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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 03:05

L’historien Jean-Christian Petitfils fait une synthèse des connaissances historiques relatives à Jésus.

Ce que nous savons de lui, nous le tenons des Evangiles, de brèves notations chez des historiens romains et de découvertes archéologiques. La connaissance de l’époque et le recours à l’exégèse historico-critique éclairent l’ensemble.

Comment l’historien attaché à serrer au plus près la vérité du Jésus de l’Histoire peut-il œuvrer ? Il lui faut, bien entendu, faire appel à toutes les données à sa disposition: le contexte politique, économique, social, culturel du Proche-Orient du Ier siècle, les acquis indiscutables de l’exégèse historico-critique et bien sûr sans omettre les renseignements innombrables tirés des récentes fouilles archéologiques en Israël. Mais, en même temps, il doit s’arrêter devant l’inexplicable, sans l’enjamber ni le négliger.

L’authenticité des exorcismes, des miracles et a fortiori de la Résurrection n’entre pas dans son domaine de compétence. Il doit se contenter des faits, tout en restant ouvert à leur interprétation. Il ne peut assurer, par exemple, que Jésus a marché sur l’eau ou a transformé l’eau en vin, mais il remarquera que, dans les communautés chrétiennes qui ont porté les Evangiles, ces faits, considérés comme authentiques, ont pris une signification capitale.

Il lui est impossible de soutenir, au nom d’un positivisme hors d’âge, que la multiplication des pains n’a été qu’un banal partage fraternel de casse-croûtes tirés du sac: les Evangiles canoniques en parlent à six reprises, ce qui montre à quel point les esprits avaient été frappés par ce signe messianique. […]

 

Des textes anciens qui prouvent que Jésus a bien existé

Parlons des sources. Quelques notations peuvent être glanées chez Pline le Jeune, Tacite, Suétone et surtout Flavius Josèphe, ce Juif romanisé du Ier siècle qui évoque dans ses écrits la figure de Jean le Baptiste et celle de Jésus, «un homme exceptionnel» accomplissant des «choses prodigieuses». «La veille de la Pâque, dit le Talmud de Babylone, on pendit Yeshu le Nazaréen.» Mais tous ces textes anciens ne sont utiles que dans la mesure où ils prouvent que Jésus a bien existé. Même un polémiste ardent, très antichrétien, comme Celse au IIe siècle ne met pas en doute ce fait.

 

« La Vierge à l'Enfant » de Botticelli. Le peu d'éléments que les Évangiles fournissent sur la naissance de Jésus n'entrent pas en contradiction avec ce que les historiens savent de l'époque.
«La Vierge à l'Enfant» de Botticelli. Le peu d'éléments que les Évangiles fournissent sur la naissance de Jésus n'entrent pas en contradiction avec ce que les historiens savent de l'époque. Crédits photo : Mauro Magliani/©Electa/Leemage

 

Ce n'est qu'à partir du XIXe siècle que certains maîtres du soupçon traiteront très artificiellement Jésus comme un mythe ou un personnage imaginaire conçu à partir de citations du Premier Testament. Faut-il se tourner vers les Evangiles apocryphes? Ils ne nous apprennent pour ainsi dire rien du Jésus de l'Histoire.

Ce sont des écrits tardifs, emplis de légendes, certains imprégnés de doctrines gnostiques étrangères au christianisme. Il reste donc les quatre Evangiles canoniques, Matthieu, Marc, Luc et Jean.

À moins de sacrifier à une mode hypercritique de «déconstruction» qu'on ne trouve dans aucune autre science, on peut considérer que, compte tenu de leur datation - des écrits antérieurs à la destruction de Jérusalem en l'an 70, époque où beaucoup de témoins étaient encore vivants -, compte tenu aussi des techniques éprouvées de mémorisation pratiquées dans l'Orient ancien et d'une tradition orale rigoureusement contrôlée par les disciples et les apôtres, les Evangiles canoniques nous livrent des faits et des discours globalement fiables.

Le Figaro

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Religions