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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 01:23
BELGIQUE
  Victime du violeur en série Taufik Ahaddouch, Céline Camps témoigne.

Deux jours avant l’ouverture du second procès du violeur en série Taufik Ahaddouch devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, l’une de ses victimes témoigne avec beaucoup d’émotion et de courage. Céline Camps, une Bruxelloise âgée de 28 ans, revient sur son agression de 2009 et nous parle de son combat contre les viols impunis.

Taufik Ahaddouch est surnommé le violeur du métro car c’est là qu’il abordait la plupart de ses victimes. Mais c’est à son propre domicile que Céline Camps a été violée. Le 29 septembre 2009, une semaine avant ses 25 ans. "Vers 5 h du matin, il est rentré dans mon appartement, où je vivais seule, par une fenêtre pas bien fermée. Il m’a prise à la gorge et m’a dit qu’il me tuerait si je faisais un seul bruit. Je ne sais pas combien de temps ça a duré. C’était comme si j’avais quitté mon corps."

Tétanisée, Céline a fait appel à une amie pour la conduire à l’hôpital. "Cet homme avait éjaculé dans mon corps et je suis allée directement à l’hôpital pour qu’ils prélèvent de l’ADN, mais ils m’ont fait attendre durant des heures parce qu’il fallait un numéro de P-V. Une fois la police venue, j’ai été examinée par un assistant qui était très nerveux et qui m’a mise mal à l’aise en insinuant que je faisais semblant. Je n’ai pas du tout été traitée comme une victime."

Mais le calvaire ne s’arrête pas là. Les deux années qui ont suivi le drame furent extrêmement pénibles. 

"Trois jours après le viol, je devais commencer un nouveau job comme photographe pour une grande société. Mais cela ne s’est pas bien passé. J’étais mal dans ma peau, j’avais des crises d’angoisse.

Dès le lendemain des faits, Céline a déménagé. "Mais j’avais quand même tout le temps peur chez moi. Pendant deux ans, rien de bien ne m’arrivait. Alors j’allais dans les cafés avec des amis. En fait, j’étais bourrée tous les soirs. C’était la seule façon d’oublier."

Mais il y a deux ans, Céline a eu un déclic. "J’ai accepté le fait que j’avais vécu quelque chose de grave et j’ai décidé de me reposer pendant un an. J’ai fait de petits voyages et j’ai commencé l’équitation dans un manège d’hippothérapie, ce qui m’a permis de retrouver de la stabilité et la sérénité."

Céline attend désormais le procès avec une certaine forme d’impatience. "Je veux qu’il soit présent. Je veux une confrontation. Cela fait peur mais je n’aurai pas peur. Je vais le regarder droit dans les yeux pour lui montrer que je suis plus forte que lui et que c’est plutôt lui qui devrait avoir peur de moi. Je veux qu’il voie qu’il ne m’a pas cassée."

Le procès de Taufik Ahaddouch a déjà été reporté à deux reprises, les 26 février et 30 avril derniers. "La première fois parce qu’il n’avait pas d’avocat et la seconde parce qu’il a demandé une remise. À chaque fois, les victimes sont venues pour rien alors qu’elles avaient pris leur courage à deux mains. Même en prison, il nous emmerde. Je ne comprends pas qu’il ait les mêmes droits que nous !"

Céline se bat maintenant pour une plus grande sensibilisation de la justice et de la police concernant le viol, pour un meilleur suivi des coupables et un meilleur accueil des victimes.

Si la jeune Bruxelloise accepte de livrer son histoire, c’est donc avec l’espoir que les choses changent."Quand je raconte tout ça, je mets plusieurs jours à m’en remettre. Mais je veux tellement que cela change pour les générations après nous. Cette histoire me fait souffrir et c’est le seul moyen d’en ressortir quelque chose de positif."

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Société