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31 mai 2019 5 31 /05 /mai /2019 16:54

L’Union des Démocrates Musulmans Français a réuni 0,13% des voix lors élections européennes. Un score faible qui n’a pas empêché la liste de faire jeu égal avec de grands partis dans certains quartiers, notamment en banlieue parisienne. Le politologue franco-syrien Bassam Tahhan, présent sur cette liste, analyse ces résultats pour Sputnik.

 

«Je peux d’ores et déjà vous annoncer que de nombreuses communes représenteront l’UDMF aux prochaines Municipales.»

La motivation de Nagib Azergui, leader de l’Union des Démocrates Musulmans Français (UDMF), n’a pas été entamée par son faible score aux Européennes. Avec 0,13% des voix, la liste «Une Europe au service des peuples» n’a pas réussi à mobiliser en masse l’électorat musulman. Du moins pas au niveau national.

Car dans certains quartiers, notamment en banlieue parisienne ou à Maubeuge, dans le nord de la France, l’UDMF a obtenu des scores élevés, faisant jeu égal avec d’autres formations politiques bien plus installées dans le paysage politique français. 7,43% à Garges-Lès-Gonesse dans le Val-d’Oise, 6,77% à Mantes-la-Jolie dans les Yvelines, plus de 6% à Montereau-Fault-Yonne en Seine-et-Marne, à La Courneuve en Seine-Saint-Denis ou encore à Chanteloup-les-Vignes dans les Yvelines.

À Jouè-Les-Tours, Nagib Azergui a même promis «le grand remplacement dans les urnes de la République».

Des ambitions qui lui attirent des critiques. Si Nagib Azergui s’est toujours défendu de tout communautarisme, les adversaires de l’UDMF, au contraire, le dénoncent. La spécialiste du monde arabo-musulman Sophie de Peyret a récemment publié un article sur le site du Figaro afin de fustiger le «communautarisme religieux assumé» dont fait preuve, selon elle, l’UDMF.

Sputnik France a donné la parole au politologue franco-syrien Bassam Tahhan, qui était présent sur la liste de l’UDMF pour les élections européennes. Avec lui, nous avons discuté des résultats du parti, de sa réputation sulfureuse et de ses ambitions. Entretien.

Sputnik France: 0,13% au niveau national, c’est le score de l’UDMF lors de ces élections européennes. Vous êtes déçus?

Bassam Tahhan: «Non, pas du tout. Nous avons obtenu plus de 28.000 voix, pour une première fois c’est encourageant. 19e sur 34 listes, c’est plutôt encourageant. De plus, nous avons battu des listes identitaires comme celle de Renaud Camus ou la liste royaliste. Enfin, il y a des raisons objectives concernant notre résultat.»

[…]

Sputnik France: à Jouè-Les-Tours, Nabil Azrgui a promis «le grand remplacement dans les urnes de la République». Vous comprenez que l’UDMF puisse faire peur?

Bassam Tahhan: «à chaque fois que l’on parle de l’UDMF, c’est justement pour faire peur. J’ai l’impression qu’une certaine presse s’est servie de nous pour affoler les électeurs et les pousser à aller voter en jouant sur la peur de l’islam. 

Sputnik France: Votre liste a obtenu de bons scores dans certains quartiers de la banlieue parisienne. Parfois jusqu’à faire jeu égal avec les partis traditionnels. De bonne augure pour les Municipales?

Bassam Tahhan: «Oui. De toute manière, nous ne lâcherons rien. Notre but est d’impliquer les mal-nantis dans le jeu politique. En cela, nous rejoignons les Gilets jaunes. Nous n’avons pas confiance dans les partis traditionnels. Leurs responsables traînent pratiquement tous des casseroles. Les petits partis sont moins “pourris”. Nous sommes un petit parti. Peut-être que nous aurons le temps de réformer la France avant de nous faire corrompre (rires).»

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans élections européennes Elections
28 mai 2019 2 28 /05 /mai /2019 12:00

La vague verte des européennes annonce la constitution d'une majorité européenne avec les libéraux (auxquels LREM est affiliée) et les écologistes. Un rapprochement prometteur pour la macronie en vue des municipales et de la prochaine présidentielle.

La percée des partis écologistes aux élections européennes du 26 mai dernier, notamment en France et en Allemagne, va-t-elle changer la donne politique pour le parti d'Emmanuel Macron ?

Outre la réserve de voix que cet électorat jeune et urbain pourrait représenter pour La République en marche (LREM) en vue des prochaines municipales et de la présidentielle de 2022, les nombreux eurodéputés écologistes appelés à siéger au Parlement européen pour la mandature à venir pourraient offrir à la macronie une occasion de siéger parmi la majorité à Strasbourg.

Tel était en effet le pari de LREM pour ces élections : s'implanter dans l'hémicycle européen malgré une situation minoritaire, entre le PPE (droite) et le S&D (socio-démocrates).

Or, ces deux groupes parlementaires affichent un très net recul, avec 180 sièges pour l’un (23,97 %) et 152 pour l’autre (20,24 %), dû à la déroute des partis qui leur sont affiliés dans de plusieurs gros pays, notamment en France, en Allemagne, ou encore en Italie. Ils ne disposent plus à eux seuls de la majorité absolue, comme c'était le cas sans discontinuer depuis les premières élections européennes de 1979.

Théoriquement, les deux blocs auront donc besoin de s'allier avec d'autres groupes pour parvenir à former une majorité. L'ADLE (libéraux), groupe auquel LREM est appelé à s'affilier, est fortement pressentie pour en faire partie – en ce sens, le pari d'Emmanuel Macron, qui voulait implanter son parti dans le paysage politique européen et le rendre incontournable est réussi.

Mais, concrètement les écologistes, avec leurs 67 sièges, pourraient également être associés à la grande coalition qui se prépare.

Objectif 2022

Cette configuration inédite à quatre semble être celle sur laquelle misait LREM dès avant les résultats du scrutin. Ainsi, Stéphane Séjourné, directeur de campagne de Nathalie Loiseau, affirmait déjà le 10 mai dernier qu'une telle alliance incluant les écologistes était «probable».

La «vague verte» ayant porté Europe Ecologie Les Verts à 13,5% le 26 mai vient confirmer cette probabilité. «Le groupe dans lequel nous allons nous retrouver va être un groupe charnière qui va pouvoir en quelque sorte être un moteur dans la création d’une alliance progressiste et pourquoi pas avec les Verts», a confirmé Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, au lendemain des élections.

Ce 28 mai, c'est au tour du ministre de l'Ecologie François de Rugy, lui-même transfuge écologiste passé chez LREM, d'enfoncer le clou : «Nous devons tendre la main aux écologistes [...] Il y a une majorité à constituer au Parlement européen, moi je suis convaincu que les écologistes responsables ont toute leur place», a-t-il déclaré sur Radio Classique, citant en exemple les Verts allemands, qui «ont envie de travailler» avec LREM.

Au-delà de la constitution d'une majorité européenne, l'intérêt de la macronie pour les écologistes semble appelé à peser sur ses futures orientations stratégiques, notamment pour les élections municipales de 2020. A ce sujet, Sibeth Ndiaye a réagi de manière plutôt optimiste : «Voyons s’il y a des convergences sur le fond avec les écologistes au niveau européen ou au niveau municipal et avisons dans ce cas-là !»

Mais, derrière le vocabulaire soigné appelant à une convergence, l'intention de la majorité présidentielle est bel et bien de creuser ce qui apparaît comme un gisement de voix prometteur pour la prochaine élection présidentielle.

Cité par Le Figaro, un conseiller gouvernemental détaille sans circonlocutions les grandes lignes de ce que devrait être le positionnement de LREM pour les années à venir : «2022, va peut-être se jouer sur l'écologie : il y a une masse de personnes qui peuvent être retournées ds les 2 ans, c'est là que se situe le dernier réservoir de voix, on ne pourra pas siphonner davantage la droite et le PS.»

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans élections européennes Présidentielle 2022
27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 23:02

Peut-on relativiser le «sursaut» de participation alors qu’un électeur sur deux a choisi de bouder les urnes de l’UE ? Ainsi que la la «vague verte» quand leur score stagne dans plus de la moitié des pays membres, voire recule ?

Le brouhaha qui caractérise les soirées électorales ne favorise pas vraiment la distance nécessaire à l’analyse objective des résultats. Cela vaut tout particulièrement pour les élections européennes qui se sont déroulées du 23 au 26 mai.

Les élections, et non le scrutin, car il faut impérativement garder en tête ce constat : les électeurs ayant fréquenté les bureaux de vote se sont sans conteste déterminés en fonctions des enjeux nationaux et non des questions propres à l’UE.

La mise en avant de «grandes tendances» qui seraient communes à toute l’Union européenne est donc, à cet égard, particulièrement sujette à caution.

La «percée» verte (13,4%), inférieure à celle de 2009 (16%) qui fut sans lendemain, est tout de même à relativiser

Les dirigeants politiques, les commentateurs (qui leur sont proches) des soirées télévisées du 26 mai, de même que beaucoup d’éditorialistes des journaux du 27 au matin ont pourtant bien vite oublié ces nécessaires précautions.

[…] 

Quant à la France, la polarisation entre LREM et le Rassemblement national se confirme, voire se renforce. La «percée» verte (13,4%), inférieure à celle de 2009 (16%) qui fut sans lendemain, est tout de même à relativiser. D’autant que, même si la participation a grimpé de 42,4% à 50,1%, l’abstention demeure massive et reste un trait majeur de ce scrutin dans l’Hexagone.

Pourtant une constante sociologique est notable : l’électorat macroniste est largement dominé par les couches supérieures, les milieux aisés et «éduqués», un profil très proche, selon plusieurs enquêtes «sortie d’urnes» de celui des sympathisants des Verts, à l’âge près : tout se passe comme si les milieux bourgeois se répartissaient selon l’âge entre le vote écolo, plus jeune, et les sympathisants marcheurs, plus âgés.

En revanche, le Rassemblement national obtient plus que jamais ses meilleurs résultats au sein des milieux populaires, tout particulièrement parmi les ouvriers, et, à un moindre degré, les employés. Ceux-là mêmes qui forment par ailleurs les gros bataillons des abstentionnistes. Même s’il est trop tôt pour mettre en lumière des traits comparables dans une majorité d’Etats membres, il est probable qu’on puisse dégager de nombreux constats analogues.

Aussi diverses, voire confuses, qu’elles soient, les intuitions populaires pourraient ainsi souligner que la nature «de classe» de l’UE n’est pas une vue de l’esprit. Une piqûre de rappel précieuse pour la suite…

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans élections européennes
27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 13:17
Groupes politiques Nombre de sièges % de sièges
PPE – Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) 179 23.83%
S&D – Groupe de l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates au Parlement européen 150 19.97%
ALDE&R – Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe + Renaissance + USR PLUS 107 14.25%
Verts/ALE – Groupe des Verts/ALE – Alliance libre européenne 70 9.32%
ECR – Groupe des conservateurs et réformistes européens 58 7.72%
ENF – Groupe Europe des nations et liberté 58 7.72%
EFDD – Groupe Europe de la liberté et de la démocratie directe 56 7.46%
GUE/NGL – Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique 38 5.06%
NI – Membres non inscrits 7 0.93%

Autres – Membres nouvellement élus qui ne sont alliés à aucun des groupes politiques constitués au sein du Parlement sortant

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28 3.73%
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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans élections européennes
27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 12:42

Les détenus qui votaient par correspondance aux européennes ont placé en tête le Rassemblement national comme leurs compatriotes libres à l'échelle nationale. Le parti a rassemblé 23,52 % des voix des prisonniers inscrits et ayant voté par correspondance en devançant ainsi la France insoumise (19.68%) et La République en Marche (9%).

Le Rassemblement national est arrivé en tête des élections européennes, y compris chez les personnes détenues. Selon des chiffres communiqués le 26 mai au soir par le porte-parole du ministère de la Justice, le parti a rassemblé 23,52 % des voix des prisonniers inscrits et ayant voté par correspondance.

Si, dans le score national, un seul point sépare le Rassemblement national de La République En Marche, dans le vote des détenus, c'est la France Insoumise qui occupe la deuxième place en réunissant 19,68 % des voix, soit un écart de presque quatre points.

C'est ensuite la liste de La République en Marche (LREM) qui occupe la troisième place, avec 9 % des voix, talonnée par le parti Europe Écologie-les Verts (EELV), avec 8,93 %.

La liste de Génération.s conduite par Benoît Hamon se place en cinquième position (5,1 %), devant celles d'Urgence écologie et de Place publique. Florian Philippot (Les Patriotes) et François Asselineau (UPR) obtiennent respectivement 2,6 % et 2,4 %. Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) en recueille 2,3 %. La liste Les Républicains arrive en treizième position avec 1,9 %.

Les détenus ont expérimenté le vote par correspondance dans 165 des 188 prisons françaises. Selon Youssef Badr, le porte-parole du ministère de la Justice, 4.915 détenus étaient inscrits sur les listes. Le taux de participation final a atteint 84,78 %.

 

Au total, environ 50.000 personnes détenues disposent du droit de vote en France. Les détenus ont aussi la possibilité de voter par procuration ou lors d'une permission de sortir.

Selon les résultats des élections européennes publiés par le ministère de l'Intérieur le 27 mai, la liste conduite par Jordan Bardella s'est imposée avec 23,31% des suffrages à l'échelle nationale, en devançant celle soutenue par Emmanuel Macron à 22,41%.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans élections européennes
27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 12:34

Un succès mitigé pour le RN, un échec en demi-teinte pour LREM, une demi-surprise pour les écologistes et une opposition pour le reste atomisée, tant à droite qu’à gauche: tel est le paysage politique qui se dessine au lendemain des Européennes. Si les opposants à Macron veulent peser, il leur faudra opérer des révisions déchirantes.

Les élections européennes en France se sont déroulées sur des sujets essentiellement français. C’est le premier enseignement que l’on peut en tirer. Elles ont été un vote sur le bilan du Président.

C’est ce qui explique que le chiffre de l’abstention ait été nettement moins élevé qu’en 2014. Si les classes populaires, mais aussi les jeunes, se sont assez largement abstenus, le taux de participation est remonté de presque 8 points par rapport au niveau exceptionnellement bas de 2014.

L’échec d’Emmanuel Macron

Ces élections ont vu le succès relatif du RN, qui bat la liste LREM-MODEM-Renaissance, conduite par Nathalie Loiseau. L’échec relatif de cette liste, en dépit du soutien actif du Président, est à relever. Emmanuel Macron s’était en effet engagé au-delà de toute décence, au vu de sa fonction, pour la liste LREM. Cet engagement, à bien des égards scandaleux, n’a donc pas évité l’échec. Il est donc personnel et va se ressentir dans la capacité du Président à relancer sa politique. Emmanuel Macron se retrouve sur la défensive et un peu plus discrédité, que ce soit au niveau national ou à l’échelle européenne.

Le succès de la liste RN emmenée par Jordan Bardella est incontestable, mais ce n’est nullement un triomphe. Le RN peine à retrouver le score de 24% qu’il avait obtenu en 2014. L’échec de la liste Loiseau est cependant à relativiser pour deux raisons: la première est le score, au-dessus des 22%, de la liste LREM. Ce n’est donc pas un effondrement.

[…]

La seconde raison c’est l’effondrement, par contre, de la liste LR emmenée par François-Xavier Bellamy. Avec légèrement plus de 8% et la quatrième place, la liste LR enregistre une véritable déroute, qui ne pourra que mettre en cause la direction exercée par Laurent Wauquiez sur Les Républicains. Cette déroute s’explique par la polarisation entre le RN et LREM qui s’est imposée dans les dernières semaines de la campagne.

Un certain nombre d’électeurs LR se sont portés sur ces deux listes, et sans doute plus sur celle de LREM que sur celle du RN. Ce n’est pas étonnant. Emmanuel Macron est devenu, à travers le mouvement des Gilets jaunes, le symbole du parti de l’ordre. Il était donc naturel qu’une partie de l’électorat de droite légitimiste, une partie des électeurs de François Fillon au 1er tour de la Présidentielle de 2017, se soit retrouvée parmi les électeurs qui ont voté pour la liste LREM.

Les conséquences de cette situation sont contradictoires. Emmanuel Macron a, assurément, limité les dégâts et peut crier victoire à court terme. Mais, son réservoir potentiel de voix s’est réduit et il a épuisé ses réserves à droite. Cela aura des conséquences sur les élections municipales à venir en 2020, car Les Républicains ne peuvent espérer remonter qu’en se situant désormais dans une opposition franche et assumée à Emmanuel Macron.

Des listes communes apparaissent désormais moins probables au niveau municipal. Or, c’est à travers ces élections que se jouera ou se perdra la capacité de LREM à s’enraciner localement, ce qui est la condition de sa pérennisation et donc de la capacité d’Emmanuel Macron à se représenter en 2022.

Une opposition en miettes?

Il n’en reste pas moins que, fors le RN, l’opposition à Emmanuel Macron est en miettes. La force de ce dernier vient de la faiblesse de ses adversaires. Ils ne peuvent espérer refonder leur légitimité et construire les conditions de leur unité qu’au travers des comités pour le recueil des 4,7 millions de voix qui sont nécessaires pour que le référendum sur la privatisation d’ADP ait lieu.

L’engagement dans cette campagne sans calcul d’appareil et sans exclusive sera donc le test dans les semaines qui viennent pour savoir si une opposition à Emmanuel Macron est capable de se reconstituer, de rebondir et de travailler ensemble, ce qui sera la clé de son succès.

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans élections européennes
27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 10:01

L’âge, entre autres critères, joue beaucoup dans le profil des abstentionnistes : six Français sur dix âgés de moins de 34 ans ne sont pas allés voter à ces élections européennes.

 

… plus on est jeune, plus on s’est abstenu. 61% des 18-24 ans ne se sont pas déplacés aux urnes, 60% des 25/34 ans. À l’inverse, les 70 ans et plus ont été 35% à s’abstenir (38% des 60/69 ans, 49% des 50/59 ans, 54% des 35/49 ans).

Autre tendance qui suit celle de la participation : les revenus. Les foyers touchant moins de 1 200 euros par mois ont été 58% à s’abstenir. La proportion se réduit à 52% chez les sondés gagnant entre 1 200 et 2 000 euros, 47% chez les sondés gagnant entre 2 000 et 3 000 euros, 44% chez ceux gagnant plus de 3 000 euros.

Cette enquête étudie aussi le taux d’abstention en fonction du vote à l’élection présidentielle de 2017. Ainsi, les électeurs de Jean-Luc Mélenchon en 2017 se sont massivement abstenus ce dimanche (55%) […].

En revanche, le niveau de diplôme de l’électeur ne joue pas énormément dans la participation à ce scrutin…

francetvinfo.fr

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans élections européennes
26 mai 2019 7 26 /05 /mai /2019 19:47

A l'issue du scrutin européen qui s'est tenu le 23 mai au Royaume-Uni, le Brexit party remporte la victoire, alors que les opposants à la sortie du Royaume-Uni de l'UE ne cessent de remettre en question les résultats du référendum de 2016.

«Les Britanniques s'en mordent les doigts» ; «une énorme erreur», «une majorité de Britanniques défavorables au Brexit»... A rebours des annonces successives remettant en cause les résultats du référendum britannique sur le Brexit, celui-ci apparaît plus que jamais comme une priorité pour nombre d'électeurs qui ont massivement plébiscité le Brexit party, à l'occasion du scrutin européen qui s'est déroulé le 23 mai outre-Manche.

Menée par Nigel Farage, la formation politique qui porte aujourd'hui pour principale ambition de sauver le Brexit, serait largement arrivée en tête, avec 31,5% des voix selon les premières estimations publiées par la BBC. 

Au lendemain du scrutin, le Premier ministre Theresa May annonçait officiellement le 24 mai sa démission, expliquant qu'elle quitterait ses fonctions le 7 juin, le temps pour les conservateurs de lui trouver un successeur.

Lire aussi : En larmes, Theresa May annonce sa démission

Après deux reports, la nouvelle date limite du Brexit a été fixée au 31 octobre, sans que personne ne sache encore quelle forme il prendra.

Bénéficiant de la légitimité des urnes depuis la consultation populaire du 23 juin 2016, lors de laquelle 51,89 % des votants, soit 17 410 742 de citoyens Britanniques, s'étaient prononcés en sa faveur, le Brexit est aujourd'hui contesté par un certain nombre de Britanniques et de personnalités médiatiques.

Lire aussi : «Pas besoin de l'UE» : ces Britanniques qui entendent faire valoir la légitimité des urnes

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans élections européennes
17 mai 2019 5 17 /05 /mai /2019 14:15

Un sondage montre que les citoyens européens ne pensent pas que l’UE puisse survivre. L'Union européenne s’effondrera dans 20 ans et pourrait même aboutir à une guerre civile, estiment même certains d’entre eux.

La plupart des Européens craignent que l’UE ne s'écroule au cours des 20 prochaines années et une personne sur trois pense qu’elle pourrait même sombrer dans la guerre civile, révèle un sondage réalisé par YouGov.

Plus de la moitié des électeurs de pays comme la France, l'Allemagne, l'Italie et la Pologne pensent que la désintégration du bloc d’ici 2040 est une «possibilité réaliste».

Leur verdict s’avère pessimiste alors que le soutien populaire accordé au projet européen atteint pourtant de nouveaux sommets sur tout le continent en raison du chaos provoqué par le Brexit au Royaume-Uni.

Les chiffres sont particulièrement impressionnants en Slovaquie (66%) et en France. Dans ce dernier pays, 58% des personnes interrogées pensent que l’UE risque fort ou très probablement de s’effondrer au cours des deux prochaines décennies.

Les Suédois, les Danois et les Espagnols sont les seuls à se montrer beaucoup moins pessimistes.

En France et en Pologne, près d'un tiers des personnes interrogées ont déclaré qu'une guerre entre les États membres de l'UE était possible dans les prochaines années.

Ce sondage a été réalisé auprès d’électeurs en France, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas, en Autriche, en Slovaquie, en Roumanie, en Grèce, en République tchèque et en Pologne.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans élections européennes
15 mai 2019 3 15 /05 /mai /2019 20:48

Pour «La spéciale européenne» sur RT France, Magali Forestier reçoit Gabriel Melaimi (LR), Pamela Hocini (LFI) et Thibaut de La Tocnaye (RN).

L'Europe protège-t-elle les Français, et surtout... à quel prix ? Pour répondre à cette question, Magali Forestier reçoit, à quelques jours des élections européennes, Gabriel Melaimi (LR), Pamela Hocini (LFI) et Thibaut de La Tocnaye (RN).

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans élections européennes
11 mai 2019 6 11 /05 /mai /2019 21:18

La liste Renaissance est officiellement soutenue par Emmanuel Macron à l'approche des élections européennes. En amont du scrutin, le spécialiste des questions stratégiques Philippe Migault commente pour RT France le programme du parti présidentiel.

Les européennes, élections de «second ordre» selon une expression revenant fréquemment dans la bouche des analystes politiques, attirent de moins en moins les Européens et moins encore les Français, scrutin après scrutin. Elles sont en conséquence l’occasion pour les partis politiques hexagonaux de faire tout et n’importe quoi. En dehors des souverainistes qui font de ce rendez-vous une priorité, les autres formations politiques affichent une légèreté, un dilettantisme, qui en disent long sur leur motivation, leur attachement à l’événement.

Bien des indicateurs en témoignent.

On confie la conduite de la campagne à des seconds couteaux, des médiocres, des inconnus, des personnalités issues de la société civile, des «intellectuels», des gamins qui, peut-être, y trouveront l’opportunité de marquer les esprits pour la suite, en faisant leurs premières armes, mais qui, le plus souvent, tomberont dans l’oubli. Ceux qui se croient un destin national se gardent bien de prendre part à une campagne où il n’y a que des coups à prendre.

Les programmes sont à l’avenant. Du tout et n’importe quoi. On fait des promesses avec l’argent de l’Europe. On vend des projets grandioses, censés séduire les 400 millions d’électeurs de l’UE qui ne demandent, une fois encore, qu’à s’enflammer devant le génie français...

Le programme de La République En Marche (LREM), rendu public cette semaine, est de ce point de vue un modèle du genre. Dix-sept pages de prêchi-prêcha dégoulinant de moraline, sans projet structuré, argumenté, instrumentalisant des notions essentielles – souveraineté, liberté, identité, valeurs – mais sur un mode totalement contradictoire. De la com. Ni fond, ni réflexion. Un exemple ? La défense.

Passons sur l’appel à la mise en place d’une véritable armée européenne, «complémentaire à l’OTAN». Cette volonté relève du vœu pieux, auquel les Français seuls aspirent et croient, nous avons déjà eu largement l’occasion de le relever dans ces colonnes. Cela relève de l’exercice incontournable, a fortiori à l’occasion d’un tel scrutin. Mais ceux qui ont apporté leur expertise sur le sujet doivent cependant très vite revoir leurs fondamentaux.

Car qu’est-ce que la défense ? Ce n’est pas simplement une question de budget, de soldats et d’armement. Ce n’est pas un service public un peu particulier. Ce n’est pas juste une volonté de sauvegarder des intérêts, fussent-ils vitaux. Etre prêt à se défendre, c’est être prêt à tuer et à mourir, pour une cause transcendant l’individu. Cela nous renvoie à des notions, des valeurs fortes, confinant au sacré ou ancrées de plein pied dans ce dernier. Il faut «consolider nos valeurs», souligne LREM. Soit. Mais quelles sont-elles ? Quelles sont les valeurs chères à LREM ? Est-on prêt à mourir pour elles ? A tuer pour elles ? Dans le passé, ces causes s’appelaient liberté, honneur, nation, patrie, Dieu, République… Qu’en reste-t-il ?

Notre monde libéral-libertaire est fondé sur le dogme de l’absolue liberté individuelle en dehors – et encore - des limites fixées par la loi. A moins de briser certains tabous, non énoncés mais dont la transgression est bien comprise de tous comme synonyme de mort sociale, tout est permis. Alors ? Pourquoi faudrait-il se battre et risquer sa vie ? La liberté des autres ?

Alors quoi ? Pourquoi sommes-nous prêts à mourir ? Que nous propose LREM ? Qu’est-ce qui, dans cette «Europe» à laquelle nous sommes censés rêver, mérite le sacrifice suprême ?

LREM évoque «l’identité européenne», affirmant que «l’Europe s’est faite par la culture », que « c’est la civilisation européenne qui nous réunit» et qu’il faut nous «unir autour de l’identité européenne». 

Soit. «La France s’est faite à coups d’épée», l’Allemagne «par le fer et le sang», mais ce n’est pas bien grave. Ces déclarations rejoignent les opinons d’une bonne part des électeurs. Nous avons appris à l’école que les guerres mondiales ont été des «guerres civiles européennes», qui ont conduit au «suicide de l’Europe» et que plus jamais une telle folie ne devait opposer Français, Allemands, Britanniques, Russes… Tous enfants d’une même mère : l’Europe.

Mais qu’est-ce qui définit la civilisation européenne ? La culture européenne ? L’origine indo-européenne de l’écrasante majorité des habitants et des idiomes cohabitant Dublin et Vladivostok ? Nos racines chrétiennes ? Notre héritage gréco-latin ? Celui de la Renaissance et des Lumières ? Quel est ce dénominateur commun qui fait de nous des Européens et de ceux qui ne le partagent pas des allogènes ? LREM se garde bien de nous le dire.

Ou plutôt si. Pour LREM ce qui fait de nous des Européens ce n’est pas notre passé, notre langue, notre religion, nos traumatismes communs, ou notre race : c’est ce que nous devons devenir. Car pour les marcheurs, il convient de «réinventer politiquement, culturellement, les formes de notre civilisation dans un monde qui se transforme.»

Bref, peu importe le passé, peu importe ce qui nous est sacré, peu importe ce pour quoi nos anciens sont tombés, il faut s’unir autour d’une nouvelle civilisation. Une civilisation dont les contours ne sont pas définis, sur lesquels nous n’avons pas été consultés, avec des peuples qui restent à définir, auxquels nous n’avons pas encore donné notre assentiment pour intégrer le club. On a tout de suite envie de se sacrifier pour ça…

Mais si. Il faut être prêt. Car de facto, nous n’avons pas le choix souligne LREM. «Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale, l’Europe n’a été aussi nécessaire. Et pourtant jamais elle n’a été autant en danger», avertissent les marcheurs avec emphase. L’Europe est nécessaire car «elle a garanti la paix après les conflits», or «la paix n’est plus un acquis» martèlent-t-ils.

Vraiment ?

Passons aussi sur le fait que la paix n’est pas, n’a jamais été et ne sera jamais un acquis. Mettons ça sur le compte de la déformation gauchisante des bobos de LREM.

Est-ce l’Europe qui a ramené la paix dans les Balkans à compter de 1995 ?

Est-ce l’Europe qui a empêché l’Union soviétique de pousser plus loin que l’Elbe entre 1945 et 1953 ? Non. C’est l’Alliance atlantique. C’est l’équilibre de la terreur régnant entre l’OTAN et le Pacte de Varsovie, l’Ouest et l’Est, qui a permis de maintenir la paix, empêché la guerre froide de déraper. Ce n’est pas la CECA, ou la CEE de messieurs Monet, Schumann, Spaak et consorts. Ce ne sont pas les technocrates ou les chefs d’entreprise qui dissuadent. Ce sont ceux qui savent se battre. «L’Europe est le continent de l’économie sociale de marché», souligne LREM. Les valeurs de l’UE sont celles de ses fondateurs, bourgeoises, mercantiles. Ce ne sont pas celles qui font les guerriers, encore moins les héros.

Quant aux menaces qui pèsent sur l’Europe, le parti présidentiel est des plus flous. Sauf bien entendu en ce qui concerne la Russie qui, «depuis 10 ans (…) multiplie les interventions armées.» Les Russes, dans le collimateur d’Emmanuel Macron depuis les présidentielles ont le dos large, nous y reviendrons, mais après ? Est-ce le seul danger ?

Non, évidemment.

Comme LREM le souligne, il faut intensifier la lutte contre «le terrorisme au niveau européen.» Mais de quel terrorisme s’agit-il ? Du terrorisme russe ? De celui des Gilets jaunes ? De l’extrême droite ? On reste dans l’expectative…

Curieux pour un parti dont les partisans sont si friands du name and shame. Appeler un chat un chat et un Russe un Russe passe encore. Mais un terroriste un Islamiste, non. «Les quartiers sensibles» votent, ne l’oublions pas. Il ne faut pas froisser leur sensibilité.

Par ailleurs, souligne LREM «de nouvelles puissances voient leurs dépenses militaires s’accroître considérablement.» Certes mais lesquelles ? Pourquoi ne pas les nommer ? Name and shame ! Ce n’est pas la Russie : son budget de la défense est en recul depuis trois ans et la France dépense plus qu’elle pour son armée.

Alors ? Chinois, Saoudiens, Turcs… Sauf que les Saoudiens écrasent le Yémen avec notre assentiment et notre armement. Que les Turcs sont membres de l’OTAN et ont, officiellement, toujours vocation à intégrer l’Europe. Qu’il est difficile enfin de vendre des Airbus à un partenaire chinois susceptible. 

Pour jouer les matamores, il ne reste donc que la Russie et ses fameuses «interventions». La guerre russo-géorgienne de 2008, le soutien aux séparatistes du Donbass et l’opération des forces russes en Syrie. Or pouvons-nous reprocher grand-chose à Moscou sur ces dossiers ? Sommes-nous en position de le faire en conscience ?

L’UE a désigné le responsable de la guerre russo-géorgienne dans un rapport : le Président géorgien Saakachvili qui a pris l’initiative d’ouvrir les hostilités.

Des conseillers militaires russes ont soutenu les révoltés du Donbass. Mais ce type de proxy war, avec des forces spéciales opérant aux côtés d’une rébellion, nous est-elle étrangère ?

De quel côté étaient les hommes de la DGSE et les SAS britanniques au Kosovo alors que nous intervenions et bombardions en violant la résolution 1 199 du conseil de sécurité de l’ONU ?

N’avions-nous pas de troupes au sol en Libye alors que nous outrepassions un autre mandat des Nations-Unies qui prévoyait la simple mise en place d’une no fly zone ?

De quel mandat se prévalent les forces spéciales françaises et américaines opérant sur les marges orientales de la Syrie ? Les forces russes, elles, sont sur place à la demande du régime de Bachar el-Assad qui, jusqu’à preuve du contraire, demeure l’autorité légale du pays, quels que soient ses crimes…

L’Amérique a utilisé toute une série de Fake News pour attaquer l’Irak en 2003, provoquant l’actuel chaos au Moyen-Orient que LREM déplore.

Avons-nous placé Washington sous sanctions ? Avons-nous dénoncé les médias occidentaux complices, leur «désinformation», leur «manipulation» pour reprendre les termes du parti présidentiel ?

Non, bien au contraire. Ce dernier déplore que «Les Etats-Unis menacent pour la première fois de se désengager de la défense de l’Europe.»

Alors ? Il n’y a guère de cohérence dans cette dénonciation de la Russie alors que nous fermons les yeux sur les crimes de guerre et les violations du droit international commis par Washington depuis vingt ans.

Guère de cohérence dans les propositions de LREM. La guerre est une affaire trop sérieuse pour la confier à de tels amateurs.

Lire aussi : Européennes : Nathalie Loiseau promet un «blitzkrieg positif» pour relancer la campagne de LREM

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans élections européennes
11 mai 2019 6 11 /05 /mai /2019 19:39

Un temps invalidé par le ministère de l’Intérieur, la liste de l'Union des démocrates musulmans de France participera finalement aux élections européennes. Ouvertement antisioniste, anti-impérialiste et anti-colonialiste, quel est son objectif ?

«Une Europe au service des peuples» : la liste de l’Union des démocrates musulmans de France (UDFM) s’est ajoutée, le 4 mai, aux 33 listes en lice pour les élections européennes du 26 mai. Le parti a obtenu l'aval de la place Bauveau après avoir réglé «des problèmes administratifs» comme l’explique au Parisien son fondateur Nagib Azergui. Réfutant les accusations de communautarisme, celui-ci assure être candidat pour lutter, entre autres, contre la «banalisation de l’islamophobie». Pour lui, «on s’attaque à une nouvelle communauté avec des théories dangereuses».

"On veut être présent à chaque rendez-vous pour que les Français s’habituent à nous"

L’UDMF, qui existe depuis 2012 et n’est jamais parvenu à franchir un premier tour lors d'élections locales et nationales, envisage toutefois ces élections européennes comme «un tremplin» pour mieux s’inscrire dans le paysage hexagonal lors des élections municipales de 2020. «Un objectif clairement assumé», confie Nagib Azergui au quotidien francilien, ajoutant : «On veut être présent à chaque rendez-vous pour que les Français s’habituent à nous.»

Une loi au niveau européen pour condamner tout discours «islamophobe»

Pour sa première participation aux élections européennes, l’UDMF, dont l’idéologie politique est basée sur le triptyque «anti-impérialisme, antisionisme, anticolonialisme», entend présenter un programme hétéroclite axé en «sept défis capitaux»

Aux côtés de la lutte contre «la pollution plastique», «les perturbateurs endocriniens» ou encore «les allergènes», figurent celles contre «les paradis fiscaux» et «les groupes d’influences». L’UDMF souhaite, en outre, voir «l’émergence» d’une «force militaire européenne indépendante», afin de faire sortir la France de l’Otan, responsable selon elle de l’aggravation de la situation sécuritaire notamment dans le Sahel et au Moyen-Orient.

Le défi du combat contre la haine

Dans une sous-partie de son programme intitulée «le défi du vivre-ensemble», l'UDMF insiste sur la nécessité de lutter contre le contrôle au faciès ainsi que sur les discriminations ethno-religieuses. «Selon plusieurs études menées, un individu de couleur noire a 6 fois plus de risques de se faire contrôler que celui de couleur blanche alors qu’un maghrébin en a 7 à 8 fois plus», avance l'UDMF. En réaction, le parti prône la création d'«une nouvelle institution publique à l’instar du Défenseur des droits» qui aurait la mission d'organiser «des opérations de testing beaucoup plus fréquentes et surtout systématiques».

Au sein de ce même volet, l'UDMF milite pour le droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales. Pour l'heure, seuls les ressortissants d’un Etat de l’Union européenne résidant dans un autre Etat membre peuvent, en effet, voter aux élections municipales sous certaines conditions (nombre d'années de résidence, réciprocité). Déplorant que la France ne suive pas certains de ses voisins européens sur ce sujet, l'UDMF souhaite l'application d'une directive européenne obligeant l'ensemble des Etats de l'Union européenne à accorder le droit de vote aux étrangers extra-communautaires.

Enfin, le parti évoque la question de l’islam dans un chapitre intitulé «le défi du combat contre la haine». Pour cette formation politique, «une loi doit être inscrite au sein du Parlement européen afin de condamner toute diffusion de discours de haine envers la communauté musulmane en permettant la dissolution de toutes associations ou groupements islamophobes, tous médias qui exploitent cette littérature islamophobe pour faire du profit en véhiculant des théories complotistes anti-musulmanes».

Cette législation permettra, selon elle, de sévir contre ceux qui prétendent formuler «une critique raisonnée de l'islam» et qui souhaiteraient en réalité «véhiculer de véritables appels à la détestation des musulmans».

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans élections européennes
10 mai 2019 5 10 /05 /mai /2019 22:27

Nagib Azergui est le candidat qui va mener la liste de l’Union des Démocrates Musulmans Français, lors du scrutin du 26 mai prochain.

Il est bien présent sur la liste de départ. Nagib Azergui va mener lors des élections européennes du 26 mai prochain la liste « Une Europe au service des peuples », issue de l’Union des Démocrates Musulmans Français (UDMF), dont il est le fondateur.

[…]

Pour quelles raisons êtes-vous candidat ?

Aujourd’hui, il y a une banalisation de l’islamophobie. Oui, on fait partie de la nation, et on doit contribuer à bâtir ce pays et à participer à sa vie artistique, culturelle, économique, etc. Ce qui m’affole, c’est que dans un pays comme le nôtre, on s’attaque à une nouvelle communauté avec des théories dangereuses. J’en appelle à la résistance de tous les Français, et pas uniquement de ceux de confession musulmane, mais de tous les citoyens et de tous les responsables politiques.

[…]Quelles sont vos ambitions ? Il faut 5 % des voix pour avoir des élus au Parlement européen…

Depuis la création de l’UDMF, on a participé aux départementales, aux régionales en Ile-de-France, et aux législatives. On veut être présent à chaque rendez-vous pour que les Français s’habituent à nous. Mais notre objectif clairement assumé, ce sont les municipales[en 2020]. On aura des listes dans plusieurs communes de France. Ces européennes sont à la fois un tremplin et un moyen d’alerter l’opinion publique.

Quelles sont les principales mesures de votre programme ?

On a décliné notre programme sur sept axes, qu’on a appelé défis capitaux, par exemple la lutte contre l’évasion fiscale. On veut aussi lutter contre toutes les inégalités et toutes les discriminations (professionnelles, au niveau du logement, du handicap, etc.), et pour le vivre ensemble. Les institutions européennes doivent être beaucoup plus fortes pour éviter que des pays basculent dans des dérives autoritaires.

Leparisien.fr

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans élections européennes
10 mai 2019 5 10 /05 /mai /2019 19:43

Mis en avant sur l'affiche de campagne, le président s'engage personnellement dans des élections intermédiaires. Mais cette forte implication d'Emmanuel Macron pour les européennes n'est-elle pas un risque pour la majorité ?

L'affichette de La République en marche (LREM) illustre la nouvelle dynamique que tente d'imposer la liste de Nathalie Loiseau pour les élections européennes. Sur la première page de leur tract, le président Emmanuel Macron est ainsi clairement mis en avant, avec une photo imposante, reléguant les membres de la liste au second plan.

Européennes : le pari risqué d'Emmanuel Macron

Dans la pratique, Emmanuel Macron semble copier le «modèle» Nicolas Sarkozy du scrutin européen de 2009. Le président de l'époque s'était lui aussi engagé en personne dans la campagne, s'affichant sur la profession de foi du parti UMP. Il avait, en outre, tenu plusieurs meeting. Lors du scrutin, la liste UMP était alors arrivé en tête avec 27,88 % des suffrages exprimés.

Moi, je suis patriote français et européen, ils sont nationalistes [et veulent] la déconstruction de l'Europe

Emmanuel Macron copie-colle-t-il Nicolas Sarkozy ? Il s'est en tout cas exprimé au sommet européen de Sibiu (Roumanie), le 9 mai, afin d'évoquer sa vision des enjeux. Pour lui, l'élection doit se résumer à une lutte entre les progressistes et les nationalistes. «Est-ce qu'on veut encore construire ensemble l'Europe, même différemment et en améliorant les choses, ou est-ce qu'on veut la déconstruire ou la détruire et revenir au nationalisme ?», questionne-t-il, avant de définir l'adversaire à combattre : «Je mettrai toute mon énergie pour que le Rassemblement national ne soit pas en tête.»

«Moi je suis patriote français et européen, ils sont nationalistes [et veulent] la déconstruction de l'Europe», poursuit-il. Cette simplification du débat n'a rien d'étonnant. Depuis sa prise fonction, Emmanuel Macron n'a eu de cesse de développer son projet européen, fédéraliste, comme lors de son discours à la Sorbonne le 26 septembre 2017, en agitant le chiffon rouge des nationalismes : «Nationalisme, identitarisme, protectionnisme ont allumé les brasiers où l’Europe aurait pu périr, les revoici sous des habits neufs.»

Depuis, Emmanuel Macron est dans une sorte de pré-campagne pour les élections européennes du 26 mai. Avec la progression de certains mouvements européens eurocritiques, comme en Hongrie ou en Italie, le président a lui-même poursuivi la simplification intellectuelle dans un débat qui se réduirait à une lutte entre les nationalistes et les progressistes.

Qu'il fasse comme le général de Gaulle : s'il perd cette élection, alors il devra partir

Aussi engagé, Emmanuel Macron ne nourrit-il pas volontairement l'envie de provoquer un référendum sur sa personne et sa politique ? Son intervention depuis la Roumanie le 9 mai a en tout cas suscité la réaction immédiate du leader du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, sur LCI : «Cela devient donc un référendum pour ou contre Emmanuel Macron, cette élection européenne. J'accepte cela, mais dans ces conditions, il faut qu'il fasse comme le général de Gaulle : s'il perd cette élection, alors il devra partir.»

Une source à l'Elysée, contactée par l'AFP, a confirmé qu'Emmanuel Macron pourrait se mettre en scène lors de prochains meetings : «Les formes d'engagement sont ouvertes, il choisira la façon dont il reparle d'Europe.»

Emmanuel Macron va-t-il sauver la candidate Loiseau ?

 

En plateau sur BFM TV, le 9 mai, Nathalie Loiseau a affirmé qu'elle «serait ravie» qu'Emmanuel Macron fasse un meeting en sa compagnie. «Les militants seraient aussi très heureux et enthousiastes», a-t-elle ajouté. L'ancienne dirigeante de l'ENA a également relayé les arguments de certains opposants, en fermant l'élection à un référendum sur la politique actuelle du chef de l'Etat, attestant que «sa liste prolonge[ait] l'action d'Emmanuel Macron».

Pourtant, en coulisses, Nathalie Loiseau serait moins optimiste quant à une éventuelle participation publique du président de la République. D'après les informations de RTL diffusées le 9 mai, elle aurait dit en privé ne pas la souhaiter : «Ce que vous allez en retenir c'est qu’Emmanuel Macron est plus le chef d'un parti que le chef de l’Etat et ça c'est douteux.»

Mais le point de vue officieux de l'ancienne ministre chargée des Affaires européennes ne serait pas partagé au sein du gouvernement. La secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, considèrerait par exemple que «les gens ont besoin d’entendre [la] voix [d'Emmanuel Macron]».

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans élections européennes
8 mai 2019 3 08 /05 /mai /2019 20:34

LREM a diffusé son programme électoral européen. Exaltation de la menace russe, volonté de créer une armée européenne, souhait de fonder une agence de l'UE pour protéger les démocraties : les propositions dans le domaine de la défense interpellent.

A 18 jours du scrutin pour les élections européennes, La République en marche (LREM) et ses alliés ont enfin dévoilé leur programme. Le propos liminaire de la partie sur l'Europe de la défense est explicite : «La paix n’est plus un acquis.», entame le texte intitulé «Donner à l'Europe les moyens de se défendre». Et les marcheurs de définir ce qui semble être la première menace pour celle-ci : la Russie. Le ton angoisse – délibérément ? – le lecteur.

«Depuis 10 ans, la Russie multiplie les interventions armées. Le Moyen-Orient et le Sahel restent instables, les Etats-Unis menacent pour la première fois de se désengager de la défense de l’Europe», poursuit l'introduction. «Il est temps de construire une capacité d’action européenne, en complément de l’OTAN», explique alors le document.

Une armée européenne avec les Britanniques

La première promesse est d'«avancer» vers une armée européenne. Pour ce faire, les macronistes souhaitent établir un «Traité de défense et de sécurité» incluant une «augmentation des dépenses militaires [et] une clause de défense mutuelle rendue opérationnelle».

«Pour préparer [des] décisions collectives», LREM souhaite également créer un «Conseil de sécurité européen» qui associerait le Royaume-Uni... qui a pourtant voté par référendum sa sortie de l'UE en 2016.

Autre interrogation : que deviendrait l'Otan ? Le traité sur l'Union européenne (ex-traité de Maastricht), via son article 42, intègre en effet l'organisation comme une composante de l'UE. Selon cet article, la politique de l'UE «respecte les obligations découlant du traité de l'Atlantique nord pour certains Etats membres qui considèrent que leur défense commune est réalisée dans le cadre de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (Otan)».

Celle-ci est «compatible avec la politique commune de sécurité et de défense arrêtée dans ce cadre», ajoute l'article 42. Le traité sur l'UE devrait donc certainement être réécrit et renégocié pour permettre à l'armée européenne et à son conseil de sécurité de se distinguer de l'Otan.

Dans leurs propositions, les marcheurs insistent pourtant pour considérer cette armée européenne comme un «complément» de l'OTAN. Dès lors, comment cela se passera-t-il dans le cas d'une divergence de politique et de point de vue entre le Conseil de sécurité européen et l'Otan ? Qu'aurait par exemple fait l'armée européenne dans le cadre de la guerre en Irak en 2003 ?

A l'époque, la France avait été la première puissance européenne à refuser la guerre, malgré une majorité de pays européens favorables à une intervention militaire des Etats-Unis. La France disposant de la première capacité militaire européenne, son contingent au sein de l'armée européenne sera-t-il contraint de s'engager dans une opération qu'elle-même dénonce ?

Et quid de la dissuasion nucléaire ? Dans l'Union européenne, seule la France (et le Royaume-Uni dans le cadre du projet macronien) possède l'arme atomique. Sera-t-elle mise à disposition de l'UE dans son ensemble ?

Une agence anti-fake news européenne

Autre ambition programmatique de LREM : protéger les démocraties des flux d'information qui seraient jugés néfastes. Après l'adoption d'une loi contre la manipulation de l'information en France, le 20 novembre 2018, les macronistes veulent étendre ce projet au niveau européen. Pour ce faire, ils souhaitent créer une (énième) institution : l'Agence européenne de protection des démocraties contre les attaques, les manipulations et la désinformation. «D’ici 2020, il faudra veiller au bon déroulement de 50 élections nationales ou locales en Europe», argumentent-ils.

Qui seront les garants de la «vérité» – notion évoquée par Emmanuel Macron pour justifier la loi française, le 3 janvier 2018 ? Une loi sera-t-elle créée pour sanctionner des médias et des politiques ? Ou l'agence visera-t-elle, comme la loi française, à ne se préoccuper que des plateformes numériques et des médias contrôlés «par un Etat étranger ou sous l'influence» de cet Etat ? Le projet dévoilé le 8 mai ne répond malheureusement à aucune de ces questions.

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans élections européennes LREM
29 avril 2019 1 29 /04 /avril /2019 17:23

Du 23 au 26 mai, les détenus sont eux aussi appelés aux urnes pour élire les 751 députés européens. D’après les informations du HuffPost, près de 10.000 prisonniers ont exprimé leur désir de se rendre aux urnes. Seulement 5342 pourront voter.

Du 23 au 26 mai, les détenus sont eux aussi appelés aux urnes pour élire les 751 députés européens. D’après les informations du HuffPost , les prisonniers avaient jusqu’au 5 avril pour exprimer le souhait de voter à l’aide d’un nouveau formulaire. Ce fut un succès, étant donné que «près de 10.000 d’entre eux sur 55.000 ayant le droit de voter ont effectué cette démarche», confie l’administration pénitentiaire au site.

Pour être précis, 9502 détenus ont exprimé leur désir de participer au scrutin. Toutefois, seulement la moitié votera en mai, les autres n’étant pas inscrits sur une liste électorale, ce qui a été vérifié par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). D’après les propos du magistrat Youssef Badr, porte-parole de la Chancellerie, relatés par le HuffPost: «Les vérifications opérées par l’INSEE ont fait chuter le total des ‘votants’ de 9502 à 5342. Il n’empêche que le chiffre final est significatif, si on le compare au dernier scrutin.»

Avant ce nouveau système, les détenus pouvaient voter par procuration ou par permission. Cependant, ces mesures étaient difficiles à appliquer: Nicole Belloubet, la ministre de la Justice, rappelait en mars dernier qu’il n’y avait eu que «1000 votants» à l’élection présidentielle. Concrètement, en 2017, seuls 800 détenus avaient voté, et 200 permissions de sortie avaient été données le jour du scrutin.

Pas d’urne, pas d’isoloir

Pas d’urne, pas d’isoloir. Les détenus recevront directement dans leur cellule le «matériel de vote»: bulletins de vote des listes de candidats, enveloppe électorale, et une enveloppe d’identification revêtue des noms, prénoms, lieu de détention, numéro d’écrou, liste le Huffpost.

Le chef d’établissement doit en revanche s’assurer «que chaque électeur est soustrait aux regards pendant qu’il introduit son bulletin dans l’enveloppe électorale, notamment par l’aménagement d’un local», notifie le décret du ministère envoyé aux établissements.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans PRISONS élections européennes