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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 01:06

De la reconnaissance officielle de l’islam par les cantons à un enseignement universitaire sous conditions islamiques, l’habituelle cécité des sphères politiques se renforce.

Les communautés musulmanes souhaitent une reconnaissance officielle des cantons (c’est la prérogative de ces derniers). La revendication est sur le point d’être acceptée à Bâle-Ville et bientôt dans le canton de Vaud. Pas de problème à reconnaître une religion qui nous a apporté des nouveautés super sympa : la ségrégation des sexes (dans ses groupes et dans nos sociétés), les mariages forcés, les niqabs, le foulards des dames et de petites filles, les exigences de prières dans les universités et les entreprises, le refus de serrer la main des femmes ou qu’une femme soit soignée par un homme, l’apparition de centaines de candidats au djihad…
Sans compter les liens obscurs de tant de ces mouvements avec les Frères musulmans ou avec des frères turcs tout aussi fanatiques.

Ces revendications sont d’ailleurs souvent des tentatives d’imposition. Ces « agités du porte-plainte » adorent la démocratie quand elle leur permet de revendiquer de nouvelles libertés devant les tribunaux.
Et cela se produit par des requérants parfois à peine arrivés, comme l’illustre l’exemple des deux écolières somaliennes de Saint-Gall qui tiennent à leur foulard comme à leur prophète. Enfin, en tout cas leurs parents.

Comme le montre l’Union vaudoise des associations musulmane, qui réclame aussi cette reconnaissance (acceptée sur le principe : une loi est en préparation), les centres et associations ont compris ce qui choque. Ils avancent donc couverts.

C’est Christophe Monnot, chercheur et grand islamophile devant l’Eternel, qui malgré lui, vend la mèche. L’UVAM, nous dit-il, avance des revendications “dans des termes socialement et médiatiquement acceptables”, formule «des besoins qui paraissent politiquement légitimes». Elle utilise une parure de pragmatisme qui «semble découler d’un meilleur vivre ensemble».

 Tariq du Qatar renforce les liens

En 2012, le fondamentaliste et enseignant au Qatar, Tariq Ramadan a été invité pour renforcer les liens entre les membres de l’association. Succès! Tiens, à propos : on vient d’apprendre par IslamWeb, site officiel de l’islam du Qatar, qu’à l’exemple du prophète, les relations sexuelles sont autorisées dès qu’une fille a 9 ans. Mais le but des associations musulmanes parties à la conquête de nos institutions est plus large, nous dit le même Monnot: nous cheminons «vers un paisible bouleversement des valeurs» L’action d’une association de femmes genevoise encourage «la montée d’actes « rituels » et « cérémoniels», transforme «ostensiblement l’ordre social et politique» et «brouille (…) le privé et le public». Un exemple à suivre, et déjà bien suivi, selon notre chercheur en islamophobie.

Que demandera tel canton à cette religion pour la reconnaitre? Le respect de nos lois, dont l’égalité entre hommes et femmes. Mais il ne viendra à l’idée de personne de demander des preuves ou de nommer par là tous les comportements aujourd’hui contraires à cette «exigence».

Et tout se passera aussi hypocritement qu’aujourd’hui, avec toute notre reconnaissance…

 Fribourg veut l’islam à l’université

La deuxième actualité nous vient de Fribourg. Depuis une dizaine d’années, les pays européens rêvent d’un islam de France, d’Allemagne, de Suisse, etc. Fribourg plein d’audace se lance, malgré un premier raté: une formation proposée il y a deux ans n’avait intéressé personne. Mais le canton est opiniâtre. Cette fois, il compte créer un «Centre suisse pour l’islam et la société» à l’université.

Le recteur de l’Université Guido Vergauwen défend cette noble cause. Il affirme dans une interview: «L’intégration académique d’une religion et la rationalisation des connaissances constituent la meilleure défense contre le fondamentalisme.» Et dans un même souffle : «Un discours totalement distancé sur la religion est quelque chose d’absolument étranger pour un musulman.» On prendra en compte, c’est promis. On imagine qu’il ne sera pas question par exemple, que des historiens contredisent le récit religieux, notamment à propos du Coran (seul sujet d’étude cité).

Il est certain en tout cas, que cet enseignement malgré ses limites annoncées pourrait être déjà très utile sur place. L’Association des musulmans de Fribourg (AMF) indique sur son site que sa référence religieuse est le Conseil Européen de la Fatwa et de la Recherche, frérot des Frères musulmans, resté célèbre pour avoir concocté un «Recueil de fatwas» pas piqué des vers: refus de la liberté religieuse et misogynie hystérique, entre autres. Le préfacier en était Tariq Ramadan et le président Youssef Al-Qaradawi. L’AMF renvoie par ailleurs au site de ce dernier. Le cheik est partisan de l’exécution des apostats, des homosexuels, de l’extermination des juifs, des mutilations pour vol et de multiples autres bénéfices du Coran et de la charia.

Et si l’on croit que l’AMF est une exception, mon premier livre entre autres, témoigne qu’hélas ce genre d’enseignement est fort répandu.

Mais qui s’en soucie ?

Mireille Vallette

Son blog : Boulevard de l’islamisme

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Religions