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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 02:00

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«Une personne sur huit se couche le ventre vide, chaque soir, alors que la production agricole mondiale suffirait à nourrir toute l’humanité. Par ailleurs une grande partie du monde ne peut pas se targuer de disposer d’une alimentation abordable, saine et suffisante»  déclare OXFAM qui vient de lancer sa campagne CULTIVONS.

Cette ONG  appelle à une réforme urgente des systèmes de production et de distribution alimentaires. Elle demande également une meilleure réglementation des marchés des matières premières agricoles afin de prévenir les flambées des prix alimentaires, ainsi que le renforcement des droits fonciers pour que les petits producteurs et productrices ne soient pas dépouillés des terres dont ils tirent leur subsistance. Cette nouvelle campagne veut stimuler la production locale  et  l’investissement dans l’agriculture paysanne.

Elle n’est pas la seule à vouloir aller dans cette direction ! Cette semaine encore Nature et progrès suite à l’appel de Via Campesina fait l’appel aux défenseurs des droits des  paysans pour une mobilisation européenne à Bruxelles (20 janvier 2014). Il est vrai que l’enjeu est d’importance …

POUR les droits des paysannnes d’utiliser et d’échanger librement leurs semences et leurs animaux reproducteurs, et d’accéder sans restriction à l’ensemble de la diversité cultivée disponible ;

CONTRE les brevets sur le vivant et le contrôle du marché des semences par les multinationales

Il est maintenant clair pour plusieurs scientifiques et associations que l’alimentation et l’agriculture seront le grand défi de demain. Nous sommes à peine à l’aube de la grande crise alimentaire annoncée  par de nombreux prévisionnistes et intellectuels militants depuis des années .Le fameux « collapse » est à nos portes.  La CNUCED (conférence des nations unies sur le commerce et le développement) tirait elle aussi le signal d’alarme dans un communiqué de presse en septembre 2013.

Dans ce nouveau rapport, elle recommande que « les pays riches comme les pays pauvres réorientent leur agriculture, en abandonnant la monoculture au profit de la diversification des cultures, réduisent l’utilisation d’engrais et autres intrants, accordent davantage de soutien aux petits exploitants et mettent plus l’accent sur la production et la consommation locales de denrées alimentaires »

Selon le Trade and Environment Report 2013, « la persistance de la pauvreté rurale et de la faim de par le monde, la croissance démographique et la montée des préoccupations environnementales doivent être considérées comme une crise collective. Des mesures ambitieuses doivent être prises de toute urgence… » .

Il  recommande « une réorientation rapide et profonde de la production industrielle traditionnelle axée sur la monoculture de denrées alimentaires, qui est grandement tributaire d’intrants extérieurs tels que les engrais, les produits agrochimiques et les aliments concentrés pour le bétail. Au lieu de cela, l’objectif devrait être la mise en place de mosaïques de systèmes de production régénérateurs durables qui améliorent aussi considérablement la productivité des petits exploitants et encouragent le développement rural. »

Cela est bien éloigné du TAFTA (traité transatlantique )  qui se discute pour le moment à la communauté européenne et dont les enjeux vont à l’opposé de ces recommandations . Les députés européens sauront-ils résister à la danse des voiles des Etats-Unis, sauront-ils se montrer assez fermes dans les négociations ? J’émets de nombreux doutes !

Si nous axons notre réflexion plus précisément sur notre pays, on peut s’alarmer du  nombre d’exploitations agricoles en Belgique qui poursuivent leur baisse. En passant de 38.559 en 2012 à 37.470  en 2013, la diminution est de 1.089 unités, soit 2,8%. La diminution du nombre d’exploitations agricoles est une tendance en Belgique qui se poursuit depuis des années. Ainsi, en 30 ans, le pays a perdu 63 % de ses exploitations et sur cette période, le rythme de disparition a été le même en Flandre et en Wallonie (-3,4 % par an en moyenne).

Si nous voulons inverser la tendance nous devons restimuler la production locale , l’alimentation durable !Le défi alimentaire de demain sera d’assurer à la population une alimentation répondant aussi bien à des besoins qualitatifs que quantitatifs dans un contexte de développement durable et de production locale.

La FAO définit LES RÉGIMES ALIMENTAIRES DURABLES comme « des régimes alimentaires ayant de faibles conséquences sur l’environnement, qui contribuent à la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi qu’à une vie saine pour les générations présentes et futures. Les régimes alimentaires durables contribuent à protéger et à respecter la biodiversité et les écosystèmes, sont culturellement acceptables, économiquement équitables et accessibles, abordables, nutritionnellement sûrs et sains, et permettent d’optimiser les ressources naturelles et humaines. »

Les défis sont importants ! Mais les répercussions positives aussi ! Elles se feront sentir aussi bien au niveau économique, environnemental que, bien entendu, dans le domaine de la santé publique !

Ici et là des initiatives locales se mettent en place : jardins partagés, épicerie solidaires, paniers bio, habitats groupés en ferme coopérative, maraichage en permaculture …mais ce n’est pas encore suffisant. Une véritable volonté politique doit œuvrer dans ce sens et porter ces projets plus loin à savoir de faire d’exception la tendance générale .

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Santé - Science