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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 01:26

En France, quand on ferme une activité, on est menacé d'expropriation ; quand on veut en créer une, on reçoit des aides publiques. Au motif de soutenir la création d'emplois et punir la destruction d'emplois, l'État empêche l'économie de fonctionner librement et de refléter les choix libres des individus.

Amazon est une méchante entreprise américaine qui détruit les emplois des gentils libraires chez qui plus personne ne va.

Ou plutôt, c'est ce qu'Amazon était jusqu'à ce qu'on parle de création de 1 000 emplois en Saône-et-Loire ; depuis, Amazon est une gentille entreprise qui crée des emplois dans une région sinistrée par la fermeture de l'usine Kodak et répond aux problématiques d'aménagement du territoire.

Dans une économie libre, les entreprises s'installent aux endroits qu'elles jugent plus avantageux. Par exemple, dans le cas d'Amazon, on imagine aisément que les critères de décision incluent les coûts de transport pour l'approvisionnement et la livraison, ainsi que les délais, le coût de la main-d’œuvre, l'emplacement de ses autres activités sur le territoire... 

Autant de critères auxquels s'ajoutent aujourd'hui les potentielles aides, versées de façon discrétionnaire par les entités territoriales de l'État. L'ennui, c'est que ce critère peut pousser les entreprises à privilégier les subventions sur la rationalité en choisissant non pas le meilleur emplacement pour leur activité, mais un emplacement favorable aux subventions. L'État, au motif de soutenir la création d'emplois, va donc rendre moins pertinent le calcul des entreprises qui ouvrent une activité.

En plus de perdre en pertinence, une entreprise qui accepte des subventions perd en indépendance. L’État, après avoir versé des subventions, estime avoir un droit de regard sur la vie de l'entreprise ; plus il offre d'argent du contribuable, plus il propose de faire surveiller l'entreprise par ses agents - de la même façon qu'en "finançant" l'école et la protection sociale dès la naissance, il estime avoir un droit de regard sur les activités de ses sujets. Un cadeau empoisonné que les entreprises auraient tort d'accepter, parce qu'il va à l'encontre de l'éthique.

La concurrence privilégie les meilleurs. Les choix des individus s'orientent vers les produits qu'ils jugent meilleurs et moins chers, ce qui ne laisse que peu de place aux entreprises peu performantes. La concurrence est juste quand elle se fonde sur les préférences libres des individus ; accepter des subventions publiques, c'est accepter que ses revenus ne proviennent plus des choix libres des individus mais de la contrainte.

Seul le choix librement consenti a une valeur ; en l'absence de choix ou d'alternative, les individus n'expriment rien d'autre que la contrainte qu'on leur impose. Il ne peut y avoir de valeur ou de morale dans un acte effectué sous la contrainte, ce qui est le cas de l'ensemble des dépenses réalisées par l’État au nom des citoyens : redistribution,subventions aux entreprisessoutien aux associations, aux ONG (sic) et autres pays ou rebelles en difficulté.

Mais il se trouvera longtemps des élus et autres représentants de l’État, heureux de se serrer la main devant les journalistes pour saluer les efforts qu'ils imposent aux contribuables, et des chefs d'entreprise adeptes du capitalisme de connivence, heureux de recevoir de l'argent qu'ils n'ont pas gagné.

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie