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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 02:17
dette publique reformes

© Trez - Le Cri du Contribuable

 

François Hollande nous a promis de «réenchanter le rêve français». En attendant il doit faire face à notre énorme dette. Il veut économiser 30 milliards sur le prochain budget.

 Réforme de notre politique du logement, suppression des subventions aux entreprises, privatisation de France Télévisions, réforme de la Politique agricole commune : les sources d’économies ne manquent pas. 

Par Claude Fouquet, docteur ès-sciences économiques, ancien ambassadeur de France.

1. Réformons notre politique du logement qui coûte plus de 25 milliards d’euros tirés de 41 types d’impôts et de l’argent des livrets A, argent qui ne va pas à la construction privée.

Ouvrons à la concurrence les 800 organismes HLM, qui occupent 83 000 fonctionnaires (un pour 52 locataires !).

Supprimons l’aide à la pierre pour ne conserver que l’aide à la personne.

Finissons en avec le ravalement obligatoire des façades. Il s’agit là  d’une dépense obligatoire aussi inévitable qu’un impôt.

Chaque m² coûte environ 100 euros. Comme il y a en moyenne 200 m² par façade, cela fait 20 000 euros par immeuble tous les dix ans.

Cela a l’inconvénient de fragiliser les pierres et donc notre patrimoine. Cela cause des nuisances au voisinage. Ce sont surtout des étrangers qui acceptent ces travaux pénibles. On encourage ainsi l’immigration, souvent illégale.

2. Supprimons les 70 milliards annuels de subventions aux entreprises.Elles n’ont pas besoin de subventions mais de liberté.

3. Privatisons France Télévisions, qui fait d’objet d’une enquête du Parquet de Paris pour « favoritisme et prise illégale d’intérêt. » Cela n’économisera que 2,7 milliards, mais les contribuables apprécieront la suppression de la redevance ajoutée à leur taxe d’habitation.

Cela aurait aussi l’avantage d’éteindre la plainte devant la Cour de Justice européennes de la Commission, qui considère que la taxe sur le chiffe d’affaires imposée aux opérateurs de télécommunications est contraire au droit européen.

4. Economisons 30 milliards avec une seule réforme, celle de notre politique agricole. Cela satisferait 95% des agriculteurs, tout en augmentant le pouvoir d’achat de tous les Français.

Elle nous coûte actuellement non pas 11 mais 31 milliards en aides directes, auxquelles il faut ajouter des centaines de milliards de surprix.

Car nous payons deux fois : par nos impôts, mais surtout en faisant notre marché. L’OCDE a calculé que les surprix des produits alimentaires correspondent à une taxe implicite de 25% imposée aux consommateurs européens. Plus que la TVA !

Actuellement, parmi les 24 premiers bénéficiaires de la PAC, chacun pour plus de cinq millions d’euros, il n’y a aucun agriculteur.

La Commission européenne propose, à partir de 2014, de plafonner les aides à 300 000 euros. C’est beaucoup trop. Remplaçons le maquis bureaucratique actuel de 300 subventions – attribuées dans des conditions peu claires – par une seule prime correspondant au revenu moyen agricole, soit 1 200 euros par mois, versée à tout exploitant d’au moins 10 hectares.

Comme il en reste à peine 270 000, cela coûterait moins de 4 milliards, au lieu des 30 milliards de subventions et des centaines de milliards de surprix.

Cela satisferait neuf agriculteurs sur dix et augmenterait le niveau de vie de tous les Français.

Nos fermiers pourraient produire ce qu’ils veulent, leur présence limitant les incendies et préservant la biodiversité. Point de régulations détaillées, mais de directives écologiques simples : débroussaillage, économie d’eau, limitation des engrais chimiques, des pesticides et de la pollution des nappes phréatiques.

Selon un rapport officiel la pollution agricole coûte au moins un milliard par an, soit 215 euros par personne.

Si demain l’UE annonçait la suppression de la PAC en 2013, les pays émergents y verraient une concession majeure, qui débloquerait le Cycle de Doha.

Dans ce cas, estime Pascal Lamy, [le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce, ndlr] 300 milliards de dollars seraient injectés dans l’économie mondiale, et d’énormes marchés s’ouvriraient à l’Europe.

La baisse des barrières tarifaires relancerait notre économie en favorisant nos exportations.

Claude Fouquet

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie