Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

  • : CITOYENS ET FRANCAIS
  • CITOYENS ET FRANCAIS
  • : Revue de Presse Internationale : Géopolitique Religions Immigration Société Emploi Economie Géostratégie-INTERNATIONAL PRESS REVIEW ------ ОБЗОР МЕЖДУНАРОДНОЙ ПРЕССЫ
  • Contact

Rechercher

translator


 

En direct Flux de trafic

Flag Counter

mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 01:51

Les Français savent que, pour la plupart d’entre eux, ils verront à brève échéance leur situation se dégrader. Ils y sont résignés. Ils se disent que c’est là une conséquence inévitable de « la crise », qui impose une cure d’austérité à tous les européens. Ces Français, ce faisant, manifestent une fois de plus leur incroyable naïveté.

Les difficultés économiques et sociales ne datent pas en effet de la crise financière de 2008 : elles ont quarante ans. Depuis le milieu des années soixante-dix, le chômage est massif (officiellement autour de 10 % de la population active ; bien plus en réalité) ; les finances publiques sont chaque année en déficit ; la dette publique ne cesse de croître. La dégradation il est vrai s’est fortement accélérée sous le mandat de M. Sarkozy : chômage supérieur à ce qu’il était il y a 5 ans ; augmentation de la dette de 500 milliards ; et désormais un déficit des échanges extérieurs permanent et qui ne cesse de se creuser. Il n’en reste pas moins que les difficultés économiques et sociales sont apparues bien avant ce quinquennat catastrophique.

Or il n’y a normalement aucune raison pour que la France soit en difficulté : le niveau de formation de sa population est bon ; les progrès de la science et de la technique sont permanents ; les infrastructures et les services publics sont de qualité ; les matières premières s’acquièrent à l’étranger à des conditions qui ne sont pas radicalement différentes de ce qu’elles étaient il y a quarante ans.

Les difficultés économiques et sociales sont exclusivement liées aux décisions prises par la classe dirigeante depuis quatre décennies, et en particulier à trois d’entre elles :

  •     La mondialisation (mise en œuvre par la réduction continue des droits de douanes et la libération des mouvements de capitaux). Elle a eu pour conséquence un enrichissement considérable des propriétaires et des dirigeants des entreprises, les délocalisations ayant permis une forte diminution des coûts salariaux. Du point de la vue de la population française, la mondialisation s’est par contre traduite par la désindustrialisation et le chômage.
  •    La mise en place d’un système général d’assistanat, destiné à amortir les effets sociaux du chômage et à obtenir que la population consente passivement à la mondialisation.
  •    La mise en œuvre d’une immigration massive, destinée à faire baisser le niveau des salaires. La forte augmentation de la population qui en résulte conduit à une stagnation du revenu national par habitant.

Ces décisions avaient un objectif : enrichir les oligarques et la jet-set mondialisée, qui ne supportaient plus de devoir se plier au carcan des interventions publiques mises en œuvre à l’après guerre et pendant les trente glorieuses.

L’objectif a été atteint : les propriétaires et dirigeants d’entreprise, les financiers et les corporations qui gravitent autour d’eux (commerçants, professions libérales) se sont enrichis en quelques décennies dans des proportions spectaculaires. Selon une récente étude, 50 000 personnes bénéficient d’un revenu sans commune mesure avec le reste de la population française (leur revenu annuel moyen est de 1,1 million d’euros, voir le rapport de l’Institut des Politiques Publiques, page 54).

Cet enrichissement massif se traduit dans des évolutions que chacun peut constater, comme par exemple le doublement des prix de l’immobilier en France entre 2000 et 2010 et son triplement dans les endroits recherchés comme Paris.

Le modèle économique mondialisé et immigrationniste mis en place par l’oligarchie comporte une faiblesse : il suppose une croissance continue de l’endettement public. Les impôts et cotisations, qui pèsent essentiellement sur la classe salariée, ne suffisent pas en effet à absorber les énormes dépenses publiques liées au chômage, à l’assistanat et à l’immigration (la dépense publique atteint désormais le niveau record de 56 % du PIB, au deuxième rang de l’UE derrière la Suède) : les systèmes publics, constamment en déficit, n’ont pu jusqu’ici se financer que par l’endettement.

Or la crise financière vient de montrer que l’endettement public avait une limite, révélant ainsi la faille du système. Le système ne pourra dès lors perdurer qu’en baissant fortement les dépenses publiques et en augmentant vigoureusement les impôts.

**

Dans l’intérêt de la majorité de la population française, qui est constituée pour l’essentiel de salariés (90% de l’emploi total), il  faudrait prendre trois types de mesures :

  • Sortir de la mondialisation, par l’imposition de droits de douane et de quotas d’importation et la suppression de la liberté des mouvements de capitaux, afin d’empêcher les délocalisations et de contraindre les entreprises à recréer de l’emploi en France (Le mieux serait que ces mesures soient prises au plan européen. Faute d’accord de ses partenaires, la France devrait alors sortir de l’Union européenne pour pouvoir appliquer cette politique d’intérêt national).
  • Mettre fin à l’assistanat.
  • Arrêter l’immigration.

L’application d’une telle politique supposerait de se débarrasser des oligarques au pouvoir et en particulier des représentants du consortium formé par l’UMP, le PS et leurs alliés.

De nombreux électeurs, inquiets des évolutions en cours, se résignent pourtant à voter pour les partis du Système, au nom du raisonnement suivant : « Certes nous savons que la situation va se dégrader et que les partis au pouvoir vont prendre des décisions douloureuses. Mais il vaut tout de même mieux faire confiance à ceux que nous connaissons. Des solutions « nationales » de sortie de la mondialisation constitueraient une aventure aux conséquences encore pires ».

Nous pensons que ces Français résignés commettent une erreur d’analyse majeure : si les partis du Système sont reconduits au pouvoir, les politiques qui seront mises en œuvre vont en effet atteindre un degré de brutalité que les « résignés » ne soupçonnent pas.

**

Depuis une vingtaine d’années, le système de protection sociale et de service public est rogné par petites touches. Ces petites touches se succèdent à un rythme de plus en plus soutenu. Mais pour l’instant le système de protection sociale et de service public reste encore debout pour l’essentiel. Que les Français qui vont voter sachent une chose : les mesures d’austérité qui seront prises après 2012 par les gouvernements UMP ou PS seront d’une ampleur qui n’aura rien de commun avec les régressions multiples mais d’ampleur limitée enregistrées jusqu’à ce jour.

Les cibles des mesures qui seront prises ne seront pas les riches : profitant de la liberté des mouvements de capitaux, ils menaceront de fuir si on les taxe ; et les gouvernements ne peuvent se permettre une sortie massive de capitaux.

Ce ne seront pas non plus les « pauvres », qui sont souvent des immigrés. Les immigrés sont intouchables car l’UMP et le PS ont besoin d’eux. Les socialistes parce que les jeunes des quartiers sont leurs nouveaux réservoirs électoraux (ainsi que l’a admis il y a quelques mois le laboratoire d’idées du PS Terra Nova). Les dirigeants d’entreprises, petites, moyennes et grandes, électorat naturel de l’UMP, ont eux besoin des immigrés pour pouvoir distribuer des salaires faibles et faire travailler au noir.

Les victimes de l’austérité féroce qui s’annonce seront les classes salariées, du privé comme du public. Que les salariés qui auront la bêtise de voter UMP ou PS le sachent.

***

Pendant combien de temps encore les peuples vont-ils se laisser abuser par les mensonges, les manipulations et les sabotages de l’oligarchie ? Jusqu’à quand vont-ils accepter de voir s’abîmer le système européen de protection sociale et de service public, sans réagir autrement que par la débrouille individuelle, la fuite paresseuse dans le divertissement et la prise de tranquillisants ?

Combien de temps encore vont-ils accepter de subir sans broncher l’invasion massive des immigrés, qui ne conduit pas seulement à mettre en cause leur identité et la sécurité publique, mais menace également à court terme les finances publiques, le maintien des services publics et la sécurité sociale ?

Jusqu’à quand vont-ils continuer passivement à voter pour les saboteurs, ou bien à s’abstenir, en laissant des traîtres à leur peuple tenir le gouvernail ? Quand les peuples européens vont-ils se décider, en France, en Allemagne, en Italie, en Belgique, aux Pays-Bas, en Autriche, à congédier par leur vote cette clique d’impudents coquins ?

mots clefs : UMP, PS, Sarkozy, Hollande Terra Nova,

Partager cet article

Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Politique