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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 23:27

DEIRA - Hôtel de Luxe à GAZA

Bon an mal an, l’Union Européenne fournit à l’Autorité Palestinienne 700 millions d’euros en plus de sa participation régulière au financement de l’UNRWA, qui équivaut à peu près à la même somme.

Réfugiés de la 4ème génération

L’UNRWA, c’est l’agence onusienne chargée exclusivement des réfugiés palestiniens, c’est-à-dire les gens qui ont séjourné dans la Palestine mandataire entre juin 1946 et mai 1948 et tous leurs descendants, sans limitation de durée. 

carte-4.jpg

Ils sont aujourd’hui 4,8 millions, ces descendants.

A leur service, l’UNRWA dispose d’un budget de 650 millions de dollars et de plus de 25 000 salariés.

Les fonds proviennent exclusivement de l’aide internationale.

L’UE y participe à hauteur de 115 millions et la France rajoute 6,7 millions d’euros de la poche de ses contribuables.

Il y a réfugiés et réfugiés

Par comparaison, le Haut commissariat de l’ONU aux réfugiés, qui a en charge les 34,4 millions d’autres réfugiés de la planète (dont les héritiers ne bénéficieront, eux, d’aucune aide), dispose d’un budget de 3 milliards de dollars.

Cela n’empêche pas les Palestiniens de toucher des rallonges pour boucler leur budget pharaonique : 35 millions d’euros en 2012, déjà 7 millions en 2013 ont été collectés pour répondre aux déchirants appels au secours lancés par les dirigeants plaidant la famine…

On peut être riche et assisté

Pourtant, des hôtels de luxe et des concessions de 4X4 et de Mercedes poussent à tous les coins des rues de Ramallah City.

Par contraste, les citoyens européens, actuellement confrontés à la crise, au chômage et à des réductions budgétaires drastiques, font figure de nécessiteux.

Pourtant ce sont eux qui déboursent et les prospères « réfugiés » qui encaissent.

Mais les Palestiniens ont beaucoup de frais : ils sont les seuls au monde à entretenir, au prorata de sa population, plus de fonctionnaires que la France. Qu’est-ce que ce sera quand ils auront un Etat ! Nous n’avons pas fini de nous serrer la ceinture…

Quand on est riche, il faut investir

Dès que la Palestine s’est vue accorder le statut d’Etat observateur par l’ONU, en novembre 2012, elle a envoyé des émissaires à Paris pour y acheter une résidence digne de son futur ambassadeur.

Acheter ? Mais oui, quand on a de l’argent, tous les conseillers financiers vous le diront, la pierre est le placement le plus sûr.

C’était un bon calcul : la France était en pleine crise économique (seul le Président de la République l’ignorait encore), le nombre de chômeurs frisait le record officiel historique (DOM-TOM non comptabilisés) des 3 millions et ceux qui ne l’étaient pas et qui touchaient un salaire de plus de 4000€ par mois, « les riches », étaient présentés comme les ennemis publics n°1 qu’il allait falloir ruiner pour leur faire payer leur réussite. Ceux qui en avaient les moyens fuyaient donc. Dans un tel contexte, l’immobilier était en chute libre.

200m2 dans le XVIème, 2,3 millions d’euros

C’est ce qui a permis à la Mission de Palestine en France, c’est-à-dire l’Autorité palestinienne (qui représente la moitié cisjordanienne des « réfugiés palestiniens » vivant de la charité internationale), d’acquérir un appartement de 200 m2 dans le XVIème arrondissement de Paris, précisément au 74 rue Raynouard, pour la modeste somme de 2,3 millions d’euros.

On reprend : l’Union Européenne donne chaque année 115 millions d’euros pour fournir de l’aide, du bien être et de l’éducation à 4,8 millions de Palestiniens nés réfugiés. La France y ajoute près de 7 millions. Un tiers de cette somme a servi à acheter, sur le sol français, un appartement luxueux dans un beau quartier, pour y loger le représentant de la moitié des Palestiniens.

Une voiture assortie au train de vie diplomatico-caritatif

Cerise sur le gâteau, la BMW immatriculée en corps diplomatique est garée devant. C’est un modèle à 80 000€. Faut ce qu’il faut : une mission diplomatique doit consentir des sacrifices pour respecter son standing. La voiture ne risque pas d’attraper un PV : le car de police qui monte la garde est là pour la protéger, pas pour verbaliser.

Certains copropriétaires se sont inquiétés : s’il y avait besoin d’un car de la maréchaussée en permanence dans leur rue, c’est qu’il y avait danger. Ils ont tenté de s’opposer à la vente de l’appartement sur ce motif.

Las, leur a-t-on expliqué : ils ne risquaient rien puisque ceux que protègent nos policiers sont ceux-là même qui commanditent les attentats ! Les voisins de la Mission palestinienne sont les Parisiens qui jouissent du plus haut niveau de sécurité de la capitale !

Les économies pour les donateurs, pas pour les bénéficiaires !

Des esprits chagrins ont fait remarquer qu’une location aurait permis de dépenser moins de subsides provenant des généreux donateurs.

D’autres ont insinué que la Mission palestinienne aurait pu choisir de s’installer dans le 9-3 où elle bénéficie d’un soutien inconditionnel de la population et où le prix du mètre carré est 4 fois moindre que dans le XVIème.

On en conclut que les apparatchiks palestiniens partagent les préjugés des « pov’ cons de riches » et des bobos français : ils ne veulent pas vivre dans les quartiers arabes !


Serge Skrobacki © Primo-Info, 29 mai 2013

 


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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans International