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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 02:41

«Ce n’est pas en tapant du poing sur la table qu’on reconstruit une idéologie 
commune, soupire unconseiller. Hollande n’a pas le choix, il navigue à vue.»

Certes, beaucoup dépend de lui mais pas tout. Pour comprendre les difficultés que 
rencontre FrançoisHollande, il faut faire un détour par la revue Le Débat 
(numéro 176, 18,50 euros). 

Une série d’articlesmet en exergue la singularité du 
moment politique dans lequel s’est déroulée son élection. Le dialogue entre 
Marcel Gauchet, responsable de la rédaction du Débat, et Jean-François Kahn, cofondateur deMarianne, permet de pointer les quatre originalités 
de ce début du quinquennat.


L’étrangeté d’une élection

C’est moins M. Hollande qui a été élu que M. Sarkozy qui a été battu, constatent les deux hommes. La présidentielle de 2012 ne s’est pas jouée sur un programme, mais sur une façon d’exercer le pouvoir. Le « président normal » face à la transgression que représentait son adversaire, analyse Marcel Gauchet. Mais « c’est la personne de Nicolas Sarkozy qui a été battue, pas sa politique », complète Jean-François Kahn, en rappelant la remontée du sortant entre les deux tours de la présidentielle. Du coup, François Hollande a du mal à coller aux attentes. « La personne incarne assez bien une certaine francité dans laquelle les gens sont prêts à se reconnaître », constate Marcel Gauchet, mais « un profond malaise » existe du fait que sa victoire « ne dit pas grand-chose de ce que devrait être une politique à la hauteur des défis lancés au pays »

Le désarroi idéologique de la gauche

Ce blocage existe parce que la gauche est en pleine déroute idéologique, estime Marcel Gauchet. L’héritage mitterrandien sur lequel elle vit depuis les années 1990 est remis en question. La promesse européenne formulée par l’ancien président de la République en 1983 – un dépassement du socialisme par l’Europe, la capacité de pouvoir faire en Europe ce qui ne pouvait plus l’être dans le cadre national – ne tient pas. Aujourd’hui, « nous sommes à la fois parmi les perdants de la mondialisation et parmi les perdants de l’européanisation. Le choc de la désillusion est sévère », affirme Marcel Gauchet. Incapable de porter une offre “de transformation sociale radicale”, le PS se réfugie dans « l’héritage post-soixante-huitard qu’il a intégré », renchérit Jean-François Kahn. C’est ce qui explique son allant sur le mariage pour tous et son absence sur tous les autres sujets.

L’affaiblissement des partis de gouvernement

L’inadéquation de l’offre à la demande politique touche aussi l’UMP. Celle-ci a achevé sa mue libérale, mais se trouve confrontée à une demande d’autorité de l’Etat. Sur tous les sujets, selon M. Gauchet, elle est contrainte au grand écart entre « une vision essentiellement conservatrice de la société et une vision essentiellement libérale ». Incapable d’adopter une ligne claire, elle est sur la défensive face au FN.

Le FN est devenu l’opposant universel

Marine Le Pen « a pour elle tous les éléments de la crise ambiante », constatent MM. Gauchet et Kahn. En remplaçant le discours ultralibéral de son père par un discours étatiste et social, « elle a renoué avec le ressort d’une des alliances les plus fortes dans le champ politique français, celle de l’aspiration nationale et de l’aspiration sociale », estime le philosophe. Le FN peut ainsi devenir, selon lui, un facteur de blocage imparable du système politique, notamment à droite : « Impossible de gouverner sans lui, impossible de gouverner avec lui. »

 Françoise Fressoz
Le Monde.fr
30/09/2013

 Correspondance Polémia – 1/10/2013

Image : Le président n’a pas tranché la querelle Valls-Duflot, alors que beaucoup lui enjoignent de réaffirmer son autorité. En déplacement à Cherbourg, il a pris grand soin d’esquiver la presse. «Pas ici mais bientôt», a-t-il tout juste concédé, à l’issue d’une table ronde sur les énergies marines. Mais autour de lui, les ministres cachaient mal leur embarras.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Politique