’écroulement des civilisations : l’altération progressive des peuples fondateurs ethniquement homogènes par les pertes au combat et, dans l’Antiquité, par la prise d’esclaves. L’équivalent moderne de l’esclavage est l’immigration. Dans son History of Rome [Histoire de Rome], Tenny Frank écrit : « Les peuples d’origine furent décimés par les guerres et dispersés par les migrations et la colonisation, et leur place fut occupée principalement par des esclaves venus d’Orient. » Nous ne pouvons parler de l’esprit ou de la culture de Rome, dit Frank, « sans préciser s’il s’agit de la Rome de l’an 200 avant J.-C. ou bien de celle de l’an 200 après J.-C. ».

 

Le sac de Rome par les Barbares – Jean-Noël Sylvestre - 1890Le sac de Rome par les Barbares – Jean-Noël Sylvestre – 1890

 

Dans son Histoire romaine, Theodor Mommsen écrit : « Le corps des patriciens [...] s’était considérablement réduit au fil des siècles et il ne restait pas plus de quinze ou seize familles patriciennes (gentes) à l’époque de César. » En l’an 9 avant J.-C., on instaura une série de lois exigeant des familles patriciennes qu’elles aient au moins trois enfants. Le saturnisme aidant, on ne put faire échec à l’épuisement du sang romain, mais les raisons ne changent rien au résultat final. Même dans l’ancienne Rome, les esclaves ne gardaient pas ce statut éternellement et leur suffusion progressive dans la population à la faveur des mélanges a pu contribuer à sa mort. Une situation semblable sans rapport avec le saturnisme menace aujourd’hui l’Occident : l’infiltration massive de peuples non occidentaux et un taux de natalité inférieur au seuil requis pour assurer le remplacement de la population.

 

APRÈS LA CHUTE

[...]

Si l’Occident connaît le sort de Rome, il n’y aura pas de remède. Reste à savoir si d’autres civilisations verront le jour chez d’autres peuples. Compte tenu de ses succès économiques actuels, l’Asie de l’Est pourrait être un pôle futur de civilisation. Il reste que les innovations modernes naissent principalement des cerveaux européens. L’innovation survivrait-elle à l’absence des Occidentaux ? La question est posée. Certains éléments inciteraient à répondre par la négative ; les tests d’intelligence des Asiatiques montrent un écart moyen relativement faible, suggérant une moindre distribution de l’extrémité droite du Ql et une proportion plus faible d’individus innovants.

[...]Le professeur Hardin suggère deux causes possibles de destruction de la civilisation moderne : un conflit nucléaire et une crise démographique due à la surpopulation. Toutefois, la dilution génétique des peuples aptes à préserver la civilisation serait une autre cause imaginable.

LES RACINES DE L’ORDRE OCCIDENTAL

La « carte de la liberté » (Map of Freedom) publiée chaque année par Freedom House démontre très clairement que les formes progressistes de gouvernement libre correspondent généralement à des concentrations de population d’origine européenne, ce qui tendrait à montrer que la liberté a une origine génétique. Bien qu’il y ait des exceptions, en particulier le Japon qui perdit une guerre nucléaire contre l’Occident et se vit imposer sa Constitution, le monde libre est très majoritairement le monde des Européens occidentaux. Le monde partiellement libre inclut les nouveaux pays d’Europe de l’Est et quelques autres nations dispersées à travers le monde. À l’inverse, la plus grande partie de l’Afrique et de l’Asie sont dépourvues de liberté.

Thomas Jefferson l’avait pressenti. Craignant l’« importation d’étrangers », il écrit dans Notes on Virginia [Observations sur la Virginie] :

Ils amèneront avec eux les principes des gouvernements qu’ils laissent derrière eux ou, s’ils peuvent s’en détacher, ce sera au profit d’une licence effrénée, passant comme toujours d’un extrême à l’autre [...]. À proportion de leur nombre, ils lui infuseront [à la nation] leur esprit, modifieront ou fausseront son orientation et en feront une masse hétérogène, incohérente, éperdue.

Comme l’inégalité économique entre les groupes crée inévitablement des rancœurs, les sociétés stables sont presque toujours homogènes tandis que les sociétés pluriethniques et multiculturelles vivent constamment au bord de la dissolution. Dans de tels cas, le rôle du gouvernement consiste à gérer les conflits, comme le souligne Brent Nelson dansAmerica Balkanized [L’Amérique balkanisée] :

Le gouvernement en tant qu’arbitre des conflits est un thème émergent de la vie publique aux États-Unis, un thème qui se manifeste de manière récurrente à travers les concepts de dialogue, de médiation, de sensibilité, de tolérance et d’équilibre. Ces dernières notions apparaissent de plus en plus comme les mots d’ordre de la vie publique américaine. On maintient la fiction que ces concepts [...] amèneront la résolution finale des conflits entre groupes [...]. La réalité est quelque peu différente.

Les lois contre les « crimes racistes » et les « propos racistes » reflètent cette autre réalité.

Si les minorités ethniques d’aujourd’hui deviennent la majorité, les peuples occidentaux n’auront plus le pouvoir de contrôler pacifiquement, au moyen du bulletin de vote, la destinée des nations qui furent les leurs. Rien ne garantit que les protections existant dans les sociétés occidentales seront maintenues dans des sociétés devenues non occidentales. Nulle raison historique ne pousse à croire que les gouvernements fondés sur les principes de liberté individuelle survivront à la disparition des peuples occidentaux.

De même que donner à manger à des gens incapables de trouver leur nourriture ne fait que hâter une inévitable crise de surpopulation, faire venir des gens du tiers-monde en Occident ne fait que hâter la tiers-mondisation de l’Occident.

Le cas de l’Afrique postcoloniale est éclairant. La plus grande partie du continent noir retourne à ses coutumes ancestrales dûment actualisées par l’introduction d’armes occidentales, comme les carnages en Somalie et au Rwanda ont permis de le vérifier.

On conçoit que les Occidentaux, qui ont un sens aigu de la compassion, en soient troublés. Mais le sentimentalisme ne devrait pas nous faire perdre de vue les implications de ces événements à long terme. Le bilan de la nature s’équilibre en Afrique et il s’équilibrera en Occident, par notre action ou celle de la nature. De même que donner à manger à des gens incapables de trouver leur nourriture ne fait que hâter une inévitable crise de surpopulation, faire venir des gens du tiers-monde en Occident ne fait que hâter la tiers-mondisation de l’Occident.

La tradition européenne d’une liberté dans l’ordre et l’autonomie fait probablement partie de notre héritage génétique. Dans tout le tiers-monde, les formes de gouvernements varient de l’anarchie à la dictature et ce phénomène est certainement génétique lui aussi. Les quelques pays non européens apparemment libres ont généralement préservé la démocratie par un contact étroit avec l’Occident. Si les Européens sont marginalisés et finissent absorbés par le tiers-monde, l’idéalisme progressiste occidental qui a permis l’invasion se révélera avoir été un vice génétique mortel.

Peu de concepts sont aussi profondément ancrés dans la pensée occidentale que le respect face à l’« autorité de la loi ». L’Occident a une tradition d’ordre bien antérieure à la Magna Carta d’il y a huit cents ans. La loi romaine s’imposa à tout le bassin méditerranéen pendant près de mille ans. Les Occidentaux sont les seuls au monde à reconnaître, au moins en théorie, la subordination du gouvernement aux droits individuels. Toutefois, les lois ont contribué à la naissance de la crise actuelle. Bien que dans le monde occidental l’immigration ne bénéficie quasiment d’aucun soutien populaire, elle se poursuit partout au gré des lois votées par des gouvernements élus par le peuple.

En définitive, les lois ne sont pas meilleures garantes de la liberté que les gens qui les rédigent et les font appliquer. Sir Roger l’Estrange disait : « La pire de toutes les injustices est celle qui est commise au nom de la loi. » Les Pères fondateurs de l’Amérique reconnaissaient l’existence d’un ordre naturel de liberté qui s’impose aux lois des hommes. [...]

Thomas Jefferson écrit :

Que pour garantir ces droits, soient institués parmi les hommes des gouvernements qui ne tirent leur pouvoir que du consentement des gouvernés. Que si une forme quelconque de gouvernement compromet ces fins, ils sont en droit de le modifier ou de l’abolir, et d’instituer un nouveau gouvernement qui se fonde sur ces principes et organise ses pouvoirs sous la forme qui leur semblera la mieux adaptée pour garantir leur sécurité et leur bonheur.

Les droits identifiés par Jefferson, « la vie, la liberté et la recherche du bonheur » furent mis en avant par George Mason dans la Déclaration des droits de l’État de Virginie ratifiée le 6 mai 1776. La réflexion de Mason servit de base à la déclaration de Jefferson, mais la version de Mason est supérieure parce qu’elle évite l’absurdité poétique au sujet des hommes qui auraient tous été « créés égaux ».

Le discours de Mason demeure un monument de la pensée politique occidentale :

Tous les hommes sont par nature également libres et indépendants, et ils ont certains droits inhérents dont ils ne peuvent priver ou déposséder leur descendance par contrat, quel qu’il soit, lorsqu’ils se constituent en société ; à savoir la jouissance de la vie et de la liberté, qui comprend les moyens d’acquérir et de posséder des biens, et de rechercher et d’obtenir le bonheur et la sécurité.

L’immigration est un génocide. Les gouvernements occidentaux n’ont pas le droit d’imposer à leurs peuples les niveaux actuels d’immigration et de métissage et nous ne sommes pas moralement tenus de les accepter.

LE PRINCIPE MORAL ULTIME

Mason reconnaissait que la « sécurité » est l’une des raisons d’être de l’instauration de la loi et du gouvernement. D’autres ont dit la même chose. Pour William Blackstone, « l’autodéfense est appelée à juste titre la loi originelle de la nature [...]. Elle ne peut être retranchée par les lois de la société ». Jefferson écrit :

La stricte observation des lois écrites constitue sans aucun doute l’un des devoirs primordiaux d’un bon citoyen, mais ce n’est pas le devoir suprême. Les lois de la nécessité, de l’instinct de conservation, la défense de notre patrie en danger impliquent des obligations plus fortes.

Leur message est simple. Les lois seules, détachées de leur utilité en termes de survie, ne sont pas, ne peuvent pas être la base sous-jacente de la civilisation. En dernier ressort, celui qui rédige et fait appliquer les lois a un pouvoir de vie et de mort.

La survie est le principe ultime sur lequel doivent reposer tous les systèmes moraux durables. C’est le troisième et ultime fondement de tout ordre moral permanent, car les peuples qui « privent » leur postérité du droit à l’existence périront et leur système moral vicié disparaîtra avec eux.

La survie est le principe ultime sur lequel doivent reposer tous les systèmes moraux durables.

Tous les systèmes de droit et de gouvernement doivent servir l’impératif de survie. S’exprimant à la veille de la guerre pour l’indépendance du Sud et au lendemain de la tentative de John Brown pour déclencher une révolte d’esclaves à l’arsenal d’Harper’s Ferry, le président James Buchanan exprima la peur ressentie par les citoyens blancs du Sud qui voyaient leur existence même mise en péril : « La survie individuelle est la première des lois naturelles et on ne peut donc à terme tolérer un stade de la société où le glaive est constamment suspendu sur la tête des gens. » En cas de conflit entre la loi et la survie, les Pères fondateurs se référaient à Cicéron : « Les lois sont silencieuses au milieu des armes. »

L’Occident remet le pouvoir de vie et de mort aux mains des étrangers du tiers-monde. Dans un monde régi par le double « code d’amitié et d’inimitié », cette décision qui n’a jamais fait l’objet d’un examen approfondi de la part d’un électorat informé équivaut à un suicide.
À un moment donné du XXIe siècle, le glaive que la société occidentale a suspendu sur sa propre tête deviendra intolérable. Reste à savoir quelle sera notre réponse. S’il n’y en a pas, il s’ensuivra une longue descente, irrémédiable, dans la nuit.

QUELLE VOIE POUR L’HOMME OCCIDENTAL ?

Qu’est-ce qui disparaîtrait avec la civilisation et avec les peuples d’Occident ? Il y a deux mille ans, l’historien romain Tacite écrivait dans De Origine et Situ Germanorum [La Germanie] que les tribus germaniques avaient le goût de la liberté personnelle et de l’indépendance d’esprit, qu’elles accordaient un statut étonnamment élevé à la femme et avaient un attachement profond pour leur terre. Ces traits se sont conservés pendant vingt siècles. Sans l’Occident, la notion de liberté individuelle survivra-t-elle ? La « carte de la liberté » suggère que non. En dépit de la tendance des progressistes à dénigrer la seule culture au monde qui tolère leur présence, ces vertus sont le propre des Européens et de leur civilisation.

À présent, les descendants de ces tribus germaniques qui furent à l’origine d’une bonne partie du monde blanc et constituèrent l’unique civilisation techniquement développée que la terre ait connue sont en voie d’extinction. Les principes moraux de l’Occident exigent-ils que ses fondateurs se suicident en leur nom ? Il serait absurde de le penser. C’est la raison pour laquelle, si l’Occident veut survivre, il doit, comme le prévoyait Jean Raspail, s’attaquer à la nature profondément destructrice de ses principes moraux.

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Tout ordre moral axé sur la durée doit se fonder sur les principes suivants : 1) un double code moral, qui tire son origine de l’évolution, soude les membres des groupes ethniques et raciaux ; 2) dans un monde où la cohésion raciale est la norme, l’altruisme universel qui pousse au sacrifice de soi est suicidaire ; et 3) l’impératif de survie et la primauté de l’instinct de conservation s’imposent à toutes les lois humaines.

Dans ces conditions, que devons-nous faire ? [...]

Ce que le conflit racial n’aura pas détruit, le métissage, l’effritement des taux de natalité et le déplacement physique et psychologique des personnes s’en chargeront.

La seule politique qui offre une chance de survie aux groupes cohésifs est la séparation ethnique. En l’absence de séparation, le double code moral amènera une longue période chaotique de conflits et de bains de sang. Au bout du compte, ce que le conflit racial n’aura pas détruit, le métissage, l’effritement des taux de natalité et le déplacement physique et psychologique des personnes s’en chargeront. La liberté personnelle et l’individualité sans lesquelles les Européens ne peuvent exister disparaîtront bien avant la dilution totale de l’héritage génétique des Européens.

De peur que l’issue ne paraisse lointaine et sans intérêt immédiat, gardons toujours à l’esprit le déclin de Rome et le laps de temps durant lequel il s’est déroulé. Si ceux qui lisent ces lignes ne verront pas nécessairement l’effondrement de l’Occident, les enfants blancs qui naissent aujourd’hui risquent fort d’en souffrir.

Jean Raspail pensait lui aussi que la fin est proche. Dans son introduction à l’édition de 1985 du Camp des Saints, il écrit :

L’Empire romain n’est pas mort autrement, à petit feu il est vrai, alors que l’on peut s’attendre cette fois à un embrasement soudain [...] la charité dite chrétienne se révélera impuissante. Ces temps-là seront cruels.

Louis Veuillot, auteur français du XIXe siècle, avait bien perçu le dilemme de l’Occident face à des peuples qui ne se conforment pas aux principes moraux occidentaux.

« Si je suis le plus faible, je vous demande ma liberté, parce que c’est votre principe ; mais si je suis le plus fort, je vous prends votre liberté, parce que c’est mon principe. » L’Occident doit interpréter cet appel à la compassion pour « le misérable rebut des rives grouillantes [du monde non occidental] » pour ce qu’il est : une forme de parasitisme enjôleur qui, par définition, ne peut séduire que ceux qui ont des principes moraux occidentaux.

Dans Der Untergang des Abendlandes [Le Déclin de l’Occident], Oswald Spengler écrit : « On grandit ou on meurt. Il n’y a pas de troisième possibilité. » Les peuples d’Occident doivent arriver à penser et agir en vertu du seul principe moral que la nature reconnaisse : pour ceux qui vivent en harmonie avec la nature, la survie est légitime. Pour les autres, la sanction est l’extinction.

S’il ne le comprend pas, l’homme occidental, père de la loi, de la compassion, de la technologie et porteur d’une quête sans équivalent dans l’histoire de l’humanité, périra des mains de ceux qui n’ont pas cette même flamme intérieure.

Dans l’intérêt de nos enfants encore à naître, choisissons la vie, par tous les moyens qui seront nécessaires, pendant que le choix nous appartient encore.

 http://jeune-nation.com/2014/08/8304-la-morale-de-la-survie-par-michael-w-masters/

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1 Publié dans la revue Zygon, vol. 7, n° 2 – NDT.

2 Le premier a été traduit en français en 1926 aux éditions Payot (Paris) sous le titre Le Déclin de la grande race et récemment réédité à Paris par les éditions de l’Homme libre. Le second est paru en 1925 chez Payot sous le titre Le Flot montant des peuples de couleur contre la suprématie des Blancs – NDT.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Société