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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 01:10

Ce dimanche 7 juillet, lors des "Rencontres d’Aix-en-Provence", organisées par le think-tank "Le Cercle des Économistes", le Ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, s'est fait huer par un amphi rempli d'économistes distingués.

 
Par Charles Sannat.

À Aix-en-Provence se réunit tous les ans un tas d’économistes très sérieux qui font partie des grands médias, des grandes banques, des grandes universités et tout le tintouin. Des vrais sérieux. Bref, je ne sais pas si vous avez remarqué mais en général sérieux, langue de bois et politiquement correct sont des notions qui marchent ensemble, surtout si vous souhaitez garder votre place et votre fiche de paie bien grasse de la fin du mois. Mieux vaut savoir se taire et brosser nos élites dans le sens du poil.

C’est la première fois de ma vie que je vois et j’entends le Ministre de l’Économie se faire huer de la sorte par l’élite économique de notre pays.

C’est évidemment une très bonne chose mais cela révèle surtout le fossé immense, béant qui existe désormais entre un gouvernement d’une incompétence crasse et fondamentalement idéologue, subissant la situation sans aucune politique et les corps intermédiaires qui font tourner notre pays et les classes moyennes qui s’effondrent sous la double pression du chômage et des augmentations d’impôts.

Alors nous avons eu droit à un Moscovici pathétique expliquant sans convaincre que les hommes politiques et les économistes ne font pas le même métier…

Cette phrase, qui a provoqué également un petit moment d’hilarité dans la salle, prouve s’il en était encore besoin la bêtise de nos ministres qui décidément n’ont strictement rien compris au film qui se déroule sous leurs yeux.

Car Monsieur Moscovici, sachez que désormais, et depuis maintenant quelques années, c’est bien le poids d’une économie hypertrophiée et dans tous ses domaines qui conditionne fondamentalement tout acte politique. Sachez Monsieur le « ministre » avec un tout petit « m » que toute politique ne peut plus se définir par essence même que par rapport à l’économie. Nous pouvons mener une politique avec, une politique contre, une politique pour des systèmes économiques.

Depuis plus de 10 ans, ce gouvernement, comme ceux qui l’ont précédé, accompagne le développement d’un système économique et d’intérêts financiers privés en ayant abdiqué totalement toutes les prérogatives politiques, démocratiques et de souveraineté attachées aux mandats électifs confiés par les peuples.

Comment pouvez-vous dire que politiques et économistes ne font pas le même métier alors que tous les faits prouvent et montrent indubitablement que notre classe politique ne fait plus que servir la soupe à des groupes de pressions organisés sous forme de lobbies dans l’opacité la plus totale en étant, dans bien trop d’exemples, soumis à des conflits d’intérêt, dont le dernier en date touche ni plus ni moins que le Président Hollande, parfaitement "normal" dans ce monde d’argent et d’appât du gain dans la mesure où l’une de ses plus proches collaboratrices serait l’épouse du patron d’un très grand groupe français qui fabrique des tubes pour l’exploitation gazière et pétrolière… D’où la sortie de Madame Batho sur l’exploitation des gaz de schiste dans notre pays.

Nous n’envoyons presque plus de jeunes gens mourir dans des tranchées (ce qui constitue un progrès) mais comme le disait Mitterrand, la guerre est devenue économique et ses victimes sont les chômeurs et les peuples qui s’appauvrissent chaque jour qui passe pour conforter les bénéfices d’une petite caste de moins en moins nombreuse.

Aujourd’hui, plus que jamais dans l’histoire de humanité, la politique est devenue économique. Les politiques doivent reprendre en main l’économie et ne pas céder la politique et la démocratie à des intérêts privés. C’est pourtant ce qui se passe depuis trop longtemps. C’est ce qui explique notre incapacité collective à apporter des réponses à cette crise qui non seulement n’en finit pas (n’en déplaise à François Hollande) mais qui, on peut le prévoir sans se tromper, va s’aggraver, avec des conséquences sociales et sociétales dont nos concitoyens bercés d’illusions n’imaginent pas un seul instant l’ampleur des conséquences qu’ils devront affronter… et des drames qu’ils risquent de subir.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie