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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 01:30

justice

Aujourd’hui, Nicolas, manifestant opposé au mariage pour tous, dort en prison. Tandis que les agresseurs du RER D sont libres… L’opposition politique est davantage sanctionnée dans notre pays que la délinquance et le banditisme.

Les actes commis par les loubards de Grigny portent atteinte à trois droits fondamentaux : la liberté, par exemple celle de se déplacer librement en RER sans se faire agresser ; la propriété, qui ne permet pas à une bande de rançonner les voyageurs du RER ; la sûreté, qui doit garantir notre intégrité physique contre toute violence. Un tel comportement aurait dû être sanctionné avec la plus grande fermeté.

L’attaque a eu lieu en bande organisée, puisque les auteurs des vols et des violences commis sur les voyageurs communiquaient entre eux et semblaient se rattacher à un groupe : Mafia Grigny Danger. Ils avaient pris soin, en infraction à une loi dont tout le monde se moque puisque ni la police ni la justice ne s’en soucient, de cacher leurs visages. Cette dimension collective et préméditée aurait dû, d’après les textes, accentuer encore la sévérité des peines. Non, elle s’est traduite par trois attaques successives les 13, 15, et 16 mars et a donc permis qu’un lieu voué au service public échappe aux lois de la République sans que la police intervienne et avec pour réponse de la justice des peines dérisoires et des rappels solennels dont on a dû rire à gorge déployée dans les cités « sensibles ».

Indépendamment des faits d’une rare gravité, c’est l’exemple offert de la capacité de nuisance de tels groupes qui devait être dissuadé avec la plus grande énergie. L’ordre public, les droits des citoyens, l’avenir même des jeunes délinquants exigeaient une sanction rassurante pour les uns et totalement dissuasive pour les autres. Au contraire, on a développé la peur des citoyens et renforcé l’impunité des voyous.

En revanche, il est désormais établi que la manifestation non violente est un délit susceptible de vous conduire en prison.

Un pilleur de trains peut devenir un dangereux criminel. Il est logique qu’il soit inscrit dans les archives de la sécurité. Un manifestant politique ne présente ni dans le présent, ni dans l’avenir de menace pour la société, mais seulement pour le gouvernement. Il sera peut-être un jour député, lorsque de vrais élus de droite remplaceront les professionnels opportunistes d’aujourd’hui. Il n’y a aucune raison sérieuse de le ficher, de prélever ses empreintes ou son ADN, cet ADN que les belles âmes ne voulaient pas qu’on utilise pour contrôler la régularité de l’immigration par regroupement familial.

Les décisions judiciaires deviennent, en revanche, très logiques lorsqu’on les analyse en fonction de l’intérêt idéologique. Entre les victimes sociales des cités sensibles, touchées par l’exclusion, frappées par le chômage, exposées sans doute au racisme, et dont la colère, la révolte sont les résurgences de la lutte des classes, et le fils de bourgeois dont on peut faire un exemple, qui ne va pas supporter la prison, dont l’incarcération va faire peur à tous ses semblables, le choix de la main lourde au détriment du second est absurde objectivement mais transparent idéologiquement : la situation sociale excuse, l’engagement politique à droite condamne.

Je ne souhaite pas que l’on prive de leurs libertés les gens qui ne pensent pas comme moi, mais je constate que ceux qui pensent comme moi se voient aujourd’hui privés de leurs libertés. Je refuse qu’on défende ou réprime la liberté selon les opinions de ceux qui en font usage. Certes son abus est déterminé par la loi.

Mais lorsque les restrictions deviennent elles aussi abusives, alors il est bon de se référer à 1793 plutôt qu’à 1789 :« Dans tout gouvernement libre, les hommes doivent avoir un moyen légal de résister à l’oppression ; et lorsque ce moyen est impuissant, l’insurrection est le plus saint des devoirs… » Nous n’en sommes pas encore là, mais l’injustice criante nous en rapproche !

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Société