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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 02:51

Me Metaxas, le défenseur des braqueurs lyonnais, parle au «Matin» de ses clients et amis qui ont fait de la Suisse leur terrain de jeux.

«Pour les braqueurs lyonnais, la Suisse reste un eldorado où il suffit de se baisser pour ramasser or, voitures et argent. Votre pays pourrait établir la peine de mort, cela ne suffirait pas à les dissuader. Ils n’ont rien à perdre et refusent de passer leur vie à regarder ceux qui ont tout pendant qu’eux zonent dans leur cité.»

«Mais là, ils sont en train de se radicaliser. Certains ont déjà renoncé à leur liberté conditionnelle en se disant: «Après je pourrai faire ce que je veux.» Ils ont désormais des bases arrière en Suisse. Les braquages à l’arme lourde ne devraient plus tarder.»

L’avocat connaît cette «mentalité née de la pauvreté et de l’exclusion». Il a grandi dans une famille de classe moyenne à Vaulx-en-Velin la sulfureuse. La violence de banlieue, il la connaît «par cœur». «Un ami proche a été tué dans l’affaire de la Brasserie de la poste.» Pour les braqueurs qu’il croise en boîtes et qui souvent sévissent en Suisse, il est tour à tour l’avocat, le pote et le grand frère. Eux le respectent. «Car je les considère comme des êtres humains pas comme des petits voyous.» Deux cents sont derrière les barreaux. «Un gâchis car sortis de leur cité, ce pourrait être de belles réussites.»

Me Metaxas, qui se verrait bien se lancer en politique, enfile alors son costume d’homme de gauche. Le tout sous l’objectif du photographe pour qui il prend la pose sans en avoir l’air. «La réinsertion est possible mais rien n’est fait pour cela en prison. Un ex-client a ouvert un resto. Un autre est chauffeur-livreur. Mais un troisième a joué le jeu un an et vient d’être pincé avec 650 kg de cannabis dans son coffre. Se couper de son ancien environnement est compliqué surtout quand un coup peut rapporter 300 000 euros!»

Le Matin

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Faits Divers