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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 02:30

merkel hollandeLes marchés ont plus réagi à la perspective de rachat de dette espagnole et italienne qu’à l’élection d’Antonis Samaras, président du parti Nouvelle Démocratie en Grèce et à la nouvelle « opération Twist » de Ben Bernanke, Chairman de la Fed. Il faudra toutefois attendre le prochain Conseil Européen des Chefs d’Etat les 28 et 29 juin prochain pour avoir des détails sur l’implication de l’EFSF qui est une société privée qui fonctionne avec un système de garanties des états et de  l’ESM qui  est une organisation inter-gouvernementale dispose d’un capital de 80 Md€ lui permettant de prêter 500Md€, ce qui serait insuffisant pour calmer les marchés. Christopher Wood, le stratégiste de CLSA à Hong Kong pense que une fois de plus l’Europe ne prendra pas, selon lui les bonnes décisions courageuses.

Jamais le climat n’a été plus hostile à l’entreprise européenne fait remarquer François Lenglet dans Le Point. François Hollande entendait mutualiser les dettes tout de suite, tandis que Angela Merkel  a toujours considéré que cette étape devait être le couronnement d’un long chemin où chacun devait faire ses preuves. Sur les euro- obligations la France a donc été obligée de  faire marche arrière en s’alignant sur la position allemande qui considère qu’elles sont pour le moment, selon la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe anti constitutionnelles.

Un mécanisme de garantie des émissions des états souverains par la BCE est proposé par Pierre Lagrange gérant et cofondateur de GLG. La garantie d’une durée de 5 ans coûterait à l’émetteur une commission d’assurance de 0,50%. Ce dispositif s’inspirerait de celui qui a été mis en place en Italie par Mario Monti et pourrait être mis en place beaucoup plus rapidement que les Eurobonds. Il permettrait aux états de lever de l’argent dans de bien meilleures conditions de taux qu’actuellement.

En France on assiste à une grande peur des PME explique François d’Orcival dans le Figaro Magazine. Le « coup de pouce » sur le SMIC, la suppression de l’exonération sur les heures supplémentaires et le retour, même limité à la retraite à 60 ans pèseront sur la compétitivité. 

Tout cela ne pouvant qu’accélérer la disparition déjà en cours des actionnaires, car les dividendes versés par les entreprises  supporteront semble t il une surtaxe de 3% ! Cela devrait rapporter 800M€ à l’état. A cela s’ajouterait une taxe de 20% sur les sommes versées aux salariés dans le cadre de l’intéressement et de la participation. Comme le fait remarquer Jérôme Dedeyan de la société Debory, cette mesure va toucher en priorité les 9 M de personnes qui recevait de leur entreprise une somme de 2000€ en moyenne.

Quand on a pour ambition légitime de rééquilibrer la rémunération du travail et du capital, on comprend mal comment on peut augmenter la fiscalité de ce dispositif ! Ce qui est assez cocasse c’est l’augmentation prévue du taux de TVA entre 0,4 et un point, qui passerait à 20% ou 20,6%. Le rendement serait de 3 à 7Md€ pour l’état. A peine supprimée la « TVA sociale » prévue par Nicolas Sarkozy ressusciterait donc sous la forme d’une augmentation de la « TVA normale » ! 

 La lecture de l’article de Kira Mitrofanoff dans Challenges « Ces PME qu’on asphyxie » montre bien que les mesures envisagées vont se traduire par une destruction très importante d’emplois.

Plus d'impôts, plus de TVA, plus de Taxes sur les rémunérations, cela amène à dire que « si vous payez avec des cacahuètes, tout ce que vous aurez ce sont des singes ».

 

Les français qui n’y ont absolument pas été préparés pendant la très longue campagne électorale, ont pour la première fois eu droit à des « fuites »  sur   les coupes  que le gouvernement s’apprêtait à faire dans les dépenses de l’état. La rigueur de gauche est inévitable et devra être expliquée. Il faudra concilier les propos de Jean Marc Ayrault Premier Ministre « Il faut dire la vérité aux français, la situation est difficile » et ceux de Pierre Moscovici Ministre de l’économie « Le redressement doit se faire dans la justice et sans austérité ».

    source : contrepoints

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie