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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 02:13

Ce n’est peut-être pas "l’épuration" évoquée par le candidat Sarkozy, ni la chasse aux sorcières redoutée dans les rangs de l’opposition. Mais force est de constater que la haute administration vire progressivement au rose au gré des nominations. Dernières personnalités de droite sacrifiées : Renaud Muselier et Arno Klarsfeld.

Quand on vit par l’épée, il faut certes s’attendre à périr par l’épée… Mais la République irréprochable chère au président de la République connaît quelques exceptions en Conseil des ministres. A fortiori quand il s’agit de couper quelques têtes sarkozystes et de nommer des camarades à la recherche d’un emploi.

Un rééquilibrage qui n’est pas nouveau, tant les nominations de complaisance ont été au cœur de notre système politique bien longtemps avant la victoire de François Hollande. Sauf que dans ce domaine comme dans bien d’autres, le changement se fait sacrément attendre en matière de neutralité de la haute administration publique.

Jack Lang, dont on rappellera au passage qu’il a soufflé en septembre dernier sa 73e bougie et qu’il ne saurait décemment incarner le renouvellement si présent dans le Novlang socialiste, vient donc d’être nommé à la tête de l’Institut du Monde arabe en remplacement de Renaud Muselier, ex-député et ministre UMP.

Plus politique et violente encore, l’éviction la semaine dernière d’Arno Klarsfeld de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) à la tête duquel il avait été nommé en 2011. Son remplaçant, Rémy Schwartz, n’a pas le pédigrée politique d’un Jack Lang, mais le message n’en est pas moins clair : un symbole de la sarkozie éliminé par décret du président de la République.

Autre nomination éminemment politique intervenue en ce début d’année. La direction du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) change de main… Enfin façon de parler, puisque l’ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin quand il était à Matignon, Olivier Schrameck, succède à l’ex-dir cab du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin (Michel Boyon). Ou le changement dans la continuité.

Cette valse des nominations de fin d’année fait suite à bien d’autres évictions qui émaillent le Journal Officiel depuis juin. Le préfet de police de Paris Michel Gaudin, le directeur de la police nationale Frédéric Péchenard et le patron de la DCRI Bernard Squarcini, évincés dans les semaines qui suivirent l’alternance.

Le procureur de Paris, Philippe Courroye, a également payé sa trop grande proximité avec Nicolas Sarkozy et été muté (placardisé diront les mauvaises langues) auprès de la Cour d’appel de Paris.

D’autres nominations, moins spectaculaires, ont également ébranlé le corps préfectoral. Les préfets et préfets de région, suspectés de sarkozysme sont progressivement remplacés par de jeunes énarques socialistes qui attendaient leur tour depuis plus de dix ans.

Les mœurs politiques françaises sont ce qu’elles sont. Il n’est d’ailleurs pas illogique que l’appareil administratif d’Etat soit piloté par des personnalités compatibles avec le gouvernement.

On confine en revanche à la tartuferie quand on réalise que le Parti socialiste en général et François Hollande en particulier se sont drapés dans des postures morales tout au long du mandat précédent pour dénoncer le népotisme de la droite.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Politique