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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 02:48

Photo prise en 1997 par une délégation du programme alimentaire mondial.

 

Des transfuges échappés de Corée du Nord ont témoigné jeudi devant une commission de l'ONU sur la famine qui a sévi en Corée du Nord au milieu des années 1990. Selon ces témoignages, la lutte pour la survie qu'elle a provoqué a vite éliminé les plus faibles, handicapés, personnes âgées et jeunes enfants. "Les gens ne sont pas traités avec dignité en Corée du Nord, et parfois (ils sont considérés) comme des sous-hommes", a déclaré Ji Seong-Ho, qui a perdu une main et une jambe à 14 ans, alors qu'il tentait de voler du charbon.

Les handicapés mentaux ou physiques sont jugés comme "inutiles" pour la société, ajoute Ji, 31 ans, devant la commission d'enquête des Nations unies, qui examine pour la première fois officiellement les droits de l'homme sous le régime des Kim. Pyongyang, qui dément tout abus, ne reconnaît pas cette commission et a interdit à une délégation de l'ONU de se rendre au Nord.

Un million de morts

Lors de la famine de 1994-1998, qui a tué jusqu'à un million de personnes (pour une population de 20 millions), les Nord-Coréens consacraient toute leur énergie à trouver de la nourriture. Et ceux qui ne pouvaient pas se battre - les plus jeunes, les vieux et les handicapés - étaient plus vulnérables que jamais. "On avait des handicapés dans notre ville. Lorsque la situation alimentaire s'est améliorée, à la fin des années 1990, on ne les a plus vus. Ils étaient sans doute morts", ajoute le jeune homme, qui est parvenu à s'échapper de son pays natal en 2006.

Kim Hyuk, 32 ans, est devenu à la mort de sa mère un "ggotjeb", le terme coréen pour désigner les enfants des rues, qui mendient ou volent pour trouver à manger. Il avait sept ans. "Quand j'ai commencé cette vie, les gens nous donnaient à manger. Ça a changé avec la famine." Les enfants mouraient dans les rues. Des équipes policières étaient chargées de ramasser les survivants et de les envoyer dans des orphelinats, où beaucoup mouraient, mais à l'abri des regards.

 

"Il n'y avait rien sauf des feuilles de maïs réduites en poudre, qui constipaient. Je mangeais des lézards, des serpents, des rats et de l'herbe", dit Kim, qui a passé trois ans dans l'orphelinat. Sur les 75 enfants pensionnaires, 24 sont morts. Attrapé par la police lorsqu'il tente de passer la frontière avec la Chine, il passe 20 mois dans un camp de rééducation. Dans son baraquement, deux détenus seulement sur 24 survivront. Il est parvenu à fuir en Chine en 2000, avant de passer en Corée du Sud.

 

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans International