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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 02:00

CANTINE

 

Cédric Balséra et Myriam Maiza sont musulmans. Trois de leurs quatre enfants – de 3, 6, 7 et 11 ans – sont inscrits à l’école privée de La Chapelle-Saint-Laurent.

En raison d’un changement dans leur emploi du temps, leurs enfants doivent rester à la cantine qui est gérée par la commune, et les repas sont confectionnés dans les cuisines de la maison de retraite.

« Nous sommes de culture musulmane et par habitude et tradition, nos enfants ne mangent pas de porc. Nous l’avons alors spécifié ».

« Lorsqu’il y a eu du porc au menu, nos enfants n’ont rien eu à la place. Ce n’est pas normal. D’une part parce que nous payons le même prix, et d’autre part parce que si nos enfants restent le ventre vide, cela les met carrément en danger » fulmine Cédric qui a même décidé de porter plainte contre Jean-Louis Potiron, maire de la commune de La Chapelle-Saint-Laurent, « car là dessus, je ne veux rien lâcher ». Et ce, malgré une rencontre entre les deux parties.


Pourtant, la loi est du côté du maire… qui résiste : « Il n’y a pas d’obligation qui s’impose dans ce domaine. Le choix relève de la compétence des conseils municipaux qui décident ce qu’ils veulent », assure M. Robuchon, directeur de l’association deux-sévrienne des maires de France (AMF 79).

« Les cantines ne sont donc pas obligées de s’occuper des confessions religieuses des uns et des autres. »

C’est d’ailleurs très exactement ce que stipule Dominique Baudis, Défenseur des droits, dans un rapport sur les cantines scolaires sorti en mars dernier*.

 

Furieux et croyant avoir trouvé la faille, Balséra réplique : « S’il n’est pas question de religions dans les cantines, pourquoi y sert-on du poisson le vendredi ? ».

Réponse de JPG : parce que tu es dans un pays de tradition judéo-chrétienne, banane.

Jean-Louis Potiron, le courageux maire de La Chapelle Saint-Laurent a tenu bon (ce qui n’est pas le cas partout), et a apporté la réponse suivante :

« Je ne porte aucun jugement de valeur sur quelque religion que ce soit. Mais j’ai fait le choix de ne pas répondre positivement à ces parents en fonction des fondements-mêmes de la République française basée sur la laïcité ».

« Et nous n’avons pas d’obligation dans ce domaine »

« Il ne me viendrait pas non plus à l’esprit de faire des menus spécifiques pour les catholiques ».

Quand au poisson le vendredi, « ce n’est pas systématique, et c’est plus une habitude qu’autre chose ».
D’ailleurs, puisque cela n’avait pas encore été fait, « et comme le préconise le Défenseur des droits dans son dernier rapport » (lire par ailleurs), le conseil municipal de La Chapelle-Saint-Laurent vient officiellement de prendre le 10 avril dernier la décision « de ne pas servir des menus adaptés aux convictions religieuses ».

Cependant, « le personnel communal a reçu pour consigne que les enfants concernés à la cantine se rattrapent d’une manière ou d’une autre avec autre chose dans le menu. C’est évident. Il n’est pas question de laisser les enfants le ventre vide ».

 

Bravo monsieur le Maire.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

* Dominique Baudis a publié en mars dernier un rapport sur le thème des cantines scolaires : « Concernant les revendications religieuses ou philosophiques » explique t-il, « il n’existe pas de texte législatif ou réglementaire imposant aux communes un aménagement des repas en fonction des convictions des parents. Les mairies devraient rappeler les règles de neutralité religieuse lors de l’inscription à la cantine. » Dans ce rapport, Dominique Baudis précise que « la cantine est de fait, un service public et donc soumis aux règles de services publics. Les maires n’ont aucune obligation de proposer des menus en fonction de la conviction religieuse. »

 

http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Actualite/Education/n/Contenus/Articles/2013/06/28/Pas-de-religion-au-menu-de-la-cantine-municipale-1528028

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Immigration