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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 01:27

 

Lausanne : Le chef de la police analyse l’explosion des délits commis par des Maghrébins

Suisse. A la tête des enquêteurs de la police municipale de Lausanne depuis novembre 2011, le capitaine Jean-Luc Gremaud est aussi un expert de l’identité judiciaire reconnu sur le plan international. Il mène la lutte contre une petite délinquance qui a explosé depuis le Printemps arabe. L’an dernier, 2500 Tunisiens ont demandé l’asile en Suisse. Déboutés ou en attente d’une réponse, une partie d’entre eux s’adonnent au vol et au trafic de drogue. A Lausanne, les petits délits ont doublé.

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Cette population se répartit entre une minorité qui menait une existence modèle dans le pays d’origine; on trouve une autre minorité de délinquants qui ont probablement passé quelques années en prison; et au milieu, une majorité qui a choisi de commettre des petits délits pour gagner de l’argent.
Le chef de la police de Lausanne

On parle toujours de «Maghrébins», mais a-t-on une idée plus précise des nationalités de ces petits délinquants?

- Les Tunisiens sont clairement surreprésentés. Si on considère le trafic de stupéfiants, 80% des délinquants arrivés ici après le Printemps arabe proviennent de Tunisie. On compte ensuite 8% d’Algériens et 4% de Libyens. Les Egyptiens sont faiblement présents. (…) Comme il n’existe pas d’accord de réadmission ni de protocole de renvoi entre la Suisse et la Tunisie, certains ont intérêt à se présenter comme Tunisiens pour éviter un retour forcé dans leur vrai pays.

On entend parfois dire qu’une partie d’entre eux étaient des prisonniers de droit commun évadés dans leur pays. Est-ce vrai?

Ils commettent des petits délits qui pourrissent la vie des citoyens

- Il est difficile de connaître leur parcours. La plupart ont un objectif clair: se faire de l’argent. Je dirais que cette population se répartit entre une minorité, d’un côté, qui menait une existence modèle dans le pays d’origine; à l’autre extrémité, on trouve une autre minorité formée de délinquants qui ont probablement passé quelques années en prison; et au milieu, une majorité qui a choisi de commettre des petits délits pour gagner de l’argent.

Ont-ils l’image d’une Suisse peu sévère sur le plan pénal?

- Oui, ils le savent. Ils évaluent le rapport entre les risques encourus et les avantages souhaités. Ils veulent obtenir de l’argent et acceptent, comme prix à payer, de passer quelques heures, voire quelques jours, dans des geôles suisses. Dans notre pays, ce rapport est à leur avantage. Ils commettent des petits délits qui pourrissent la vie des citoyens mais qui restent des actes de peu de gravité d’un point de vue pénal. Cela leur vaut quelques ennuis qu’ils sont prêts à assumer. Sur un plan plus local, je constate que Lausanne est confrontée à des phénomènes urbains spécifiques, mais avec des procédures extrêmement lourdes imposées par le canton. De ce fait, Lausanne fait face à des problèmes comparables à ceux de Genève, par exemple, mais avec des armes bien moins efficaces.

Combien de ces Maghrébins avez-vous arrêtés, et pour quels délits?

- Dans les six premiers mois de 2012, nous avons interpellé 475 personnes originaires du Maghreb. Ce sont principalement des hommes âgés de 20 à 30 ans. Dans le classement des délits, les infractions à la loi sur les étrangers se trouvent en première position: ils sont dans une situation irrégulière. Ensuite viennent les vols, notamment les vols par effraction dans les véhicules, et le trafic de drogue. On observe un glissement vers les cambriolages d’appartements et de commerces. Ce sont des délinquants polyvalents.

Quel est leur impact sur l’évolution de la petite délinquance?

- On a observé une véritable explosion entre 2010 et 2011, notamment pour les vols à l’arraché (+198%), les vols avec effraction dans les véhicules (+68%), les vols à la tire et à l’astuce (+83%). 3382 cas ont été comptés pour ces trois domaines en 2011, soit un accroissement de 1514. En 2012, cette situation s’est encore accentuée. On peut attribuer une très grande partie de cette petite délinquance aux Maghrébins.

Entrent-ils en concurrence avec d’autres groupes ethniques?

- A Lausanne, nous avions réussi à juguler le rôle des Albanais dans le trafic d’héroïne. Ce marché a été repris par les Maghrébins. Ils achètent le produit aux Albanais de Genève et le coupent avant de le revendre. Sur le front de la cocaïne, on peut parler d’une sorte d’accord tacite avec les Africains de l’Ouest. Mais on voit apparaître des tensions, par exemple dans le secteur de Bel-Air, qui nous inquiètent car elles se durcissent. Elles sont dues à la concurrence sur le produit ou à l’occupation du territoire.

Suite et source : 24 heures.ch

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Immigration