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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 23:35

Le tribunal administratif de Pontoise a ordonné lundi à l’Etat de « prendre toutes dispositions » pour qu’une place en hébergement spécialisé soit trouvée pour Amélie, une jeune fille handicapée qui avait attaqué l’administration au nom du « droit à la vie ».

L’Agence régionale de santé d’Ile-de-France doit « prendre toutes dispositions pour qu’une offre de soins permettant la prise en charge effective, dans un délai de quinze jours, de la jeune femme, par un établissement médico-social adapté à son état, soit présentée à ses parents », a jugé le tribunal, sous peine d’une astreinte de 200 euros par jour de retard.

Europe1

 Rappel : 500 millions d’euros par an pour les demandeurs d’asile

[A noter qu'une seule association soutient cette famille et qu'à la différence des clandestins avec la loi DALO, l'état ne se mobilise pas pour les handicapés en situation d'urgence : pas de budgets supplémentaires, peu d'associations financées dans l'accompagnement de ces publics. Sans compter le silence des médias, des politiques, des artistes "mobilisés" et des syndicats]

Une handicapée en justice pour obtenir une place d’hébergement
Amélie, 19 ans, est atteinte du syndrome de Prader-Willi, une anomalie génétique rare qui a entraîné un retard mental et l’a rendue obèse. Depuis sa majorité, elle a dû revenir habiter chez ses parents.

 

Le tribunal administratif de Pontoise (Val-d’Oise) doit statuer vendredi sur la demande en référé d’une jeune femme lourdement handicapée qui ne trouve pas de place en établissement spécialisé. Epaulée par une association spécialisée, la jeune fille et sa famille espèrent créer un précédent.

Amélie, 19 ans, est atteinte du syndrome de Prader-Willi, une anomalie génétique rare qui a entraîné un retard mental et l’a rendue obèse. Elle souffre aussi de troubles autistiques et de troubles envahissants du développement, et doit être surveillée 24 heures sur 24.

Jusqu’à sa majorité, la jeune fille était prise en charge dans des établissements spécialisés. En octobre 2012, elle doit quitter l’institut médico-éducatif qu’elle fréquentait jusqu’alors qui, selon sa mère, « n’était plus adapté », et retourne vivre chez ses parents, qui ne trouvent pas de nouvelle place en institution spécialisée.

« Il est urgent qu’une solution soit trouvée »

« Amélie est complètement isolée, elle n’a plus de relations sociales » depuis qu’elle reste à la maison », se désole sa mère, Marie-Claire Loquet. « Le fait qu’elle soit (à la maison) sans activité, ça développe tous ses troubles », a-t-elle poursuivi.

Pour tenter d’obtenir une place dans une maison d’accueil spécialisée, la famille « attaque l’Agence régionale de santé (ARS) et le Conseil général du Val-d’Oise », a expliqué Thierry Nouvel, le directeur général de l’Unapei, association spécialisée dans la défense des personnes handicapées mentales.

« Il est urgent qu’une solution soit trouvée pour Amélie, car on craint une détérioration de son état de santé ou que la famille n’en puisse plus », a-t-il ajouté.

Selon l’Unapei, c’est la première fois qu’une famille attaque ainsi en référé-liberté, une procédure d’urgence. Jusqu’ici, les personnes handicapées et leur entourage n’ont obtenu que des dommages et intérêts de l’État, mais pas de place.

Plus d’une « dizaine de milliers » d’enfants et d’adultes handicapés cherchent en vain un hébergement spécialisé en France, selon l’Unapei.

BFMTV, merci à Ginette

Rappel : 500 millions d’euros par an pour les demandeurs d’asile

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Santé - Science