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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 01:33

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La une du Point vaut son pesant de cacahouètes en titrant sur les« Néocons, nouveaux conservateurs à la française ». En cette année jubilaire, jamais, pour le coup, la fameuse réplique tontonesque d’Audiard n’aura été si adéquate : « Les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît. »

Le dossier consacré par l’hebdomadaire de Franz-Olivier Giesbert est un fatras sidérant de références, de personnalités et de notions antithétiques, entremêlées dans un dessein à peine journalistique, crûment idéologique, ouvertement militant : « Nos nouveaux Maginot (sic) ont en commun de vouloir tourner le dos au monde tel qu’il va. »

Le vocabulaire choisi est on ne peut plus suggestif, faisant passer les « thèses »— forcément nauséabondes — de tous ces ultras pour des réminiscences subliminales (nécessairement pathologiques, en cette ère de totalitarisme dur pour ce qu’il peut, en apparence, avoir de mou) à d’obscurs réflexes de« repli », tels qu’on n’en avait pas connu depuis les « heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire » : « Ils voudraient barricader la France »« Les plus obscurantistes se réjouissent de notre déclin »« Ils voudraient que la France renonce à l’idéal du progrès au nom du principe de précaution » (énormité, quand on sait que ce concept est un des fondements de l’idéologie hygiéniste de la gauche dite de « progrès »)…

Et l’on assiste à un improbable défilé d’hommes politiques, d’intellectuels, de journalistes, enrégimentés dans une valse dinguerie pré-épuratoire, succédant à l’orwellienne Minute de la haine post-Taubira : Alain de Benoist fraye avec Arnaud Montebourg et Jean-Pierre Chevènement, Jacques Sapir s’acoquine, par le voisinage des pages, avec Buisson et Yves Cochet, Jean-Claude Michéa quasi-héritier de Maurras, Régis Debray plongé dans le même sac que Renaud Camus, Léon Bloy et Marine Le Pen, tandis que Zemmour passe pour le général en chef de cette curieuse cohorte et Paul-Marie Coûteaux, enrôlé comme sergent recruteur. Plus c’est gros, plus ça passe.

« Néocons ». L’usage ouvertement dépréciatif de ce calembour éculé n’est évidemment pas sans rappeler l’entourage de George W. Bush autant que l’ancien président des États-Unis lui-même. Le portrait peu flatteur que l’on retient de ce dernier sert à caricaturer, donc à discréditer. Car, d’une part, c’est ne rien connaître à la doctrine néoconservatrice américaine dont on attribue la paternité au trotskiste repenti Irving Kristol, attaché au fédéralisme et partisan d’un libéralisme mâtiné d’impérialisme et de sionisme assumé. En outre, c’est commettre une erreur fondamentale que de confondre notre gauche et notre droite avec leurs pseudo-équivalents outre-Atlantique, chez eux les libéraux se recrutant plutôt à gauche.

Sur RTL, Éric Zemmour n’a pas envoyé dire à nos fanatiques hexagonaux de la« mondialisation heureuse » que les « néocons », finalement, c’était eux, dans leur obstination aveugle à dénier la réalité. Quant aux autres ? D’après Zemmour, des réacs authentiques. Certes, mais au sens de Bernanos.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Société