Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : CITOYENS ET FRANCAIS
  • CITOYENS ET FRANCAIS
  • : Revue de Presse Internationale : Géopolitique Religions Immigration Société Emploi Economie Géostratégie-INTERNATIONAL PRESS REVIEW ------ ОБЗОР МЕЖДУНАРОДНОЙ ПРЕССЫ
  • Contact

Rechercher

translator


 

En direct Flux de trafic

Flag Counter

mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 01:56

Addendum du 17.10.2013 : La mosquée de Tahiti interdite de culte par la mairie de Papeete

PAPEETE, mercredi 16 octobre – A peine inaugurée la veille, la mosquée de Tahiti s’est vu notifier par la municipalité de Papeete l’interdiction d’organiser le moindre rassemblement dans ses locaux du centre-ville. 

L’Imam Hishan El-Barkani a été reçu par Charles Fong Loy, le chargé des affaires d’urbanisme à Papeete, en fin de matinée pour être informé de cette décision : « Il ne peut plus recevoir de monde. Je lui ai interdit toute manifestation religieuse », a indiqué le 4e adjoint du maire de Papeete.

En tant qu’Etablissement recevant du public (ERP), le lieu de culte musulman est soumis aux dispositions du livre V du Code de l’aménagement de Polynésie française qui s’applique aux « enceintes dans lesquelles des personnes sont admises (…) ou dans lesquelles sont tenues des réunions ».

Le texte précise que « les travaux, aménagements ou modification, qui ne sont pas soumis au permis de construire ne peuvent être exécutés qu’après autorisation du maire » et à la lueur de l’avis préalable d’une commission de sécurité dont l’expertise doit être demandée par l’exploitant. La fermeture des établissements exploités en infraction aux dispositions du Code « peut être ordonnée par le maire » en vertu de ses pouvoirs de police.

Le Code précise aussi que cette décision doit être validée par un arrêté du Conseil municipal. Or, nul arrêté n’a été pris pour l’instant concernant cette affaire, par les élus de Papeete. 

Vives réactions dans l’opinion

(…)L’association religieuse, locataire au premier étage d’un espace d’une soixantaine de mètres carrés aménagé en mosquée « doit nous fournir au plus vite un dossier complet de sécurité en conformité avec les dispositions réglementaires et demander une visite de ses locaux par la commission de sécurité », ajoute Charles Fong Loy en guise de condition sine qua none à l’instruction par la mairie de toute demande d’agrément, pour permettre à la mosquée de recevoir du monde.

A peine inauguré, le lieu de culte musulman de Papeete se trouve sous le coup d’une interdiction de recevoir le public. Interrogé et vraisemblablement sous le choc, l’Imam El-Barkani n’a pas souhaité répondre à nos questions. 

Tahiti infos

                                               

Addendum du 16.10.2013 : Tahiti : tensions à l’ouverture de la première mosquée


L’ouverture d’une mosquée à Papeete fait… par 1ere-polynesie Merci à Pepito

Mais dans cette collectivité d’outre-mer à forte tradition chrétienne, la pilule passe mal pour beaucoup. Pétitions, groupes anti-mosquée, milliers de commentaires acerbes sur les réseaux sociaux.. L’accueil réservé au “Centre islamique de Tahiti” est plus que mitigé.

L’affaire prend de telles proportions que le site Tahiti-Infos, le premier à relayer l’information, a été contraint, pour la première fois, de fermer ses pages de commentaires sur les articles traitant du sujet.

“Je suis d’accord pour la liberté de religion, mais certainement pas celle de l’islam !”, pouvait-on lire, parmi la déferlante de commentaires, qui rivalisent d’idées reçues et de raccourcis souvent racistes. “Sa barbe [celle de l’imam] ne va pas faire long feu ici !”, menace un autre.

La mairie de Papeete a indiqué, de son côté, n’avoir pas reçu de demande pour transformer des bureaux en lieu de culte pouvant recevoir du public, et a jugé que la mosquée n’avait donc “pas d’autorisation pour ouvrir”.

“Ne pas tomber dans l’islamophobie”

À l’inverse, la présidence de la Polynésie française a estimé qu’il n’était “pas nécessaire d’obtenir une autorisation particulière.” Pour tenter d’apaiser les esprits, un communiqué a été publié le 15 octobre rappelant que “la République garantit la liberté du culte et la liberté de conscience sur tout le territoire national. Ce principe essentiel de nos libertés fondamentales est inscrit dans la Constitution française, et est naturellement valable en Polynésie française. Dans notre pays cohabitent parfaitement de nombreux cultes.” Et d’ajouter “bien que terre traditionnellement chrétienne, la Polynésie est aussi une terre accueillante, et il ne faut pas tomber dans l’islamophobie.”(…)

Mais les détracteurs de l’initiative ne comptent pas en rester là. Parmi eux, l’un des principaux partis d’opposition, A Ti’aPorinetia, a demandé que toute la lumière soit faite sur le financement de la mosquée, qui a vu le jour, selon Hishan El-Barkani, grâce à la générosité des musulmans de Polynésie.

France24

source

Partager cet article

Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Religions