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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 01:06

Reinhart et Rogoff (2009, 2010) ont découvert que, historiquement, après une crise bancaire, la dette publique, en moyenne, doublait, ceci pour renflouer les banques et pour stimuler l’économie. Ils ont également montré qu’une crise de la dette souveraine suivait habituellement.

Il n’est donc pas surprenant que nous ayons vu l’Islande, la Grèce, l’Irlande, la Hongrie et le Portugal se tourner  vers l’UE / BCE et / ou le FMI pour obtenir une aide financière afin de refinancer leurs dettes publiques pour éviter le défaut.

La nécessité de passer à des sources d’énergie alternatives avec les énormes investissements financiers que cette tâche représente  combinée à la présence simultanée d’importantes dettes publiques et privées peuvent constituer un scénario catastrophe.

 

La dette publique en pourcentage du PIB (2009/2010) tiré de « CIA Factbook (2010) ».

Friedrichs (2010) met également en garde les pays qui peuvent choisir  plusieurs trajectoires sociologiques après le pic pétrolier:

- ils peuvent poursuivre un militarisme prédateur comme le Japon, avant la Seconde Guerre mondiale,

- un repli totalitaire comme la Corée du Nord,

- s’adapter socio-économiquement comme Cuba après la chute de l’Union soviétique.

Compte tenu des conflits du siècle dernier et des stocks d’armes militaires importants détenus par les nations modernes (en particulier les États-Unis, qui dépensent pour leur armée presque autant que tous les autres pays du monde réunis – SIPRI, 2011), il n’y a tout simplement aucune garantie que la période relativement paisible que connaissent actuellement dans les pays développés et qui propice à de rapides transitions des sources d’énergie puisse continuer beaucoup plus longtemps.

Il est inexact de dire que nous avons déplacé nos consommations du charbon au pétrole. En fait, nous utilisons plus de charbon maintenant que nous n’en avons jamais utilisé (AIE, 2010). Nous n’avons jamais quitté l’âge du charbon. Le défi du passage à des sources d’énergie alternatives quand une des sources particulièrement importante est la baisse, le pétrole, ne doit pas être sous-estimée.

Production de pétrole brut. la consommation et les exportations de l’Indonésie (à gauche) et de l’Égypte (à droite). l’augmentation de la consommation intérieure couplée à une baisse de 1/3 de la production nationale a fait de l’Indonésie un importateur net de pétrole seulement 12 ans après son pic de production. l’Égypte a perdu la totalité des recettes d’exportation et va bientôt suivre l’Indonésie pour devenir un importateur net de pétrole. Source: BP Statistical Review (2010).

Hirsch (2010) souligne qu’un programme d’urgence pour créer des économies de carburants liquides et d’autres combustibles liquides peut être en mesure à un moment donné, de compenser la production de pétrole à la baisse. Hirsch (2008) estime que l’économie mondiale va se contracter. Dans son scénario le plus optimiste, en utilisant un taux de 4% de contraction par an, il faudrait 10 ans pour qu’un programme de transition puisse voir le jour.

Cette économie représente pour les gouvernements une série de problèmes qui ne sont pas faciles à résoudre. Les promesses faites à l’ensemble des citoyens, certaines sous forme de programmes d’aide sociale, les pensions et les contrats du secteur public, seront impossibles à tenir dans une économie déclinante.

Pression à la baisse sur les salaires et activité commerciale réduite feront baisser les recettes fiscales. Avec la baisse des revenus et des exigences accrues sous la forme d’aide sociale par des citoyens de plus en plus pauvres, il est difficile de voir comment la dette publique accumulée (et croissante) peut être payée sans inflation galopante.

Bien qu’il soit encore difficile de savoir si la réponse du gouvernement sera l’hyperinflation (pour minimiser les dettes) ou le défaut de paiement – ou les deux – il est peu probable que le statu quo se poursuive.

Les gouvernements peuvent ne pas être prêts à dépenser de l’argent pour sauver des entreprises (comme les plans de sauvetage d’entreprises automobiles aux États-Unis) et devraient être préparés à l’augmentation du chômage dans les secteurs vulnérables.

Afin de minimiser le potentiel de discorde sociale, les gouvernements devraient immédiatement commencer à planifier la contraction économique et à éduquer leurs citoyens aux risques de contraction économiques. Parce que la réduction de la pauvreté est fortement corrélée avec la disponibilité du capital (Banque mondiale 2001), que la contraction est due à la baisse de la production de pétrole, certains pays pourraient connaître l’inversion des gains et l’augmentation de la pauvreté.

Certains gouvernements peuvent aussi avoir à composer avec des émeutes alimentaires et des émeutes liées aux « carburants » comme en 2007 et 2008. D’autres formes de comportement de population, à savoir la thésaurisation de carburant et de nourriture, peuvent exacerber la situation et les gouvernements devraient se préparer en conséquence.

Production annuelle mondiale  brute « nouvelle production » (Barres bleues), nouvelles capacités de production nettes de pétrole (Ligne verte), le Déclin annuel (Barres Grises). Source: Groupe de travail de l’industrie du Royaume-Uni sur le pic pétrolier et la sécurité énergétique (2010)

La préparation d’un scénario dans lequel le capital et l’énergie sont beaucoup plus chers que dans le « business-as-usual » est indispensable.

Article complet en anglais Via Permaculture.org – Traduction & Adaptation : Le Blog de Wendy

  mots clefs : pétrole, banque mondiale,

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie