« La liste est imcomplète parce qu’il y manquent plusieurs territoires en voie de cécession comme le Groenland (la plus grande île du monde) et les Féroé (les deux faisant partie du Danemark). Les sentiments séparatistes qui ne se sont pas encore définis juridiquement, se manifestent également en Padania dans le nord d’Italie, au Pays Basque en Espagne, en Corse et en Irlande du Nord. Ces sentiments se sont accentués précisément au 21e siècle et ont pour toile de fond les processus d’intégration dans l’Union Européenne.

 

Même les géants européens comme la France et l’Allemagne sont aux prises avec les problèmes identitaires nationaux. C’est ainsi qu’en plus de Corse, Paris peut avoir des ennuis avec Alsace et Lorraine. Berlin n’est pas épargé non plus parce que même certains politiciens allemands en vue se font avocats de l’indépendance de Bavière.

Par contre, cette vague identitaire ne semble pas du tout incommoder Bruxelles. Les fonctionnaires de l’UE ont déjà promis aux Catalans de les incorporer à l’UE en cas de leur victoire sur Madrid. Les Ecossais, les Flamands qui veulent se séparer de la Belgique, et les habitants des vills de l’Italie du Nord ont reçu les mêmes promesses.

De l’avis de certains politologues, « l’épidémie » du séparatisme est encouragée par Bruxelles qui souhaite reprendre ainsi les leviers réells du pouvoir aux plus grands pays de l’Union. Dans le cadre du système actuel de prise de décisions fondée sur la proprotionnalité, seulement 4 sur 5 grands pays europens (Allemagne, France, Grande Bretagne, Italie et Espagne) peuvent imposer leur volonté aux 23 pays de l’UE qui restent.

En revanche, en les découpant en plusieurs états « historiques » de petite taille, il est possible d’assurer une meilleure gouvernance de l’Europe unie. C’est alors que l’appareil de l’UE pourra enfin jouer un rôle réel dans la politique européenne.

 

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