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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 01:25

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De nombreux Français s’inquiètent des brutales transformations subies
par notre pays.

« A-t-on encore le droit d’être Français ? » Telle est la question lancinante posée à la une deValeurs actuelles cette semaine. Le débat est ancien : les discussions sur la France et son identité se multiplient ces dernières années. C’est le signe incontestable que de nombreux Français s’inquiètent des brutales transformations subies par notre pays, et en viennent même à se demander s’il est encore possible d’être Français.

Ces interrogations sont légitimes : être Français n’est pas seulement une question individuelle. Les identités sont avant tout collectives. Les hommes ne sont pas indépendants les uns des autres et ne peuvent s’accomplir qu’au sein d’une communauté historique donnée. L’appartenance nationale n’est donc pas réductible à la possession d’une carte d’identité, ni même à la manifestation personnelle – aussi sincère soit-elle – d’un attachement au passé de cette nation ou d’un intérêt pour son avenir.

Afin d’être pleinement Français, il faudrait que notre communauté nationale s’imagine toujours un avenir en commun et accepte de s’inscrire dans la continuité de son histoire.

Mais par la volonté de dirigeants déracinés, la France a renoncé à ce projet collectif : voilà pourquoi il est plus difficile d’être Français aujourd’hui que par le passé.

Privé de sa souveraineté, son État a cessé de lui fournir les moyens de s’assurer un avenir pérenne et la maîtrise de son destin. Et faute de transmission historique et culturelle, l’unité de son peuple est mise à mal par l’installation sur son sol de populations qui trop souvent se désintéressent de tout ce qui existait avant leur arrivée.

Le rapport au passé et à l’individu, qui sous-tend le lien avec la France, constitue aujourd’hui la principale ligne de fracture politique. D’un côté se trouvent les partisans d’un monde où toutes les barrières s’estompent au nom de la liberté individuelle ; de l’autre des « réactionnaires » estimant que les hommes doivent se fondre dans une continuité historique et qui défendent donc la transmission de notre héritage national.

Force est de reconnaître que pendant longtemps l’emprise idéologique des thuriféraires de ce monde ouvert fut presque totale. Mais la société qu’ils ont produite est en train de s’écrouler.

D’abord en raison du vide identitaire dont elle accouche, alors que les hommes ont au contraire besoin d’être attachés à quelque chose qui les dépasse. Et aussi à cause des bouleversements sociaux et culturels que cela a engendré : tandis qu’on leur promettait le paradis sur terre, les Français assistent impuissants à l’inexorable dégradation de leurs conditions de vie.

Conséquence de ces profonds changements : nombre de Français sont angoissés à l’idée de voir leur pays s’effacer. Ils ressentent d’instinct que la nation est une structure protectrice qui permet aux hommes de vivre ensemble, et estiment donc que la restauration du cadre national est le meilleur remède aux maux qui nous accablent.

Ainsi, à défaut d’avoir, pour le moment, triomphé dans les urnes, les tenants d’une France éternelle poursuivant l’écriture de son récit national sont sur le point de remporter la bataille des idées.

  Il reste donc maintenant à sortir de cet engrenage politique pernicieux. Mais ce n’est pas une mince affaire. L’écrivain italien Antonio Gramsci est notamment resté célèbre pour avoir expliqué que « les victoires idéologiques précèdent toujours les victoires politiques ». Alors croisons les doigts.

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire