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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 02:50

Ses villes sont habitées depuis 7 000 ans, ses grottes depuis le Paléolithique : le Liban est l'un des plus vieux pays du monde. Illustration avec la millénaire Byblos et l'impressionnante grotte de Jeita. Mais aussi Parapente et canot sous-terrain.

Byblos, la plus vieille ville du monde

Pour en savoir plus sur le Liban, rendez-vous sur le site de Peplum.com.

Peu de lieux s’étalent sur une si longue histoire. Ici, des vestiges plusieurs fois millénaires côtoient la vie moderne, alors que les édifices du Moyen-âge épousent ceux de l’Antiquité. En arrivant à Byblos, sur la côte nord du Liban, on sait qu’on s’apprête à visiter la plus ancienne cité du monde. Du moins, l’une des plus anciennes, car d’autres villes, comme Damas ou Jéricho, se sont autoproclamé le même statut. Difficile de faire un classement. Mais poser un pied dans les rues étroites de Byblos donne la certitude qu’on vient d’entamer un voyage loin, très loin dans le temps.

 

Le vieux port, où sont aujourd’hui amarrés des bateaux de plaisance, existe en effet depuis plus de sept mille ans. Déjà Byblos était tournée vers la mer. Le long des quais, d’ancestraux murs de pierre, couleur sable, regorgent d’histoire et de chaleur méditerranéenne. Ils s’ouvrent en de petites ruelles étroites, invitation à explorer les hauteurs de la ville. L’aventure mène sous d’authentiques auvents et arcades. L’ambiance commerçante dans cet ancien décor donnerait presque l’impression de revivre les grandes périodes phénicienne, grecque ou romaine, de Byblos. Les commerçants, les couleurs et les saveurs invitent d’ailleurs à ralentir, à flâner, mais l’appel du site archéologique est plus fort.

Ce gigantesque champ de vestiges repose face à la mer. C’est dans cette zone, tout autour d’un imposant château fort du XIIe siècle issu des Croisades, que les archéologues ont pu situer les premières années de Byblos, à travers des maisons de pêcheurs du Néolithique. Plus tard, la cité est devenue l’un des plus puissants centre de commerce de la Méditerranée.

Il suffit de dandiner entre les ruines pour s’en rendre compte. A la sortie des anciennes voies romaines apparaissent les obélisques d’un vieux temple phénicien (1 600 av. J.-C.). Deux autres temples phéniciens, dont l’un dédié à la déesse de la ville, construits 2 700 ans avant notre ère, laissent entrevoir leurs fondations. Et alors que des colonnes encore debout et un théâtre témoignent eux aussi de l’époque romaine, une maison ottomane du XIXsiècle se dresse, seule et un peu excentrée, sur les hauteurs du site classé à l’Unesco.


Mais ce site est surtout riche pour abriter la nécropole royale de Byblos. Parmi les tombes, celle d’Ahiram renfermait un sarcophage précieux, sur lequel est inscrite la plus ancienne transcription phénicienne. En somme, la plus vieille inscription connue d’un alphabet linéaire, et donc l’ancêtre de l’écriture actuelle. Peu surprenant que Byblos ait donné son nom à « Bible », ou encore « bibliothèque »…

En sortant du site antique, la cité médiévale et ses remparts, les souks, les mosquées et églises puis les bâtiments et routes modernes nous ramènent progressivement vers l’époque actuelle. Pour un temps seulement. Car le Liban est petit, et il serait dommage de ne pas découvrir Sidon, Tyr ou Baalbeck, les autres berceaux de l’Humanité.

mais aussi pays en guerre depuis 1943

La guerre au Liban, qui opposera Phalangistes et Libanais, durera 15 ans, de 1975 à 1990. De 1990 à nos jours, la paix est toujours sur un fil du rasoir. Les tensions accumulées peuvent à tout moment plonger l'État du Liban dans le chaos.

Afin de mieux comprendre les tenants et aboutissements, voici une chronologie qui retrace les moments importants de ce conflit.

1966-1982 : le Liban plonge dans le conflit

Causes de la guerre civile

À la fin des années 60, la corruption s'est généralisée au sein du gouvernement libanais. Divergences politiques sur la guerre en Israël, conflits, démissions sont le lot quotidien. Chaque parti se radicalisant et tentent une prise de pouvoir. Les Libanais conservateurs chrétiens sont soutenus par l'Occident, tandis que les arabo-palestino-progressistes, partisans de la résistance, sont soutenus par les Palestiniens.

Les débuts de la guerre

Le 13 avril 1975, la tension est à son comble, et le meurtre de 27 travailleurs palestiniens met le feu aux poudres. Les meurtres s'enchaineront, toujours plus violents, et le Liban tombe dans le chaos. C'est la "Guerre de deux ans" (1975-1976).

En 1976, la Syrie intervient et propose un cessez-le-feu. La FAD (Force Arabe de Dissuasion) est officialisée entre le président libanais et le chef de l'OLP.
S'ensuivront 6 années de statu quo (1977-1982), tout de même ponctuées d'attentats jusqu'au cessez-le-feu américain : c'est l'opération "Paix en Galilée" en juin 1982.

1982-1990 : vers la fin du conflit

%%% La présence américaine renforça le radicalisme de l'opposition. C'est la première fois qu'on parle d'attentats suicides, notamment sur des GI ou des militaires français, revendiqués par le Hezbollah.

La réconciliation nationale

En 1988, le chef de l'État-major, Michel Aoun, se lance dans une "guerre d'indépendance nationale" visant à chasser les Syriens du pays. Les conflits dureront jusque 1989.

Une "réconciliation nationale" eut lieu à Taïef, en novembre 1989. Le 13 octobre 1990, le général Aoun est renversé et la paix s'instaure enfin au Liban. On estime le nombre des victimes entre 150000 et 230000.

De 1990 à aujourd'hui : une paix mitigée

%%% Après les premières élections de 1992, le pays tente de se reconstruire sur le plan économique et géographique. Le Liban accroit son PIB de 15% malgré les dettes accumulées et l'inflation. En 2005, la Syrie retire complètement ses troupes, laissant un pays encore divisé sur le plan politique. Le nord du pays est dirigé par des milices tandis que dans la zone du Liban Chrétien, des affrontements ont encore lieu de nos jours.

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans International