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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 02:21

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Sur le marché des matières premières, le cours de l’arabica a perdu 50% en un an. Le consommateur devrait en profiter, sauf qu’au comptoir comme dans les supermarchés, les prix ne baissent pas. 

 

C’est une réalité que l’on a du mal à croire lorsque l’on fait ses courses : les cours mondiaux du café sont historiquement bas. Le robusta, coté à Londres en dollars américains, a perdu plus de 20% en un an. Quant à l’arabica, qui s’échange sur le NYBOT (New York Board of Trade) via des contrats à terme et options, il a dégringolé de plus de 50% sur la même période et se retrouve depuis quelques semaines plombé à des cours jamais vus depuis six ans.


Le phénomène est dû à la récolte importante au Brésil, et dans d’autres pays de production tels que la Colombie et le Vietnam. Le Brésil, premier exportateur avec 25% de la production mondiale est en train de procéder à une récolte historiquement bonne pour une année « creuse ». (Les plants de café ont des rendements importants une année sur deux).

 

Les raisons de cette abondance: la plus grande efficacité des plantations grâce à une plus grande mécanisation, à des innovations technologiques et au recours de plus en plus important aux engrais. Autre phénomène, de nombreux agriculteurs se sont mis à cette production, appâtés par la hausse des cours dans les années 2010 et 2011.

 

Une demande en berne

Dans le même temps la demande est en baisse. Les plus gros pays consommateurs sont touchés par la crise et on y constate une baisse des achats d’arabica, plus cher que le robusta. En Europe, la consommation de café est inférieure de 10 % à son pic de 2010. Aux États-Unis, premier acheteur mondial, la consommation fait du surplace.

 

Mais pourtant, cette baisse des cours ne se voit pas dans les rayons où les prix des paquets de café en grain, moulu ou en dosettes n’évoluent jamais à la baisse. Ces cours mondiaux bas devraient permettre aux grands industriels de se « refaire » après quelques années plus difficiles.

Idem pour le « petit noir » servi au comptoir.

Son prix moyen atteint 1,48 euro selon l’Insee qui constate d’ailleurs une hausse de 2% sur un an. Il atteint même près de 2 euros chez McDonalds et Starbucks. Mais jamais on n’a vu un professionnel abaisser son prix lorsque les cours des matières premières sont en chute.


Il est vrai que le prix du café ne constitue qu’une partie des coûts qu’ils doit imputer à ses clients pour gagner de l’argent. S’il a parfois un goût amer, c’est parce qu’il faut tenir compte, dans sa composition, des taxes qui ne cessent d’augmenter, des loyers, du transport, de la main d’œuvre.

 

Les industriels dopés à la caféine

Le raisonnement est moins recevable en revanche pour les géants de l’industrie, les Nestlé (Nescafé, Nespresso, Dolce Gusto), Mondelez (Carte Noire, Tassimo, Jacques Vabre, Grand-mère) et De Master Blenders (L’Or, Maison du Café, Senseo). Lorsque le cours du café est en baisse, ces groupes mondiaux réalisent de très substantielles économies en raison de leurs considérables volumes d’achats. Mais cela ne se traduit pas par des baisses de prix pour le consommateur. Là, il faut compter avec les coûts de marketing.

Le rayon café s’est incroyablement sophistiqué depuis une dizaine d’années. Dans les familles, on ne prépare plus du tout cette boisson chaude comme on le faisait il y a seulement une génération. Une majorité de Français achètent aujourd’hui leur café en dosettes.

La concurrence s’est exacerbée entre les différentes marques. Les coûts d’emballages, de marketing et de communication sont devenus l’essentiel des charges des industriels. Si bien que les variations des cours de la matière première sont totalement diluées dans le coût d’une tasse. Même s’il s’agit d’un ristretto.

 

Source : Challenges

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Santé - Science