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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 02:36

subventions-cgt-93

Les contribuables de plusieurs communes du 93 se rebiffent contre le versement d’argent municipal à des associations de soutien aux grévistes de PSA alors que la loi l’interdit.

La fronde prend de l’ampleur dans le 93 : après Drancy, ce sont des contribuables du Blanc Mesnil, de Bobigny, d’Ivry-sur-Seine, du Blanc-Mesnil, de Gonesse, de Saint-Ouen, de Sevran, de Villepinte, d’Argenteuil, de Bagnolet ou encore de Livry-Gargan qui pourraient se mettre dans la roue de Claude Jaillet, ancien expert comptable.

Son action contre le versement illégal de subventions municipales et départementales aux gros bras de la CGT devrait entraîner l’annulation de délibérations dans différentes communes du « 9-3 ».

Une facture qui atteint déjà 60.000 euros pour les contribuables locaux

Plusieurs d’entre-elles ont utilisé de l’argent public pour soutenir une cause syndicale. Au total, elles auraient fourni 60.000 euros à des associations de soutien aux grévistes PSA-Aulnay, en dépit du principe de neutralité de l’action publique.

En apprenant que Drancy allait débloquer des fonds, Claude Jaillet a sorti son sifflet. « Il est interdit à une collectivité d’apporter son soutien à l’une des parties en litige dans un conflit social, rappelle-t-il. Je me battrai pour que cela n’arrive pas dans ma commune et, si possible, ailleurs : c’est illégal ! ».

Illégal ? Bobigny, le Blanc Mesnil, Gonesse, Saint-Denis, Bagnolet… plusieurs communes du « 93 » (code postal, autrefois dévolu au département de Constantine) ont passé outre. Un pic de 23.000 euros a été atteint à Aulnay, suivi par le Tremblay (20.000 euros), ou encore Saint-Denis (10.000 euros).

Parmi les donataires, on trouve aussi Sevran dont le maire, Stéphane Gatignon, gère le déclin depuis 2001. Il est récemment parvenu à soutirer 5 millions d’euros à l’Etat à l’issue d’une grève de la faim menée sous une tente, devant le Parlement. En quasi-banqueroute, sa ville a fourni 3000 euros d’aide aux grévistes !

Même le Conseil général de Seine-Saint-Denis y est allé d’un chèque 10.000 de euros. Mais là, il est vrai que l’on se trouve entre camarades : l’instance départementale est chapeautée par Stéphane Troussel. Fonctionnaire, ancien membre de SOS Racisme et de la Fédération nationale des maisons des potes, cet élu PS a remplacé Claude Bartolone à la présidence du département en 2012. Plus rouge que rose, il est acquis à la CGT, comme le marteau l’est à la faucille.

Une obole, + une subvention, + un don : cela finit par faire beaucoup d’argent. En février dernier, la CGT a notamment versé 30.000 euros aux grévistes d’Aulnay à l’issue d’une campagne de « dons ». De quoi remplacer les rillettes par du foie gras !

Un comportement clientéliste

Les fonds alloués aux grévistes sont canalisés par 2 deux siphons : l’association entraide et solidarité salariés du 93 et famille ; le Fond de soutien aux salariés de l’automobile du 93.

Si les cadeaux de cégétistes à d’autres cégétistes ne posent pas problème, il en va autrement des euros que les municipalités fournissent à la centrale de Montreuil par le truchement de faux-nez associatifs. Pour une mairie, cette pratique revient à obliger l’ensemble des contribuables locaux à financer une grève à leur insu.

Si l’attitude de mairies comme celles d’Argenteuil, d’Aulnay ou du Tremblay est logique puisqu’elles sont dirigées par des compagnons de route du PC, d’autres cas sont plus surprenants.

C’est le cas à Drancy (93700), une ville aux mains de Jean-Christophe Lagarde, ancien compagnon de route de François Bayrou aujourd’hui proche de Jean-Louis Borloo.

Son conseil municipal a voté 5000 euros de subsides à la CGT malgré son étiquette UDI. C’est afin de bloquer ce versement que Claude Jaillet vient de s’adresser au Préfet de Bobigny. Contacté par Contribuables associés, celui-ci n’a pas répondu à questions, postées par mail, à sa demande.

La décision officielle du préfet de Bobigny devrait être connue à la mi-avril.  Il gagnera à s’instruire du passé.

Subventions aux syndicalistes déclarées illégales : un précédent

En 2008, le tribunal administratif (1) a annulé une délibération du conseil municipal de Saint-Denis prévoyant de verser 10.000 euros à « entraide et solidarité salariés du 93 et famille ».

Le tribunal a estimé que « l’aide apportée à une association par un Conseil municipal (…) ne peut présenter un objet d’utilité communale, et par suite être légale, que si elles est utilisée à des fins exclusivement sociales, n’a pas le caractère d’une intervention dans un conflit collectif du travail et est directement attribuée aux familles concernées ».

Pour reprendre la formulation du commissaire du gouvernement dans l’affaire du Centre communal d’action sociale de Villeneuve-le-Roi (2), « l’aide aux grévistes n’est possible que si elle a une finalité sociale et revêt la forme d’une aide aux personnes accordée directement par la commune ou par ses établissements publics ou dans le cadre des services qu’elle gère (comme les cantines scolaires) ».

Ce n’est pas le cas dans le 93, et donc, fermez le ban ! « Les subventions doivent être remboursées si elles ont été versées par les municipalités », affirme Claude Jaillet en prévenant qu’il se tournera vers le tribunal administratif si la décision négative de la Préfecture est négative.

La CGT dort déjà sur un tas d’or !

Le pire est que la CGT n’a pas besoin de détourner d’argent public pour améliorer l’ordinaire de ses troupes. Elle a les poches bien remplies.

Voici quelques mois, le rapport du centriste Nicolas Perruchot a été mis sous le boisseau car il apportait un éclairage inédit sur le financement de syndicats qui empochent l’équivalent de 4 milliards d’euros tous les ans bien qu’ils fédèrent moins de 10% des salariés.

C’est dans ce pactole que les cégétistes doivent piocher pour soutenir l’action de ses kamikazes, pas dans la poche des contribuables locaux.

En ces temps difficiles d’autres sociétés connaissent des passes difficiles. Les collectivités concernées voteront-elles aussi voter des subventions pour soutenir les grévistes ?

Le département de l’Oise viendrait juste d’entrer dans la danse.

Il est temps que cette folie cesse ! Si vous habitez dans les communes subventionnant les grévistes, n’hésitez pas à vous signaler à la rédaction du Cri, pour vous faire aider à saisir également le Préfet.

FL

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage