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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 02:58

Maudites, mécréantes, effrontées… Des sobriquets désignant Selma, Meriem, Nadia et bien d’autres Algériennes, depuis qu’elles ont « commis l’irréparable » en épousant le « Noir » et le « Chrétien ». Inconscience ? Défi ? Blasphème ou tout simplement la nature des choses ? Enquête.

Des Algériennes, guidées par leurs sentiments indubitables, ont scellé leur destin… à des migrants subsahariens irréguliers.

Mais, en n’écoutant que leur cœur, elles ont défié leurs familles. Elles ont bousculé une certaine culture de leur pays et heurté la sensibilité religieuse d’une  société pas encore prête à tolérer les indifférences et accepter les convictions des uns et des autres. (les musulmans seraient-ils racistes ?)

Fin septembre, banlieue algéroise. La brise marine fouette les visages émaciés de quelques subsahariens bercés par le rêve d’un horizon méditerranéen incertain. Un mirage insaisissable qu’ils tentent, malgré tout, d’attraper à partir d’un pays, l’Algérie, qui les tolère hypocritement… qui les rejette subtilement.

Au milieu de ce magma d’infras-humains, Julien, Camerounais, établi illégalement depuis 10 ans à Alger, accepte de nous raconter ses déboires et ceux de la femme qui a consenti à partager avec lui « le meilleur et le pire »

Un témoignage par procuration, sommes-nous tentés de dire. Car Selma, son épouse, 39 ans et cadre dans une entreprise privée, refuse de se mettre sous les feux des projecteurs par peur de représailles. « En apprenant à ses parents qu’elle aime un Camerounais, donc un noir et de confession chrétienne, elle a failli être lynchée. Aussitôt, sa famille a exigé un certificat de virginité et un test anti sida. Craignant pour sa vie, Selma n’avait pas besoin de trop réfléchir pour quitter le domicile parental et venir vivre sous mon toit » En guise de maison, une carcasse de villa louée à 13 000 DA/ mois (environ 130 euros) occupée par une quarantaine de personnes de différentes communautés de l’Afrique subsaharienne.

« Nous avons deux enfants non inscrits à l’état civil de la commune et qui  sont scolarisés dans une école privée, parce qu’aux yeux de la loi algérienne, on n’est pas reconnu comme mari et femme.Et même si nos deux petits sont nés ici, l’Algérie ne reconnaît pas le droit de sol, ils sont donc apatrides » explique-t-il, médusé et la colère à peine contenue….

El watan

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Société