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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 19:23

Sécurité sociale cotisations salaire différé

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Bruno Le Roux, responsable du groupe parlementaire socialiste, a proposé dimanche 9 février, lors de l’émission télévisée Internationales, en supplément de l’exonération des 30 milliards d’euros de cotisations familiales annoncées par François Hollande et jusque là dues par les employeursl’exonération totale des cotisations patronales de Sécurité sociale pour une période de trois ans pour toute embauche, essentiellement dans les PME. Il a ajouté que « cette idée ne se substituait pas au pacte de responsabilité, mais qu’elle apporterait au débat politique un élément très clair ».

Dans une interview donnée dimanche au Parisien-Aujourd’hui en France, le ministre du Travail, Michel Sapin a affirmé : « ce n’est pas aux patrons que l’on fait un cadeau mais aux entreprises à qui l’on donne les moyens de créer des emplois » et il a ajouté sans donner de chiffre : il faut que « les engagements soient réels, mesurables et vérifiables ».

Ces déclarations surviennent à la veille du séminaire organisé comme un "lieu de débat et de travail entre socialistes" par le Parti socialiste sous l’autorité du Premier Ministre alors que l’appréciation du pacte de responsabilité et ses contreparties en terme d’emploi font l’objet d’âpres débats au sein de ce parti.

Des parlementaires de l’aile gauche du PS : Marie Noëlle Lienemann, Julien Dray, Emmanuel Maurel contestent le bien-fondé du pacte de responsabilité. Ils plaident pour une relance par la demande, ne croient « pas que l’exonération du paiement des cotisations familiales puisse relancer la compétitivité et refusent la baisse des dépenses publiques pour financer celle du coût du travail ».

 
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Aucun pacte avec le gouvernement ! Ne touchez pas à la Sécurité sociale ! – un communiqué des secrétaires nationaux du POI

C’est une véritable déclaration de guerre contre la classe ouvrière et la démocratie à laquelle s’est livré François Hollande lors de sa conférence de presse du 14 janvier.

Confirmant son offre de « pacte de responsabilité aux entreprises », il en a précisé :

les objectifs : au nom de la baisse du « coût du travail », la fin des cotisations familiales, soit 36 milliards d’euros de cadeaux aux patrons soustraits à la Sécurité sociale ; au nom de l’austérité, réduire la dépense publique (services publics, école…) de 50 milliards d’euros.

— les moyens : réaliser un « grand compromis social » associant l’Etat, les collectivités territoriales et les « partenaires sociaux » (patrons et syndicats ouvriers) ; et donner le pouvoir aux régions « d’adapter » les réglementations nationales, accélérant ainsi la dislocation des droits ouvriers et de la République.

Décidé à passer en force, Hollande a confirmé son intention d’engager la responsabilité du gouvernement. « Je ne laisserai pas faire », a-t-il martelé, dénonçant les « frileux » qui oseraient se dresser contre le carcan de l’Union européenne et du capital financier auquel, lui, Hollande, se soumet sans réserve.

A travers la liquidation des cotisations familiales — « la plus grande baisse des cotisations patronales jamais accordée par aucun gouvernement » (Le Journal du dimanche) —, c’est toute la Sécurité sociale fondée sur le salaire différé qui est menacée de liquidation !

La Sécurité sociale de 1945, c’est la classe ouvrière constituée comme classe garantissant à tous les siens la solidarité ouvrière. Vouloir détruire la Sécurité sociale, c’est, de fait, prétendre détruire la classe ouvrière organisée comme classe avec les organisations qui la constituent. De même que vouloir disloquer la forme républicaine des institutions de l’Etat, c’est menacer de destruction toutes les conquêtes ouvrières et démocratiques inscrites dans ce cadre.

Que Gattaz, du Medef, les représentants de l’Union européenne et le gouvernement allemand de grande coalition apportent leur soutien à Hollande, c’est dans l’ordre des choses. Mais pour les organisations du mouvement ouvrier, il n’y a rien à négocier dans un pacte dont le seul contenu est l’atomisation de la classe ouvrière et de ses organisations.

La politique du gouvernement constitue une attaque sans précédent contre l’ensemble des salariés et leurs familles. Elle met à l’ordre du jour la riposte d’ensemble, la mobilisation unie des travailleurs et de leurs organisations pour bloquer ce plan destructeur Hollande-Gattaz.

Aucun pacte, de quelque nature qu’il soit, ne peut être passé avec ce gouvernement Hollande-Ayrault (1), instrument du patronat et de l’Union européenne contre la classe ouvrière ! Le « pacte de responsabilité » doit être défait, et avec lui, ses initiateurs : le gouvernement, le Medef et l’Union européenne !

Paris, le 21 janvier 2014
Claude Jenet, Daniel Gluckstein, Gérard Schivardi, Jean Markun,secrétaires nationaux du POI

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage