Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : CITOYENS ET FRANCAIS
  • CITOYENS ET FRANCAIS
  • : Revue de Presse Internationale : Géopolitique Religions Immigration Société Emploi Economie Géostratégie-INTERNATIONAL PRESS REVIEW ------ ОБЗОР МЕЖДУНАРОДНОЙ ПРЕССЫ
  • Contact

Rechercher

translator


 

En direct Flux de trafic

Flag Counter

mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 19:45
napoleon_bonaparte
La Société nationale Corse Méditerranée, qui assure notamment la liaison maritime entre l'Île de Beauté et le continent, a déposé le bilan lundi. Le résultat de décennies de mauvaise gestion en grande partie liée au parasitisme des syndicats.

Quand on entend parler de la SNCM à la radio, c’est la plupart du temps pour entendre le mot « grève » dans la même phrase.

Bien sûr, selon la formule consacrée, on ne parle que des trains (ou des bateaux, en l’occurrence) qui arrivent en retard et jamais de ceux qui arrivent à l’heure, mais quand cela devient récurrent, des questions se posent. Surtout quand les bateaux n’arrivent pas en retard, mais n’arrivent pas… tout court.

Tant que la SNCM disposait d’un quasi-monopole sur les trajets entre la Corse et le continent, les usagers n’avaient pas d’autre choix que de se résigner. Et puis, jusqu’à 2006, la SNCM était détenue directement par l’État, ce qui lui permettait de continuer à profiter des injections continues d’argent public payées par les contribuables. (La SNCM continue cependant d’être subventionnée par l’État au titre de la « continuité territoriale » avec les deux départements corses.)

La SNCM n’est pas devenue privée pour autant en 2006. Son actionnaire majoritaire, Veolia Transdev, est détenue respectivement pour moitié par la Caisse des dépôts et consignations, donc par l’État, et par Veolia, dont le premier actionnaire est également… la Caisse des dépôts et consignations.

Mais même avec cette perpétuation du contrôle public de la SNCM, les actionnaires ont fini par décider que c’en était trop. La compagnie n’est pas rentable, mais comment pourrait-elle l’être avec des salariés qui travaillent cinq mois par an et ont longtemps eu comme pratique courante le « coulage », c’est-à-dire le partage entre les salariés des recettes de la buvette et du restaurant ? (Le journaliste du Parisien qui avait révélé ce scandale a été menacé de mort par la suite.)

À force d’être structurellement déficitaire et sous perfusion étatique (ce qui a conduit à sa condamnation par la Commission européenne), à force d’être au service de son personnel et non de ses usagers, la SNCM a fini par faire naufrage.

L’État décidera-t-il enfin de laisser la concurrence prendre le relais, ou va-t-il encore forcer les contribuables à renflouer cette épave ?

***

À noter que nous avions dénoncé cette situation en 2005, lorsque les syndicats de la SNCM avaient occupé le port de Marseille pour protester contre la « privatisation » engagée par le gouvernement :

DSC_0934

vu sur : http://www.contribuables.org/2014/11/sncm-les-syndicats-ont-tue-la-poule-aux-oeufs-dor/

Partager cet article

Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie