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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 01:36

 

1er indice : la baisse marquée et durable du prix des actifs (en gros, immobilier + actions) :

Il ne faut pas se concentrer sur les seuls indices de prix à la consommation, surtout dans des économies financiarisées. Friedman nous incitait déjà à cette vision large des prix (“monetary policy is easy only when the prices of assets are rising faster than the prices of the goods they produce”). Or, le CAC n’est plus à 6500 points, l’immobilier US n’est pas encore dans un nouveau « boom » et si dans un pays comme la France sur un an (2013) les actions font +15% c’est plus qu’annulé par une baisse des prix immobiliers de 4%... En fait chez nous l’immobilier résidentiel est tel que le meilleur de la déflation est sans doute devant nous si la BCE ne capitule pas.

 

2e indice : une cible d’inflation qui n’est plus respectée par les banquiers centraux

Même aux USA, après 3 opérations de QE (quantitative easing), l’objectif de la FED des 2% par an (elle regarde le core PCE deflator) n’est pas respecté : ils serpente plutôt à 1,5% par an et encore.

Alors je ne vous parle même pas de la zone euro. La BCE le sait, qui prévoit une inflation à environ 1,3% en 2014 comme en 2015, donc comme en 2013. Mais elle ne fera rien pour revenir à 2%, ah ça non. Une injure sur le plan de la responsabilité démocratique, une nouvelle crispation indépendantiste.

 

3e indice : le chômage qui monte, qui monte :

Logique. Aucune inversion de courbe sans stabilisation préalable du PIB nominal à des rythmes moins dépressifs. A noter qu’en Europe c’est une spécificité de la zone euro. Perfide Albion, perfide Suède, perfide Pologne : ils ne jouent pas le jeu de la déflation, leurs taux de chômage sont stables ou baissent !

 

4e indice : les dettes qui (prises globalement) ne se réduisent pas :

C’est presque la définition de la déflation : en dépit des efforts pour se désendetter, les dettes subsistent et même progressent. Ou alors le secteur privé se désendette, mais sur le dos du secteur public (Japon), ou réciproquement. La déflation agit comme une bombe à neutrons dans les comptes, on ne la voit pas mais comme elle ruine les possibilités d’activité et de remboursement des dettes elle provoque des défauts ou du moins des destins à la Sisyphe, une longue servitude fiscalo-sociale. Ceux qui prétendent que la situation s’améliore en Espagne depuis 2 ans oublient de citer les NPLs (Non-performing loans, NDLR), la répression financière et la dérive boule de neige de la dette publique, par exemple. 

 

 

Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/signaux-silencieux-qui-ne-trompent-pas-europe-fait-face-catastrophe-deflation-955928.html#fULPZT6uLTFLvqbo.99

 

 


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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie