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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 01:11
A l'origine de l'initiative, de gauche à droite : Benjamin Rosmini, Loreleï Mirot et Gaëtan Achenza.
A l'origine de l'initiative, de gauche à droite : Benjamin Rosmini, Loreleï Mirot et Gaëtan Achenza.
A l'origine de l'initiative, de gauche à droite : Benjamin Rosmini, Loreleï Mirot et Gaëtan Achenza. (Photo Vincent Nguyen. Riva Press)
REPORTAGE

La petite dizaine de jeunes à l'origine de l'appel à une «Marche des républicains» le 8 décembre se retrouvait mercredi soir dans un café parisien.

Depuis lundi, ils ne s’étaient pas quittés. Sans toutefois se rencontrer. «On discute 24/24 sur les réseaux. Tout juste si je dors», résume Arthur Delaporte, étudiant à l’ENS de Lyon et tout récent adhérent au PS. Leur histoire commune a commencé le 11 novembre lorsque des manifestants liés à extrême droite ont hué François Hollande.

 

Loreleï Mirot, étudiante en sciences politiques à Paris, et stagiaire assistante parlementaire du député PS Yann Galut, est devant sa télé. «Ça a été le débordement de trop. On n'en peut plus de voir l’extrême droite s’imposer partout.»Twitter s’agite. Une question est retweetée à l’infini : «A quand une marche des républicains ?»


TRÈS JEUNES ET TOUS MILITANTS

.... Il y a même un lycéen, Hugo, 16 ans. Au mieux, ils ont déjà voté une fois dans leur vie. Mais ils sont militants. Au PS ou au Mouvement des jeunes socialistes (MJS), à SOS Racisme pour l’un d’entre eux. [...]

 

A plusieurs reprises, ils insistent sur le fait qu’ils veulent être «transpartisans». Tout en reconnaissant que l’enrôlement de militants UMP n’est pas chose facile sur un sujet aussi préempté par la gauche. Leurs CV très marqués PS ne plaident pas pour eux. A peine avaient-ils lancé leur appel que le Parti de gauche les accusait d’être les pantins de leur parti et de vouloir noyauter la marche «pour la révolution fiscale» annoncée par Mélenchon pour le 1er décembre, soit une semaine plus tôt. Ils aimeraient aussi élargir à des moins militants qu’eux.

A d’autres milieux surtout. Parlent des «jeunes de banlieues», sans vraiment savoir comment établir le contact.«Via les associations antiracistes», avance l’un. «Plutôt les réseaux sociaux», estime un autre. Le RER n’est pas une option envisagée.

[...]

Ils ont lancé leur «marche» sans penser réellement aux précédentes. De la Marche «pour l’égalité et contre le racisme» de 1983, ils ont entendu parler mais n’avaient pas forcément noté qu’elle avait 30 ans le 3 décembre. Leur référence, c’est le film qui sort prochainement avec Djamel Debbouze. [...]

Pour beaucoup, le «déclic» contre l’extrême droite est né cette année. Lors des manifs contre le mariage pour tous. Après la mort de Clément Méric.

Benjamin Rosmini, tout juste baptisé co-porte-parole, explique : «On voit cette droitisation de plus en plus présente. Des groupes comme le Printemps français ou le bloc identitaire qui passent sans arrêt à la télé. Et, face à ça, dans nos partis, aucune réaction, le vide. En organisant cette marche, on veut les secouer.»

Alice GÉRAUD
source Libération

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Politique