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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 01:36

Le Ratio Dette sur PIB de la Grèce fin 2011

Comme nous l’avons vu, la dette grecque fin 2011 était d’environ 355 Md€. Avec un PIB de 220 Md€, on a donc :

dette grecque

un ratio Dette / PIB fin 2011 de 161 %.

La détention de la dette grecque

dette grecque

dette grecque

(Pour mémoire, la liste détaillée figure dans ce billet)

En mai 2010, l’Union européenne a accordé 53 Md€ de prêts à la Grèce, et le FMI 20 Md€. C’est l’utilisation à ce jour de la fameuse ligne de crédit de 110 Md€ – il reste donc encore 37 Md€ de “promesses de prêt”.

La BCE a par ailleurs racheté sur le marché secondaire à des investisseurs pour 55 Md€ de dette. En ajoutant 27 Md€ de prêts publics divers, on arrive ainsi à 155 Md€ de dette grecque détenue par le secteur public international, qui n’est pas concerné par la restructuration.

La Participation du Secteur Privé

Arrive alors la fameuse “participation du secteur privé”, qui doit encaisser des pertes “volontairement”.

En effet, la Grèce va proposer à un investisseur ayant une obligation de 100 de l’échanger volontairement contre :

  • une obligation grecque valant 31,5, d’échéance 30 ans
  • plus une obligation du FESF de 15, d’échéance 1 an (pour la moitié) et 2 ans (pour l’autre moitié)
  • plus une obligation qui ne produira un intérêt de 1 % que quand la croissance reviendra

Les 2 étant de loi anglaise (donc il est plus dur de faire défaut…) et compensées par… ClearStream (sic.).

Soit 53,5 % de perte faciale. Mais comme les obligations auront un taux d’intérêt très faible de :

  • 2 % jusqu’en 2015,
  • 3 % de 2016 à 2020
  • 3,65 % en 2021 (il ne faut pas chercher à comprendre…)
  • et 4,3 % entre 2022 et 2042

la perte comptable est en fait de plus de 70 %.

Pour les plus concernés, le détail de l’opération est consultable ici, sur le site de l’Agence de la Dette Grecque, la PDMA.

Toutefois, rien n’oblige un détenteur à accepter l’échange. S’il ne le fait pas, la Grèce est censée lui rembourser ses 100 à l’échéance – sauf si elle fait défaut d’ici là. Mais à 70 % de coupe, on a bien affaire à un défaut sélectif, comme l’on souligné Standard & Poor’s et Fitch en dégradant à ce niveau la note de la Grèce. Pour ces agences, la Grèce a bel et bien fait défaut. D’un type particulier, mais c’est un défaut.

Au contraire, l’ISDA qui gère les CDS a décidé hier que ce n’était pas un défaut, et donc que les CDS ne marcheraient pas. D’un côté, cela n’est pas scandaleux, car un investisseur qui ne veut pas prendre des pertes le peut très simplement – en refusant l’échange. D’un autre, comme l’ISDA est surtout composée de banques, cela revient à dire que les assureurs viennent de décider qu’en fait le sinistre n’avait jamais eu lieu, et donc qu’ils ne paieront rien. Amusant non ? La prochaine fois, au lieu d’acheter un CDS pour vous assurer, brûlez directement l’argent, cela fera au moins des économies de chauffage…

Quoi qu’il en soit, on comprend qu’un investisseur qui a une obligation grecque de 100 d’échéance mi-mars n’a aucun intérêt à l’échanger contre 46,5 à échéance 2042 alors qu’on va la lui rembourser à 100 s’il la garde…

lire la suite :

http://www.les-crises.fr/retour-sur-le-plan-grec/

 

mots clefs : grecque, Grèce

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Publié par : CITOYEN ET FRANCAIS - dans Economie