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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 02:07

liberte

 

« Le salarié a quand même le droit de décider s’il veut travailler ou non le dimanche ! », s’exclamait Philippe Tesson, hier, dans les colonnes de Boulevard Voltaire, traduisant un sentiment bien partagé par l’opinion générale en chef.


À les entendre, le vendeur Leroy Merlin adore travailler le dimanche. C’est bien simple : on le laisserait faire, il préférerait aussi bosser 14 heures par jour, ne jamais prendre un seul jour de vacances et faire des extra la nuit, en ramant sur une galère sous les coups de fouet. Une sacrée nature !

Mêmes pulsions chez les vendeuses de Sephora : la direction aimerait qu’elles travaillent en string pour augmenter le chiffre d’affaires ; hélas, des lois scélérates les empêchent de le faire, les privant ainsi d’un complément de revenu non négligeable. Salauds de syndicats !

Se faire exploiter au nom de la liberté, voilà le curieux concept. À une spécialiste de l’immigration dans l’émission C dans l’air consacrée au phénomène rom, un téléspectateur demande : « Quel travail pour les Roms quand il y a déjà 3 millions de chômeurs ? » Réponse de la spécialiste, par ailleurs favorable aux migrations : les boulots pénibles et mal payés que les chômeurs ne veulent pas faire. Orgasmes en chaîne au MEDEF !

Plutôt que faire tendre les pays pauvres à plus de dignité, il est donc souhaité que les travailleurs « riches » se retrouvent tôt ou tard contraints de se soumettre aux conditions acceptées par des travailleurs importés de pays pauvres. Le tout au nom de l’humanisme, de l’ouverture aux autres et des bals musette. Au MEDEF, on allume les lampions ! Si tu ne viens pas à la pauvreté, la pauvreté viendra z’à toi, camarade.

Non, le salarié de chez Leroy Merlin ne préfère pas travailler le dimanche. Il le fait pour joindre les deux bouts, payer ses études ou consommer encore plus, mais certainement pas à la suite d’un libre choix. Pour accéder à un salaire décent, il doit travailler le dimanche. Demain la nuit, après-demain tout l’été et dans vingt ans retour à la case « Germinal ». Au fond de la mine le dimanche, mais libre comme l’air, car il aura choisi, le bougre ! Manger ou ne pas manger. Enfin la vraie liberté.

Réduire le dimanche à un échange entre consommateurs et vendeurs est le triomphe de la société marchande. Plutôt que partir se promener au bord de l’eau dans l’insouciance d’une après-midi d’été, le citoyen est invité à venir se garer sur le parking de Bricorama avec places handicapés pour les malheureux qui ont dérapé avec la perceuse achetée le dimanche précédent, puis partir à l’aventure vers des mètres linéaires de lino imitation plancher, de planchers massifs imitation intérieur bourgeois, de robinets et de chasses d’eau que c’en est un enchantement, monsieur Merlin.

Mais pour finir en musique, exhumons un refrain de 1936 interprété par Jean Gabin :

Chagrins et peines
De la semaine
Tout est noyé dans le bleu, dans le vert
Un seul dimanche au bord de l’eau
Aux trémolos
Des p’tits oiseaux
Suffit pour que tous les jours semblent beaux
Quand on s’promène au bord de l’eau

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage