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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 01:45

Barroso a indiqué quelques-uns des changements décisifs qui permettraient à la France d’échapper à la ruine et de menacer l’Europe entière.

Par Jacques Garello.
Un article de l'aleps.

J’emprunte ce titre à la une du Figaro de jeudi : « les dix commandements de Bruxelles à Hollande ». Ma première réaction est de me réjouir de voir le vrai débat sur l’avenir de l’économie française enfin engagé devant l’opinion publique. Je n’ai cessé de soutenir que la critique (trop facile) des erreurs du gouvernement actuel et la préparation électorale de l’alternance (trop décevante) n’étaient que secondes par rapport à un programme de vraies réformes.

Car si une nouvelle majorité remplaçait l’actuelle, que ferait-elle de mieux ? Ici, Monsieur Barroso a indiqué clairement quelques-uns des changements décisifs qui permettraient à la France d’échapper à la ruine et de menacer ainsi l’Europe entière.

Ma deuxième réaction (déformation professorale) a été de donner une note à la copie de Monsieur Barroso : les objectifs indiqués sont-ils les bons ? Les moyens suggérés pour les atteindre sont-ils adéquats ? Je vais donc reprendre et commenter chacun de ces dix commandements.

1° Réduire les déficits sous les 3% du PIB en 2015. L’équilibre budgétaire n’est pas en soi un objectif, surtout quand on se satisfait d’un déficit ! En fait, l’important est la baisse des dépenses publiques, or aucun pays n’a pu y parvenir sans réduire le secteur public.

2° Réformer l’organisation territoriale pour faire des économies. Cette question sera au cœur de la prochaine campagne, mais la réforme consiste-t-elle, comme on en parle déjà, à concentrer les pouvoirs locaux ou à rendre aux communes leur autonomie administrative et financière ; jacobinisme renforcé ou fédéralisme innovant ?

3° Réformer le système des retraites avant fin 2013. C’est en effet une priorité absolue et la Commission évoque le « système », ce qui voudrait peut-être dire que c’est une réforme systémique qui s’impose (amorcer la transition de la répartition à la capitalisation) et qu’il faut en finir avec les mesures « paramétriques » (âge, cotisations, pensions, etc.).

4° Simplifier et réduire l’impôt sur les revenus et sur les sociétés. Oui, mais ne pas oublier ni la suppression de l’ISF et la suppression des taxes sur les plus values et les successions, ni la disparition de la progressivité.

5° Réduire le coût du travail en baissant les charges patronales. Les charges salariales sont aussi à alléger, mais tout cela suppose la fin du monopole de la Sécurité Sociale.

6° Diminuer le coût des dépenses de santé. Ici encore la Sécurité Sociale est en cause.

7° Ouvrir les professions réglementées à la concurrence. C’était une des (rares) bonnes recommandations du rapport Attali, mais la concurrence doit aussi concerner les entreprises publiques (transport, énergie) et les institutions financière publiques (Caisse des Dépôts).

8° Mettre en œuvre l’accord sur la flexibilité et la sécurisation de l’emploi. C’est peut-être en train de s’amorcer mais il faut évidemment supprimer la durée légale du travail et la procédure des négociations collectives ; on est encore loin des lois Hartz, notamment sur le plan de la représentativité et les privilèges des syndicats français.

9° Réformer l’assurance chômage pour garantir la viabilité du système. Respecter une logique purement assurancielle, privée et concurrente.

10° Mettre fin aux tarifs réglementés du gaz et de l’électricité et à une centaine de prix administrés par l’État.

Ma troisième réaction a été de me demander si Monsieur Barroso ne rêvait pas. Ce programme est-il compréhensible et admissible par François Hollande, surtout avec sa majorité et son gouvernement actuels ? « La Commission n’a pas à nous dicter ce que nous avons à faire », a proclamé le Président.

Il faut compter avec l’ultra nationalisme de beaucoup de politiciens, inventeurs du made in France et du patriotisme économique, qui vont crier au viol de la souveraineté et à l’ultra-libéralisme, etc. Pourtant, certains pensent que l’inflexion du Président vers la sociale démocratie est en train de se faire, son voyage chez Bosch (où les 35 heures ont déjà volé en éclat) et les accords Renault (maintenant approuvés par Montebourg lui-même) seraient-ils les panneaux indicateurs du chemin de Damas ?

Ma quatrième réaction, c’est que les principes d’un changement libéral rappelés à bon escient par Jean-Yves Naudet sont : défiscaliser, déréglementer, désétatiser. Plus que d’un catalogue de mesures, ce dont il est besoin c’est d’une vision globale de l’économie, réduisant le secteur public et le nombre d’agents et de clients de l’État et libérant les Français, travailleurs, épargnants, entrepreneurs des chaînes administratives, fiscales et sociales. Passer d’une économie dirigée à une économie de libertés.

Enfin, puisqu’on parle des dix commandements, n’aurait-on pas intérêt dans notre pays à se tenir plus près du Décalogue lui-même, ces commandements donnés par Dieu qui engagent hommes et femmes à respecter la vie, la famille et la propriété ?

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie