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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 02:00

Avant même la publication des Petits Blancs (Plein Jour, 2013), l’annonce du titre suscitait la réaction suivante :  »Vous allez parler du Front national ? » Mes interlocuteurs ne pouvaient s’empêcher d’établir un rapport entre Blancs pauvres, situés tout en bas de l’échelle sociale, et un parti considéré comme raciste. Or je m’emploie précisément à montrer dans mon livre que ce penchant raciste est un cliché : les « petits Blancs » ne sont pas plus racistes que la moyenne et c’est précisément un des aspects de leur condition que de subir ce genre d’a priori.

M’apprêtant à publier Les Petits Blancs, je craignais donc que ses thèses soient purement et simplement assimilées à celles de l’extrême-droite. [...]

Quelques jours après la publication, je suis rassuré. La plupart des libraires se montrent intéressés.Le Huffington Post, France Culture, Marianne ont fait des comptes-rendus équilibrés, voire enthousiastes, et m’ont semblé pointer une certaine urgence à rendre compte du phénomène. [...]

Du côté des lecteurs, fébrilité plus marquée. [...]

Parmi les critiques, deux fronts.

Sur ma gauche, les détracteurs considèrent qu’il est insupportable d’évoquer des questions ethniques, surtout quand il s’agit de Blancs. Les problèmes sont d’ordre social, tous les pauvres se ressemblent. Quel intérêt de mettre les gens dans des cases, des cases dans lesquelles eux-mêmes ne se reconnaissent pas ? Un argument que je comprends, bien sûr. Rappelons simplement que le livre constate, à côté de questions sociales, la réémergence de questions raciales. Et celles-ci viennent singulièrement compliquer le jeu. Il serait absurde de ne pas les étudier – surtout lorsqu’on se targue, comme certains commentateurs, d’incarner l’avant-garde de l’antiracisme.

Sur ma droite, on me reproche principalement deux choses. Tout d’abord ma position bourgeoise, surplombante, tenue pour méprisante. Je ne serais qu’un bobo, passé par les Grandes Ecoles, parfaitement condescendant avec des classes populaires auxquelles je me mêlerais le temps d’un livre. Pire, je ne serais qu’un « journaleux », l’un de ceux qui auraient soigneusement caché les réalités françaises pendant des décennies. [...]

Ensuite, on me reproche de ne pas critiquer l’immigration elle-même, ou l’islamisation supposée de la France. Il est vrai que je m’attache à décrire certains effets du métissage sans émettre de doutes sur l’opportunité d’une telle immigration. Mais ce n’est pas le sujet du livre. Et je fais l’hypothèse, de toute manière, que rien ne pourra remettre en cause les récents mouvements de population.

L’émergence d’une conscience blanche (surtout parmi les pauvres) me semble acquise.

J’ai reçu quelques lettres anonymes me reprochant amèrement cette absence de critique de l’immigration : j’aurais aimé leur répondre qu’elles me paraissaient, concernant mon livre, en partie hors sujet.

En fin de compte, j’ai été relativement surpris par la teneur prérévolutionnaire de nombreux commentaires – qu’ils me soient adressés ou qu’ils expriment une colère proprement stupéfiante vis-à-vis des élites. [...]

Plusieurs journalistes m’ont demandé si ce livre ne faisait pas le jeu du Front National. Je ne le crois pas. Tout d’abord parce que j’y montre une population loin d’être entièrement acquise aux discours nationalistes ou racialistes.

Ensuite parce que je montre combien tous les autres partis, à l’image de ce qui se passe aux Etats-Unis, devraient précisément s’intéresser à cet électorat-là sous peine de perdre bien des suffrages mais surtout de laisser se dessiner une véritable ethnicisation du vote.

Celui-ci, faisant suite à l’ethnicisation partielle des rapports sociaux, nous en voyons d’ores et déjà les prémisses. J’aimerais précisément contribuer à crever certains abcès… Lutter contre les risques de conflits ethniques, ce n’est sûrement pas nier qu’ils puissent exister.

Huffington Post

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Politique