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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 02:34

Le syndicalisme, en France, c'est cette façon subtile de trouver des chemins alternatifs pour imposer la loi du plus fort sans risquer de se retrouver dans les pattes d'une justice heureusement accommodante. Si je fais ce constat dans ces colonnes de façon assez régulière, ce n'est pas par acharnement mais simplement parce que l'actualité oblige à constater l'évidence : le syndicalisme français n'est plus guère qu'une mafia

[...]

Ainsi, on pourrait parler de cette tendance des syndicats à saboter l'entreprise dans laquelle ils opèrent, surtout si cette entreprise a été grassement subventionnée par l’État. L'exemple encore récent de Seafrance doit revenir aux oreilles de tous. Les nombreux rebondissements qui ont accompagné la lente descente vers la déroute complète de la SNCM forment un autre exemple, bizarrement proche du cas précédent.

On pourrait évoquer les méthodes de gros-bras, parfaitement illégales, parfois à la limite d'un terrorisme qui ne veut pas dire son nom, rarement poursuivies ou accompagnées de peines symboliques le cas échéant, des salariés dès lors qu'ils sont syndiqués et soutenus par les grandes centrales de la "négociation" salariale à coup de clef à molette dans les gencives. Evidemment, le Syndicat du Livre CGT représente à ce sujet un chapitre entier de techniques parfaitement mafieuses, et, j'insiste, sans aucune exagération : trafic d'armes, détournement de stocks, censure, étouffement des affaires judiciaires correspondantes, intimidations, tout y est. J'avais évoqué l'importance de la syndication pour éviter les ennuis dans un précédent billet qui avait fait mousser la commissure des lèvres des intéressés.

Et puis, une mafia ne serait pas une mafia sans quelques séquestrations, de-ci, de-là, parce qu'après tout, en République Démocratique du Bisounoursland, il est admis qu’une entreprise appartient à ses employés en premier lieu, que les syndicalistes décident de ce que le patron a le droit de faire ou pas, et que si ce dernier se la joue un peu trop autonome, pif, paf, pouf, on séquestre et on en discute. Ce serait caricatural, si cela ne se répétait pas de façon assez mécaniqueassez régulièrement, dans l'actualité.

Bactéries de Syndicalus Profitans

Tout ceci serait caricatural si on ne trouvait pas, là encore avec une régularité de métronome suisse, des affaires sordides de détournements de fonds, de manoeuvres camouflant des privilèges ahurissants et un comportement en interne de ces syndicats parfaitement en accord avec leur comportement à l'extérieur (Marc Blondel de FO fut par exemple condamné aux prud'hommes, la CGT pour licenciement abusif, ...) Et ce qui est vrai des syndicats de salariés l'est aussi de celui de patrons, les mêmes causes (protections, privilèges et opacités des syndicats) provoquant les mêmes effets (corruption, détournement, arrangements fiscaux, ...)

Le comportement mafieux ne s'arrête pas là : on se rappellera sans effort les manœuvres lamentables de ces syndicalistes, aidés par tout un rang de députés aussi pleutres que démagogues lorsque le rapport Perruchot sur le financement des syndicats était sorti à l'Assemblée Nationale. Dans un épisode consternant de la 5ème République d'un Bisounoursland en déliquescence totale, on avait assisté, pour la première fois dans l'histoire de la Chambre des Députés, à l'enterrement d'un rapport issu d'une Commission d'enquête dont la majorité de l'époque avait absolument tout fait pour ne pas l'adopter.

En introduction, je parlais de l'actualité qui remet le couvert, régulièrement, sur le sujet des efforts syndicaux pour accroître le chômage en France. Exactement à l'instar de l’État dont seul les naïfs pensent encore qu'il est là pour les aider, et dont le seul but réel est sa propre survie, au détriment logique et terminal de son hôte, les syndicats sont rapidement devenus, à la suite du cocon juridique douillet et inattaquable qui leur a été construit, de véritables bastions d'un autre âge, arcboutés sur leurs méthodes et qui visent non pas à protéger les salariés, mais à perdurer par toutes les manigances et magouilles possibles. Parfois, cela peut se faire au bénéfice du salarié (et dans ce cas, comptez sur une publicité maximale des actions menées). Le plus souvent, c'est à son pur détriment, que ce soit par l'organisation de grèves dont il aura à souffrir, ou ... en attaquant obstinément les entreprises qui l'emploient.

Miam, rien de tel qu'un bon coup de code du travail derrière la nuque pour calmer les ardeurs d'un patron ! Prenons le cas de Bricorama, puisqu'il s'offre à nous sur un plateau.

L'obligation de fermer, pour Bricorama, signifie une perte de 15% de son chiffre d'affaire. Quant à l'amende de 18 millions d'euros, due à Force Ouvrière (dont on comprend alors immédiatement la réelle motivation), la payer revient à supprimer purement et simplement toute prime d'intéressement aux salariés. Le pompon de l'affaire reste tout de même que pour compenser la baisse de chiffre d'affaire et l'évaporation du bénéfice, l'enseigne se verrait contrainte à fermer 5 ou 6 magasins, soit 500 emplois.

Entre les administrations qui pompent de l'argent à tous les niveaux pour entrer en concurrence avec le commerce traditionnel et les syndicats qui sabotent les entreprises de l'intérieur, je ne vois pas très bien comment, au juste, le pays pourrait subitement échapper au sort qui l'attend. Pour moi, cela me semble clair : ce pays est foutu.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Syndicats