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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 02:50

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La Turquie, qui ne reconnaît pas le génocide arméniens ; qui détient le record mondial de l’emprisonnement des journalistes ; qui a inculpé pour «dénigrement de l’islam» une avocate dénonçant les mariages de fillettes, et le pianiste virtuose Fazil Say pour blasphème sur Twitter. Et dont le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, réclame l’interdiction mondiale de la critique de l’islam en tant que crime contre l’humanité. Bref, un pays qui a sa place à l'OCI (Organisation de la coopération du califat islamique) mais pas en Europe.

La Turquie a accusé lundi l'Union européenne de faire preuve de sectarisme à son égard et d'être ainsi responsable du désamour des Turcs envers l'Europe. Répondant à un rapport d'étape très critique fait en octobre par la Commission européenne sur le processus d'adhésion de la Turquie à l'UE, le gouvernement d'Ankara a pour la première fois publié son propre bilan mettant en exergue ses réalisations.

"Nous avons observé que le rapport d'étape de la Turquie avait été éclipsé par des attitudes plus subjectives, partisanes, injustifiées et sectaires", a déclaré le ministre des Affaires européennes, Egemen Bagis, dans un texte accompagnant le rapport. Il a jugé "inacceptable" que la Commission ignore les réformes "courageuses" entreprises par la Turquie au cours de l'année écoulée et estimé qu'une telle attitude nuisait à la crédibilité des dirigeants européens auprès de l'opinion publique turque.

Malgré un scepticisme de plus en plus marqué des Turcs vis-à-vis de l'UE, Ankara poursuit les négociations entamées avec Bruxelles en 2005 et espère adhérer avant 2023, date du centième anniversaire de la fondation de la République turque.

La Turquie n'a, jusqu'à présent, rempli qu'un seul des 35 "chapitres" politiques requis pour tout nouveau candidat à l'adhésion. A l'exception de 13 chapitres, tous les autres sont pour l'instant bloqués par la France, Chypre ou la Commission européenne qui estime qu'Ankara ne respecte pas les critères européens requis en matière de droits de l'homme et de liberté d'expression. En outre, le conflit au sujet de Chypre, dont la Turquie ne reconnait pas la partition entre zones turque et grecque, constitue un autre élément de blocage.

"Il n'existe pas aujourd'hui en Europe de gouvernement plus réformiste que le nôtre. Alors que les pays de l'UE se débattent dans la crise, notre pays connait la période la plus démocratique, la plus prospère, la plus moderne et la plus transparente de son histoire", écrit Egemen Bagis. "'L'homme malade' d'hier est debout et rassemble la force pour prescrire aujourd'hui à l'Europe le traitement dont elle a besoin, et pour partager le fardeau de l'Europe, pas pour être un fardeau pour l'Europe", ajoute-t-il.

 

Source : Reuters, 31  décembre 2012

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans International