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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 01:12
cadre imageépuisement professionnel manager de proximité

On appelle « cadres de proximité » ceux qui, sur le terrain, encadrent le travail opérationnel : directeurs de restaurants, de magasins, chefs de service ou d’unité, cadres infirmiers, etc. Comme piégés entre leurs supérieurs du siège et les réalités de terrain, ils sont soumis à une pression constante, responsables de tout même lorsqu’ils ne sont coupables de rien… l’ensemble sur fond d’injonctions contradictoires, de marge de manœuvre réduite et de manque de reconnaissance. Un terreau particulièrement favorable à l’épuisement professionnel.

Démultiplication des rôles

Etre cadre de proximité, serait-ce être homme (ou femme) à tout faire ? Il est vrai qu’on n’est pas loin de ça… Ces cadres courent – et c’est peu dire – dans tous les sens, entre organisation des plannings, gestion des commandes, explications aux clients/patients, réunions au siège et menus coups de main (L’imprimante est HS ? Pas de problème, ils gèrent…). Sollicités de toutes parts, ils ne savent plus dire non.

Question de confiance, vous comprenez… Entre équipe et « manager », cette indispensable confiance prend d’autant plus d’importance que le fait, pour le cadre de proximité, de remplir ses objectifs, dépend en grande partie du bon vouloir de cette équipe. Autre source de stress que d’être tenu pour responsable de ce que font les autres ! Le « manager de terrain » troque donc compréhension et disponibilité contre motivation et efficacité.burnout-management-formation

Pas de répit…

Ces cadres de proximité sont pour la plupart en charge d’une activité qui se poursuit en leur absence. Cadres hospitaliers, directeurs de restaurants, etc., remplissent leur quota d’heures… mais un hôpital, par exemple, ne ferme pas la nuit ! C’est donc avec leur « bip » que les chefs de service rentrent chez eux afin de pouvoir être joints en permanence. Si leur corps a quitté les lieux, leur esprit, lui, ne peut donc vraiment s’absenter : ils connaissent les difficultés auxquelles leur équipe peut être confrontée en leur absence… et dont ils seront bien entendus tenus pour responsable en cas de mauvaise gestion. Zen. Soyez zen. Mais comment ?

Responsables… sans contrôle mais sous contrôle

Cette responsabilité, justement, pèse lourd. D’autant plus lourd que ces personnes n’ont, en réalité, que peu de marge de manœuvre… pour des objectifs souvent inatteignables. Et pour cause ! Leurs prescripteurs, nombreux (gestion, communication, sécurité, etc.), ne se concertent que rarement pour leur donner des directives qui, souvent, se révèlent de fait inconciliables. Mieux : elles sont parfois totalement inadaptées aux exigences de terrain…

Mais il faut se débrouiller pour FAIRE, coûte que coûte et avec des moyens – tant en termes de droit à l’initiative que sur le plan matériel – réduits.

Car, au-delà des directives irréalistes, il y a les contrôles. Ceux qui, constamment, évaluent leur travail. S’ils n’y sont généralement pas opposés, les cadres de proximité reprochent régulièrement, aux outils utilisés, leur manque de pertinence.

A l’impossible, ils sont tenus. Quand ils échouent, la sanction tombe.

Un problème de valeurs

Se met alors en place une tricherie quotidienne avec les protocoles, les chartes, les chiffres… Les cadres de proximité doivent constamment faire semblant d’assurer, même là où personne ne pourrait réussir. Par la force des choses, ils mettent à mal leurs valeurs sans pouvoir discuter de cet état de fait… pourtant souvent connu de la direction.

En parler, ce serait en effet mettre à mal l’étiquette d’autonomie qu’ils doivent assumer et l’illusion d’omnipotence pour laquelle ils sont, à mots couverts, embauchés. C’est aussi s’exposer à des reproches. Ne rien dire, c’est continuer dans cette spirale… Inextricable situation.

Isolement sur le terrain et manque de reconnaissance

Malgré l’empathie dont ils font preuve à l’égard de tous (clients/patients, équipe, direction…), les cadres de proximité se retrouvent bien souvent isolés devant la machine à café. Pas facile à vivre.

Quant à la reconnaissance de leurs supérieurs, elle n’est souvent pas à la hauteur de leurs espérances.

Burn-out ?

Stress, conflit de valeurs, isolement et manque de reconnaissance : de quoi faire du burn-out une petite bête qui monte, monte, monte… Et c’est bien ce qui est inquiétant : nombre de cadres de proximité reconnaissent être « un peu » stressés et développer de « petits problèmes » de santé.

Des maux de dos, des insomnies, des maux de ventre qui en disent long… sans dire leur nom. Ce nom pourrait pourtant, dans bien des cas, être assez facile à trouver : l’épuisement professionnel, ça leur dit quelque chose ? Oui, mais seulement pour les autres.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage