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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 23:52

Le-Pen

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Michel Garroté, réd en chef  –-  En France, le Front National a le vent en poupe. Pour les prochaines municipales, il compte sur de nombreux transfuges de l’UMP, du MoDem et même du PS. Selon un sondage publié aujourd’hui, 26% des Français pourraient voter pour le Front National à une élection nationale et 29% pourraient le faire à une élection locale. Cela dit, l’UMP ne veut pas d’alliance avec le FN. Et pour ceux qui l’auraient oublié, le FN ne veut pas d’alliance avec l’UMP. Le Front National est-il devenu un parti appelé à gouverner ? Ou restera-t-il le parti du clan Le Pen avec pour vocation l’éternelle opposition ? En 1984, Jean-Marie Le Pen proclamait « l’ascension grandiose » du Front National. Elle ne se réalisa pas. Et maintenant, au FN, c’est le changement ?

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Un FN avec des transfuges de l’UMP, du MoDem et du PS

Selon Le Point.fr, 13 candidats investis pour les élections municipales de mars 2014 par Marine Le Pen sont issus de l’UMP. Il s’agit, par exemple, d’Adrien Mexis, tête de liste à Istres (Bouches-du-Rhône), de Catherine Rouvier, tête de liste à Aix-en-Provence, de Philippe de La Grange, candidat au Luc (Var), de Jean-Bernard Formé, tête de liste à Lorgues (Var) ou de Marie-Anne Baudoui-Maurel, ex-présidente de l’association des Amis de Nicolas Sarkozy dans les Alpes-de-Haute-Provence pour la présidentielle qui sera tête de liste à Digne-les-Bains.

Trois candidats sont des transfuges du MoDem de François Bayrou. Il s’agit notamment de Damien Guttierez, tête de liste à La Seyne-sur-Mer (Var), et de Pierre-Jean Robinot, candidat à Épinal (Vosges). Six candidats investis par Marine Le Pen viennent des partis de Nicolas Dupont-Aignan ou de Philippe de Villiers.

Alain Verdin a été investi pour conduire la liste FN à Poitiers (Vienne), Romain Vaudan dans le 3e arrondissement de Lyon (Rhône), Alain Rousseau à Brest (Finistère) et Anne-Laure Maleyre à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Enfin, sept candidats frontistes sont issus du PS. On peut notamment citer Antoine Ibba, tête de liste à Grenay (Pas-de-Calais), Mungo Shematsi à Saint-Martin-d’Hères (Isère) ou l’ex-conseiller municipal Daniel Gest à Outreau (Pas-de-Calais).

Le FN continue d’être un parti « attrape-tout » qui essaie de séduire autant les « déçus du PS de François Hollande » que « les orphelins de Nicolas Sarkozy ». « Le rassemblement est en marche », se félicite-t-on au sein de la commission d’investiture du FN. Pour le parti de Marine Le Pen, les municipales sont un rendez-vous à ne pas manquer puisque c’est l’occasion de constituer un important tissu d’élus locaux à travers tout le territoire.

Le FN espère rééditer le succès des municipales de 1995, lors desquelles plus de 1 000 frontistes avaient été élus dans les conseils municipaux après avoir constitué 540 listes. « La dynamique est bonne : le FN et Marine Le Pen sont très populaires, l’opinion des Français change au sujet de l’immigration, de l’insécurité et du mondialisme », se félicite le secrétaire général du FN, Steeve Briois.

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La Génération Marion

De son côté, la jeune députée FN Marion Maréchal-Le Pen déclare au JDD.fr : « le contexte fait que la réalité du quotidien nous donne raison. La crise sociale tape très fort et les Français se rendent compte que les choix économiques qui ont été faits sont destructeurs. Cela nous donne évidemment une tribune importante. Il y a un profond désamour de nos élites politiques, qui ne se démarquent pas particulièrement par leur honnêteté, avec un degré de corruption généralisé. Et une demande très forte d’une nouvelle génération d’hommes politiques ».

Marion Maréchal-Le Pen : « L’UMP apparaît de plus en plus comme un syndicat de défense des intérêts électoraux que comme un véritable parti structuré politiquement. De toute façon, je n’appelle pas de mes vœux à une alliance de partis. Je ne veux pas cautionner – même a minima – le bilan de l’UMP ».

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Le FN dans les sondages

Selon un sondage BVA pour l’émission « CQFD » de i-Télé publié vendredi 21 juin 2013, 26% des Français pourraient voter pour le Front national à une élection nationale, et 29% pourraient le faire à une élection locale, des proportions qui marquent des progrès du parti de la droite nationale.

D’après cette enquête, 11% des personnes interrogées pourraient voter « certainement » pour le FN à des élections présidentielles ou législatives, et 15% le pourraient « probablement », soit un potentiel électoral de 26%. A titre de comparaison, le potentiel électoral, mesuré dans cette même enquête, s’élève à 51% pour l’UMP, et à 46% pour le PS.

En mars 2012, un mois avant l’élection présidentielle, une enquête précédente de BVA évaluait le potentiel électoral de Marine Le Pen à 17%, soit quasiment le même niveau que le score qu’elle avait obtenu le 22 avril 2012. Selon BVA, le potentiel de vote du Front national est particulièrement fort chez les jeunes (33%) et chez les ouvriers (40%). Auprès des ouvriers, la part de ceux se déclarant « certains » de voter pour le FN (27%) est même désormais supérieure à celle se déclarant certaine de voter pour le PS (24%) ou pour l’UMP (14%).

D’autre part, relève le directeur général adjoint de BVA Gaël Sliman, la porosité entre électeurs potentiels du PS et du FN « est extrêmement limitée », puisque seuls 4% des personnes interrogées pourraient voter pour l’un comme pour l’autre parti. « La porosité entre FN et UMP est 4 à 5 fois supérieure puisque 18% envisagent de pouvoir voter pour l’UMP et pour le FN », précise-t-il.

Au niveau local, avec 29%, le potentiel électoral du FN est supérieur de trois points à son niveau national. C’est aussi le cas pour l’UMP (54%) et le PS (49%). S’il est « habituel » pour les partis de gouvernement que sont l’UMP et le PS, cet écart de trois points est « assez exceptionnel pour le FN qui n’est pas un parti à qui les élections locales réussissent habituellement », commente M.Gaël Sliman.

 

Enfin, le vote FN apparaît de plus en plus, non comme un vote protestataire, mais comme un vote d’adhésion. A la question « qu’est-ce qui vous incite le plus à envisager de voter » pour ce parti, 51% ont répondu « l’adhésion aux idées politiques du FN » et 47% « le rejet des autres partis ».

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Une méditation pour conclure 

Pour conclure, voici un extrait de ce qu’écrit Axel Kahn sur le Huffington Post français : « Le parti socialiste s’effondre, les formations à sa gauche, surtout le FDG, ne progressent pas malgré leur opposition dépourvue d’ambigüité à un président et à un gouvernement impopulaires, l’UMP progresse plus relativement que dans l’absolu et le Front National fait des scores incroyables pour tous ceux dont la myopie frise l’incurabilité et qui ne prennent pas le pouls de la France rurale et de celle des petites cités.

Le PS au pouvoir est victime d’un discrédit majeur puisqu’il cumule un progressisme sociétal, un européanisme d’origine et une conversion à la nécessité d’une gestion « raisonnable ».

Axel Kahn : L’UMP ne peut masquer qu’elle est elle aussi pro-européenne et d’une stricte orthodoxie économique. Le FDG et les parties d’extrême-gauche sont bien des adversaires résolus de « l’Europe de la finance et des patrons », des défenseurs des laissés pour compte mais leur position vis à vis de la sécurité, des étrangers et des immigrés est hélas rédhibitoire aux yeux des « sécessionnistes ».

Axel Kahn : Un parti qui peut se payer le luxe de dire que l’on peut quitter l’euro et l’Union européenne, ne pas allonger la durée du travail malgré le déficit des régimes de retraite, fermer nos frontières, renvoyer les étrangers chez eux ou, au moins, ne pas les faire bénéficier de la même protection sociale que les « français de souche », surfent avec ces sentiments que je vois partout exprimés.

Pour peu qu’il fasse croire que sa politique musclée de sécurité ajoutée à cela assurerait la fin de la délinquance et des incivilités, ce parti a le potentiel de conquérir des pans entiers de l’opinion et, demain, du pouvoir. Alors, que fait-on, on continue « comme d’hab » ou on se penche vraiment sur le phénomène qui monte, on le fait dès maintenant ou après 2017 lorsque le Front National, d’une manière ou d’une autre, participera au gouvernement de la France ? ».

 

Reproduction autorisée avec mention :

© Michel Garroté www.dreuz.info

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Politique