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15 mars 2019 5 15 /03 /mars /2019 17:21

La croissance française va bel et bien subir un ralentissement au premier trimestre, selon la Banque de France qui a revu sa prévision à la baisse. Cependant, l’institution se montre relativement optimiste sur le long terme.

La France devrait connaitre au premier trimestre une croissance de 0,3%. La Banque de France a abaissé sa propre prévision de 0,1 point pour plusieurs raisons extérieures au pays. Plusieurs pays de l’Union européenne, plus exposés que la France aux échanges commerciaux internationaux, subissent de plein fouet les turbulences économiques actuelles ce qui, par ricochet, dégradent l’activité hexagonale.

L’Allemagne et l’Italie en particulier vont notamment en subir les conséquences avec des croissances bien plus faibles que prévu dans les prochains mois, selon les économistes. Autre partenaire de la France en difficulté : le Royaume-Uni, qui ne sait plus où donner de la tête en raison du Brexit.

Tenir bon

Malgré ces difficultés, la France pourrait tenir bon sur le front de la croissance à moyen et à long terme. La Banque de France relève ainsi le pays est moins soumis aux aléas des échanges commerciaux que d’autres pays. Par ailleurs, les quelque 11 milliards d’euros mis sur la table par le gouvernement pour répondre aux revendications des « gilets jaunes » vont soutenir le pouvoir d’achat et la consommation des ménages.

Enfin, la situation économique du pays n’est pas si mal orientée : le chômage poursuit sa lente descente malgré une croissance modeste.

Optimisme modéré

L’institution se veut donc modérément optimiste. La Banque de France estime que la passe actuelle n’est qu’un trou d’air, ce n’est en aucun cas une « récession » et le ralentissement n’est que « temporaire ».

De quoi espérer des jours meilleurs sur le front de la croissance, ce d’autant que les indicateurs restent bien orientés : la production industrielle ainsi que l’activité dans la construction et les services demeurent en croissance.

source

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans économie Francaise
18 février 2019 1 18 /02 /février /2019 12:50

La France ne brille pas à l’export. Le constat est partagé unanimement, mais des économistes remettent en cause le diagnostic habituellement avancé pour expliquer ces mauvaises performances. Plutôt que d’un manque de compétitivité, le pays pâtirait surtout du choix des multinationales de délocaliser leurs usines.

Une fois n’est pas coutume, la France a de nouveau enregistré un déficit commercial en 2018. Il se chiffre cette fois-ci à 59,9 milliards d’euros. Pendant ce temps, ses voisins continuent d’engranger des milliards. L’excédent commercial de l’Allemagne, qui se tasse ces dernières années, a atteint 227,8 milliards d’euros, quand l’Italie affiche un surplus cumulé de 36,1 milliards d’euros sur les onze premiers mois de l’année.

Le mal français est connu: les exportations manquent cruellement de dynamisme. La plupart des secteurs ont perdu environ 40% de parts de marché en vingt ans, à l’exception de l’aéronautique où elles augmentent, notamment grâce à Airbus.

Le diagnostic selon lequel la France souffre d’un déficit de compétitivité est largement partagé. Pour y remédier, les politiques ont multiplié les mesures depuis la crise. (…)

La baisse du coût du travail mal ciblée

On entend souvent cette petite musique selon laquelle: produire en France est trop cher. Ce déficit de compétitivité prix expliquerait pourquoi les autres grands pays européens sont meilleurs à l’export. Il est vrai qu’entre 1999 et la crise de 2008, le coût du travail a augmenté plus vite en France qu’en Allemagne. Cela explique, en partie, pourquoi la croissance des exportations françaises a été plus faible que celle des exportations allemandes sur cette période.

Mais depuis, ce principe ne se vérifie plus, remarque l’étude du CEPII. À partir de 2011, le coût du travail augmente moins vite en France qu’en Allemagne. Pourtant, c’est toujours outre-Rhin que la croissance des exportations est la plus forte.(…)

Des investissements mais pas plus d’exportations

De cette question du coût du travail découle une autre explication de la sous-performance tricolore à l’export. Il est fréquent d’entendre que, si l’Allemagne fait mieux, c’est parce que la baisse du coût du travail dans les années 2000 a permis aux entreprises de dégager plus de marges, plus de profits. Elles les ont ensuite réinvestis, par exemple dans l’achat de nouvelles machines pour améliorer la qualité des produits ou dans le marketing pour améliorer leur image de marque. En somme, pour améliorer ce qu’on appelle compétitivité hors prix.

Le rapport Gallois, pour la compétitivité de l’industrie française paru en 2012, a repris cette idée, prônant des mesures de baisse du coût du travail pour que les entreprises dégagent plus de marges et investissent. C’est toute la logique du CICE et du Pacte de responsabilité.

Pourtant, « il n’y a pas de différence majeure de niveau d’investissement entre la France et l’Allemagne sur les vingt dernières années », observe Vincent Vicard du CEPII. Ce n’est donc pas cela qui peut expliquer la différence de performances à l’export entre les deux pays. D’autant plus que l’investissement en Allemagne a chuté au début des années 2000, pile au moment où les exportations du pays décollaient.

Concevoir en France et fabriquer à l’étranger

En revanche, les auteurs de l’étude ont relevé une spécificité française: les entreprises font peu d’investissements « matériels » (achat de machines), mais énormément d’« immatériels » (logiciels, recherche et développement…). Autrement dit, elles investissent beaucoup mais pas dans des activités de fabrication, ce qui pourraient expliquer pourquoi cela n’a pas d’effet probant sur les exportations.

Cette exception tricolore peut s’expliquer par le poids des multinationales dans l’économie et leur mode d’internationalisation. Les grands groupes auraient décidé de garder les activités de conception ainsi que leur siège social en France et de produire à l’étranger, suggère une étude de France stratégie et de la Fabrique de l’industrie (un organisme co-présidé par Louis Gallois) publiée en octobre. L’importance du crédit impôt recherche en France aurait accentué cette « dissociation », d’après l’étude du CEPII.

Le secteur de l’automobile est un exemple révélateur de ce phénomène. Alors que deux Clio sur trois destinées à être vendues dans l’Hexagone sont produites en Turquie, le seul « technocentre » du groupe Renault (où sont conçus les véhicules) est toujours installé près de Versailles. Les autres marques françaises n’échappent pas à la règle.

Pourquoi les entreprises françaises font-elles ce choix de tout fabriquer à l’étranger plutôt que d’exporter depuis la France? 

bfmtv.com

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans économie française