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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 03:34
SANTE - L'étude montre que les riverains non professionnels présentent cinq fois plus de résidus de pesticides que ceux habitant loin des vignes.

SANTE – L’étude montre que les riverains non professionnels présentent cinq fois plus de résidus de pesticides que ceux habitant loin des vignes.

Une enquête publiée ce mardi démontre, par des analyses capilaires, la forte exposition aux pesticides chez les salariés viticoles mais aussi chez les riverains vivant au coeur ou à proximité des vignes bordelaises.

Pour François Veillerette, porte-parole de Générations Futures, pas de doute: « le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, doit prendre le taureau par les cornes ». Cette association spécialisée dans la question des pesticides a demandé au laboratoire Kudzu Science, localisée à Strasbourg, d’analyser les mèches de cheveux de 25 personnes.

Il s’agissait de comparer le taux d’exposition de 15 salariés viticoles du Médoc avec 10 salariés non viticoles, dont 5 riverains des vignes, et 5 autres témoins vivant loin des vignobles.

Les résultats sont « extrêmement nets ». L’enquête Apache (Analyse de Pesticides Agricoles dans les CHEveux) publiée ce mardi, démontre une présence de pesticides plus élevée chez les salariés viticoles et les riverains vivant au coeur des vignes bordelaises.

Il est urgent d’augmenter la distance séparant les zones cultivées des zones habitées

Tous les salariés viticoles testés ont des résidus de pesticides présents dans les cheveux. 11 fois plus que chez les non professionnels habitants loin des vignes. Chez 4 des 15 salariés viticoles, le laboratoire comptabilise même 10 pesticides différents.

Pire, selon les résultats de cette enquête menée en octobre-novembre 2012, les riverains non professionnels présentent 5 fois plus de résidus de pesticides que ceux habitant loin des vignes.

Un risque de favorisation des cancers

« Une répétition de faibles doses mais sur le long terme, peut favoriser des cancers car 45 % des molécules retrouvées sont classées comme cancérigènes possibles en Europe et aux USA. Et plus de 36% sont suspectées d’être des perturbateurs endocriniens », déplore François Veillerette. Mais les analyses effectuées sur les cheveux sont-elles fiables?

Les vaisseaux sanguins, irrigant la racine, véhiculent les polluants auxquels l’organisme a été exposé et les fixent dans la structure capillaire. « La substance piégée dans les cheveux est identifiable pendant longtemps. Ainsi il a été retrouvé des traces de coca dans des cheveux mayas », explique Vincent Peynet.

« Les cheveux poussent en moyenne d’un centimètre par mois. Avec les trois premiers centimètres, nous retraçons l’exposition de l’individu aux substances toxiques sur les trois derniers mois grâce à un biomonitoring permettant de suivre une molécule dans le temps. On dépose les mèches dans la machine. Et le résultat tombe automatiquement 20 minutes plus tard », explique le directeur du laboratoire alsacien.

« Il est plus facile de retrouver les molécules telles qu’elles ont été utilisées dans les cheveux car dans le sang ou les urines, les molécules chimiques sont métabolisées », affirme le laboratoire qui a recherché 35 molécules différentes, dont 27 sont actuellement autorisées. « La preuve que même les produits autorisés peuvent être dangereux « , dénonce l’ONG commanditaire de cette enquête. Cette dernière espère que les résultats publiés mardi 19, vont déclencher une action publique efficace.

Trois mesures d’urgence

« Nous attendons que le plan Ecophyto, lancé en 2008 et issu du Grenelle de l’Environnement soit enfin mis en oeuvre », explique François Veillerette. La situation est alarmante puisqu’en 2012, l’utilisation des pesticides a augmenté de 2,5%, alors que ce plan prévoyait de diviser par 2 leur usage d’ici 2018.

« Il est également urgent de retirer les polluants les plus dangereux du marché et d’augmenter la distance séparant les zones cultivées des zones habitées », alerte-t-il. « Une véritable agriculture moderne se doit de proposer des produits de qualité sans exposer ses ouvriers », insiste le militant écologiste, à quelques jours du 50e Salon de l’Agriculture.

Si cette étude n’a pas la prétention d’être scientifique, en raison du faible échantillonnage effectué, en revanche « les résultats sont tellement nets qu’une étude scientifique à plus grande échelle dirait la même chose », a assuré le président de Générations Futures.

De son côté, le directeur de Kudzu Science a révélé à L’Express avoir reçu une demande émanant de la région Poitou-Charentes, afin de réaliser le même type d’étude mais, cette fois-ci, sur 250 personnes volontaires. Des résultats à croiser avec ceux de l’enquête Apache.

Source : L’Express

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Santé - Science