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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 01:46

A la suite du réferendum sur l’immigration, deux professeurs français vivant en Suisse publient une tribune dans « Le Temps » .

[Extraits] « Raciste, la Suisse ?»

Accuser la Suisse de racisme a quelque chose d’incongru pour qui vit dans ce pays qui accueille dans ses centres urbains jusqu’à 35% d’étrangers. Enoncée par des ténors politiques européens, et notamment français, ou par des membres ou des proches de la Commission de Bruxelles, cette accusation devient injurieuse.

Convient-il de rappeler à quel point les institutions européennes bafouent la lettre et l’esprit de la démocratie?

Le peuple, par la voie référendaire, refuse le Traité constitutionnel européen ? Qu’à cela ne tienne, il est aisé de trouver une majorité parlementaire suffisamment complaisante pour l’avaliser! Ailleurs, on fera revoter les populations jusqu’à ce qu’elles s’exécutent.

La Commission prépare en catimini un traité de libre-échange transatlantique qui va contribuer à mettre à bas un appareil réglementaire de protection de la santé et de l’environnement des citoyens.

L’Europe s’est petit à petit muée en empire néolibéral, instrumentalisant à des fins d’enrichissement d’un petit nombre des idéaux comme la libre circulation des personnes.

La Suisse n’est pas, à l’instar des autres pays européens, une démocratie uniquement représentative. C’est une démocratie directe où le peuple est appelé lors de votations à modifier directement la Constitution. Il s’agit d’une démocratie horizontale.

Les mesures de rétorsion européennes contre le peuple suisse, et tout particulièrement contre la jeunesse suisse avec la suppression des programmes Erasmus, heurtent les pédagogues que nous sommes.

Le désamour de cette Europe aussi hautaine que lointaine, repue de morgue, indifférente aux difficultés croissantes qui assaillent ses citoyens, ne peut que croître.

Faut-il être à Kiev, sous les coups d’une dictature brutale, pour encore désirer l’Europe?

Dominique Bourg, professeur à l’Université de Lausanne – Pierre Statius, professeur à la Haute Ecole pédagogique de Lausanne. Tous deux sont Français et vivent en Suisse

Le Temps

SOURCE

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans International