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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 02:15

La boucherie, l'une des plus importantes de Marseille, emploie aujourd'hui une quinzaine de salariés.

« L’ordre public économique doit pour une fois s’effacer devant l’ordre public sanitaire. » L’hypothèse d’une mise au chômage de la quinzaine de salariés de King Halal, une grande surface de boucherie n’a pas échappé au procureur Jean-Luc Blachon. Mais « le cheptel d’infractions » reprochées à ses gérants, le risque sanitaire encouru par une clientèle nombreuse sont tels que « cet établissement n’a pas de légitimité à fonctionner à Marseille. » Jean-Luc Blachon requiert donc contre la personne morale, la Société générale des viandes, une amende de 200 000 € et la fermeture de l’établissement durant trois années. Et contre l’ancienne gérante dix-huit mois de prison dont dix avec sursis et 50 000 € d’amende.

Provoquées par des clients préoccupés de la qualité de la viande vendue, les inspections des services vétérinaires d'octobre 2009 et juillet 2010 s'étaient soldées par un recensement d'infractions dont l'énumération couvre trois pages du rôle de l'audience. Les plus graves sont celles de tromperie sur une marchandise entraînant un danger pour la santé comme l'importation de Grande-Bretagne de têtes de moutons, interdite depuis des années par les autorités sanitaires nationales dans le but de protéger les consommateurs de l'encéphalopathie spongiforme bovine (le prion de la vache folle).

Erreurs d'étiquetage indiquant une provenance "France" sur des viandes d'origine belge ou espagnole, hachage opéré à l'avance sans l'agrément nécessaire, dates limites de consommation dépassées, matériel malpropre présentant un risque de souillure, "sols couverts de déchets et de sang séché", températures de conservation non respectées... La liste est interminable. Les mises en demeure de la Direction départementale de la protection des populations sont restées lettre morte.

L'ancienne gérante, absente à l'audience, ne s'en était que mollement défendu : "Nous allions faire le nécessaire, nous allions demander les autorisations, nous allions installer des lave-mains. Nous ne nous sommes pas mis en conformité". L'actuelle gérante, une ancienne caissière, s'étonne des poursuites. "Je ne vois pas l'intérêt de vendre des produits périmés et à ma connaissance, il n'y a jamais eu de plaintes de clients."

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Santé - Science