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24 juin 2020 3 24 /06 /juin /2020 13:10

Merkel croit-elle encore à un possible accord européen qui accorderait des subventions au « Club Med », dont la France ? Si, pour l’instant, rien ne rompt le silence allemand, le chancelière a commencé à envoyer des signaux négatifs sur son espérance de voir un accord rapidement conclu dans le sens dont Emmanuel Macron rêve…

Angela Merkel avait annoncé son intention de se débarrasser des questions financières européennes avant sa prise de présidence de l’Union, le 1er juillet. Mais le conseil européen virtuel tenu vendredi dernier n’a pas permis de dégager de consensus. Macron est en Hollande aujourd’hui pour négocier un revirement de position avec Mark Rutte, le Premier Ministre batave. Mais la situation se présente de façon bien moins favorable que l’enthousiasme de la presse française ne le fait croire. 

Merkel espère un accord en juillet, rien de plus…

Contrairement aux annonces et déclarations d’Angela Merkel, qui pariait sur une issue rapide aux discussions européennes sur la question des finances, les disputes devraient continuer à empoisonner les débats communautaires après le 1er juillet. Pour la chancelière, cela signifie qu’elle devra subir des interférences avec son projet de relance européenne, concoctés avec Emmanuel Macron. 

En l’état, l’Allemagne aborde l’exercice avec une prudence qui devrait inquiéter l’opinion française, et avec de puissantes réserves. Ainsi, Merkel a déclaré qu’aucune avance ne pouvait être faite aux États-Membres avant l’adoption définitive du plan. Nous sommes donc bien loin des béatitudes françaises où chacun a déjà dépensé dix fois l’argent de la peau de l’ours avant de l’avoir tué. 

On ajoutera que Merkel s’est également opposée à l’idée que les sommes soient attribuées sous forme de subvention. Elle ne s’oppose donc pas à une dette européenne, mais elle s’oppose à la conception française de son utilisation. 

«Je suis absolument déterminé à entamer immédiatement des négociations avec les États membres. Nous prévoyons un sommet physique à Bruxelles à la mi-juillet »

Charles Michel, président du conseil européenTweet

Von der Leyen compte les points

Un autre indice devrait susciter la méfiance chez les commentateurs français aux yeux énamourés pour l’Europe. La présidente de la Commission elle-même, à la sortie du conseil de vendredi dernier, a pris acte des dissensions qui rendent un accord difficile. Dans la pratique, il n’y a pas d’unité sur cette fameuse question de la subvention ou du prêt, et tout indique que les 4 radins (Danemark, Hollande, Suède, Autriche) ne sont pas disposés à baisser la garde sur le sujet, malgré le voyage de déminage d’Amélie de Montchalin, dont nous avions indiqué qu’il se présentait très mal

Notre intuition n’était pas mauvaise : Macron doit finalement faire lui-même le voyage dans l’autre pays du fromage pour négocier un accord. 

Les radins font de la résistance

Il faut dire que, contrairement aux espoirs fous répétés naïvement en France, les 4 radins n’ont pas eu le bon goût de se ranger sans coup férir à la raison du plus fort. Ils ont même l’outrecuidance d’expliquer que le prêt est plus vertueux, pour l’intérêt du citoyen, que la subvention.
C’est le sens d’un courrier qu’ils ont publié dans le Financial Times avant le sommet de vendredi dernier. De leur point de vue, le recours à la subvention encourage les comportements peu vertueux et gaspille l’argent public. Le soutien aux économies du sud passe par des dépenses responsables sous forme de prêts ! « Comment pourrait-il être responsable de dépenser 500 milliards d’euros qui ont été empruntés et d’envoyer la facture à l’avenir ? »
L’ambiance est posée !

La Hollande va-t-elle échanger son ralliement contre KLM ?

Dans le cas des Pays-Bas, toutefois, rien n’exclut un arrangement de derrière les fagots qu’Emmanuel Macron pourrait aller chercher ce soir même chez Mark Rutte

Il se trouve que si les Hollandais ne veulent pas financer sans contrôle les pays du Club Med, ils ne veulent pas non plus financer les 4 milliards de KLM sans savoir quelle utilisation en sera faite. Or les représentants bataves sont minoritaires au Conseil d’Administration du groupe. 

Emmanuel Macron pourrait donc être tenté de brader les joyaux de la couronne, c’est-à-dire d’accorder la parité entre la France et la Hollande dans la gouvernance d’Air France – KLM, en échange d’un ralliement de Mark Rutte au principe de la subvention. Cette concession coûterait très cher. Mais le Président est dans une telle fuite en avant que…

Attention au prix à payer en cas de déception

Pour l’instant, l’élite bobo est absolument convaincue que l’Europe est un projet de bisounours où tout le monde s’aime énormément, au point que l’on peut sans dommage y refuser des travailleurs polonais au chômage sans encourir des mesures de rétorsion. Mais les semaines qui viennent pourraient amener bien des désillusions.

Pour l’instant, aucun des 4 radins n’a envoyé le moindre signal d’infléchissement sur la conditionnalité de l’intervention européenne : des prêts, ciblés sur des activités directement impactées par le coronavirus et proportionnés aux besoins. On est loin des rêves français. 

Si ce scénario était retenu (et il a tout lieu de l’être, au moins à forte dose dans la mouture finale), la France devra entamer un rapide virage à 180° sur ses finances publiques : car l’argent promis ne viendra pas. C’est tout juste si nous obtiendrons 30 milliards de prêts remboursables. Comme l’a indiqué Angela Merkel, le plan ne doit pas durer plus de deux ans, et les remboursements doivent commencer avant 2027. 

On est très loin des fantasmes français. Macron devra donc trouver d’autres solutions que celle-là pour financer l’énorme dette qu’il concocte. Du genre : baisser les dépenses publiques (mais on a compris qu’il ne savait pas faire cela) ou augmenter les impôts.

D’où son idée de bloquer la circulation des capitaux hors de France dès 2020. L’enfer fiscal se rapproche. 

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Europe
8 juin 2020 1 08 /06 /juin /2020 17:27

Angela Merkel a accepté de se prêter au jeu de communication du Président Macron, en signant une déclaration franco-allemande illusoire, dont elle ne peut apporter aucune garantie, puisque dans son propre pays, la chancelière a les mains liées par le système fédéral et parlementaire. Mais le chef d'Etat français a joué la carte de la menace populiste, s'appuyant sur des sondages créditant Marine Le Pen de 45% des voix au deuxième tour de l'élection présidentielle, si elle avait lieu en ce moment. 

Angela Merkel, encore traumatisée par la montée brutale de l'AFD à partir de 2015, par la victoire de Salvini aux élections générales de 2018 et par le Brexit - Berlin n'attendait aucun de ces événements -, avait toutes les raisons de venir au secours du Président français, qu'elle n'aime pas, mais qui demeure le meilleur garant des intérêts allemands dans l'Hexagone. 

Alors qu'elle s'attendait à être critiquée au sein même de son parti, la chancelière a finalement trouvé le soutien de la branche la plus capitaliste de la CDU, incarnée par l'un des très sérieux candidats à sa succession : Friedrich Merz, par ailleurs Président de l'association Allemagne - États-Unis. C'est que la Droite capitaliste allemande a besoin de l'euro, pour le bon fonctionnement de son économie, basée sur les exportations. 

Mais que va-t-il vraiment se passer, maintenant que les Allemands ont offert son show au Président Macron et mis en colère les vrais alliés de Berlin (les pays frugaux) ?

En France, les eurosceptiques croient que le plan de relance présenté par la Présidente de la Commission Européenne - une allemande, Ministre de l'Armée dans le précédent gouvernement Merkel - ouvre la voie à plus de fédéralisme. C'est une erreur. Les Allemands ne veulent pas d'une Europe fédérale. Il suffit pour s'en rendre compte de lire la tribune-réponse à Emmanuel Macron d'AKK, la dauphine d'Angela Merkel, lors des dernières élections européennes :

Aucun super-État européen ne saurait répondre à l'objectif d'une Europe capable d'agir. Le fonctionnement des institutions européennes ne peut revendiquer aucune supériorité morale par rapport à la coopération entre les gouvernements nationaux. Refonder l'Europe ne se fera pas sans les États-nations: ce sont eux qui fondent la légitimité démocratique et l'identification des peuples. 

 

Les Allemands ne veulent qu'une chose, c'est pérenniser le marché commun et l'union monétaire. Pour cela, ils attendent des réformes brutales de notre Droit du travail et une inflexion à la baisse de la dépense publique : tout le contraire de ce que Macron a promis aux Français pour le monde d'après.

D'ailleurs, lors de leur conférence de presse commune, les deux chefs d'État ont oublié d'expliquer ce passage discret de la déclaration franco-allemande : « Elle s’appuiera sur un engagement clair par les États membres d’appliquer des politiques économiques saines et un programme de réformes ambitieux », et Merkel a laissé le Président français faire son spectacle sur la dette commune. Cela a bien fait rigoler à la CDU. Un allemand de Bruxelles m'a avoué : « Il n'a rien compris. Il a fait de l'interprétation et c'était faux »

Le plan de relance de la Commission Européenne n'a pas encore été validé par le Conseil Européen, et la tâche s'annonce difficile. L'Autriche, le Danemark, les Pays-Bas et la Suède, alliés indéfectibles de l'Allemagne, ont déjà enterré les propositions phares. Il faudra également voir comment, à tête reposée, le Bundestag réagira. Il est encore trop tôt pour le savoir. 

faut-il diviser la zone euro? Une zone Nord, une zone Sud, et relancer le processus de convergence selon la théorie allemande du couronnement ?
A contre-courant de ce que propose le prix Nobel d'Economie Joseph Stiglitz, dans son ouvrage The Euro : How a Common Currency Threatens the Future of Europe, qui recommande, certes, de diviser la zone euro en deux, mais dans l'unique objectif de la désintégrer progressivement.

A contrario, l'on peut penser que la création de deux zones euro : une au Nord et une au Sud, avec un système de coopération flexible entre les deux, offrirait les opportunités de relancer l'intégration monétaire et de pouvoir élargir la zone euro, à moyen terme. 

Mais la question qu'on doit se poser : où serait la France? 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Europe Economie
27 mai 2020 3 27 /05 /mai /2020 10:57

C’est un scénario à l’étude que tout le monde voudrait éviter… mais qui est lié au jugement de la cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe : cette dernière a demandé à la BCE d’expliquer l’utilité du programme de rachat de dette. Faute de quoi, la Bundesbank, la banque centrale allemande, pourrait être contrainte de se retirer du programme.

La BCE sommée de se justifier avant août 2020

Comme l’explique Reuters, qui dévoile ce plan d’urgence en train d’être étudié à la BCE, la Banque Centrale européenne doit expliquer avant août 2020 quel est l’intérêt du programme de rachat de dette lancé massivement par la BCE depuis des années et, surtout, renforcé pour faire face à la crise du Covid-19. Un programme auquel participe la Bundesbank puisqu’elle est le principal contributeur de la BCE.

Mais si les explications ne convainquent pas la plus haute juridiction allemande, scénario improbable, mais pas du tout impossible, alors cette dernière pourrait tout simplement interdire à la banque centrale allemande de participer au rachat. Ce serait un coup dur pour le programme, mais surtout pour l’Union européenne puisque les autres banques centrales devraient alors prendre le relais sur les rachats de la Bundesbank.

Or, cela pose un problème, comme l’explique Reuters : si les autres banques centrales rachètent de la dette allemande, les « Bunds », sans la participation de la banque centrale allemande, alors le programme contreviendrait au principe du non-partage du risque prévu lors du lancement du programme de rachat de dette en 2015. Actuellement, chaque banque centrale rachète sa propre dette et le risque n’est partagé que par les rachats de la BCE elle-même.

Procédure judiciaire et risque d’explosion de la zone euro ?

Reuters, qui précise que le plan extrême n’a pas été finalisé ni discuté, estime possible que, dans le cas d’un jugement défavorable par les juges de Karlsruhe, la BCE pourrait saisir la Cour de Justice européenne (CJE) ce qui ne ferait qu’augmenter les tensions entre les pays membres de l’Union européenne et, surtout, de la BCE.

De quoi augmenter le risque d’explosion de l’Union européenne et de la zone euro… en une période où, au contraire, les pays devraient se montre plus unis que jamais.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie Europe
13 mai 2020 3 13 /05 /mai /2020 23:40

Sur fond d’affrontement entre Bruxelles et la Cour constitutionnelle allemande, George Soros est descendu dans l’arène pour alerter l’UE sur les périls qui la menaceraient et pour montrer la voie. Mais avec quelle légitimité? Pierre-Antoine Plaquevent pointe la nature antidémocratique de la «gouvernance» promue par le milliardaire hongrois.

«Je suis particulièrement préoccupé par la survie de l’UE, parce que c’est une union incomplète. Elle était en train d’être créée. Mais le processus n’a pas été accompli et cela rend l’Europe exceptionnellement vulnérable.»

La mise en garde est de George Soros. Mais n’aurait-il pas mieux fait de rester dans l’ombre? En alertant sur le risque de disparition de l’Union européenne dans les colonnes du Guardian le 12 mai, le milliardaire a braqué les projecteurs sur lui.

Contacté par Sputnik, Pierre-Antoine Plaquevent, auteur de l’essai Soros et la société ouverte, métapolitique du globalisme (Éd. Retour aux sources), évoque une nouvelle étape dans la stratégie de ce qu’il qualifie de «gouvernance globale». «George Soros, c’est l’émergence d’un acteur politique qui se juge lui-même chargé d’une mission, même s’il n’est pas élu et si les gens se demandent d’où il sort», explique-t-il au sujet du milliardaire qui pilote depuis son Open Society Foundation (OSF) une myriade d’ONG très actives dans le domaine politique, humanitaire, mais aussi dans celui de la fabrique de l’opinion publique via les médias.

«C’est un acteur qui a avancé dissimulé, de façon furtive, pendant des décennies, aux yeux du grand public, et qui désormais a décidé d’émerger de plus en plus. Le problème, c’est sa légitimité à peser sur les grandes décisions, notamment dans les institutions européennes», déplore Pierre-Antoine Plaquevent.

De fait, dans cette longue interview au quotidien britannique, l’homme d’affaires hongrois fustige la décision du 5 mai dernier prise par la Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe. La plus haute juridiction allemande avait alors exigé que la Banque centrale allemande cesse d’ici à trois mois d’acheter des emprunts d’État de la zone euro pour le compte de la Banque centrale européenne (BCE), sauf, ont précisé les juges, si cette dernière était bel et bien en mesure de prouver que ces rachats de titres de dette souverains étaient justifiés.

Dans le cas contraire, la Bundesbank serait obligée, du fait même de ce jugement, de cesser son programme d’achats de titres. En clair: l’Allemagne, par la voix de ses juges constitutionnels, s’inquiète toujours autant d’avoir à financer le déficit budgétaire de ses voisins. L’Italie a ainsi accumulé une créance de l’ordre d’un trillion d’euros (1.000 milliards) dans le cadre des rachats de titre de dette par lesBanques centrales nationales sous l’égide de la BCE.

 

La Cour constitutionnelle allemande fait de la résistance

Pour George Soros, c’est tout simplement une catastrophe. «Le jugement [de Karlsruhe, ndlr] constitue une menace qui pourrait aboutir à la destruction de l’Union européenne en tant qu’institution fondée sur le droit», a-t-il fait valoir dans le Guardian.
Et de poursuivre par un raisonnement quelque peu tortueux: «Précisément parce que [ce jugement] a été rendu par la Cour constitutionnelle allemande, qui est l’institution la plus respectée en Allemagne». Traduire: les institutions nationales historiques, pourtant beaucoup plus directement démocratiques, devraient s’incliner face au droit européen. C’est d’ailleurs le sens de la déclaration le 10 mai de la présidente de la Commission européenne, l’Allemande Ursula von der Leyen. «Nous examinons de possibles prochaines étapes allant jusqu’à une procédure pour infraction aux traités européens», a-t-elle prévenu. Et la patronne de l’exécutif européen de faire acte d’autorité:

«Je peux vous le garantir: la politique monétaire dans l’Union relève d’une compétence exclusive, le droit européen prévaut sur le droit national.»

Ainsi, Ursula von der Leyen tance-t-elle la Cour constitutionnelle allemande sans aucun mandat démocratique direct des Allemands eux-mêmes. Pas sûr que Berlin, qui –au rebours de la France– a conservé la prééminence de sa Constitution sur le droit communautaire, apprécie.

Lobbying de milliardaires et confiscation de la démocratie

L’épisode du coronavirus aura-t-il fini de faire tomber les masques? À mesure que l’Union européenne s’enfonce dans la paralysie, sa nature antidémocratique –pour ne pas dire oligarchique– apparaît. À Bruxelles, les groupes de pression ont pris le dessus sur les peuples, selon Pierre-Antoine Plaquevent.

Comme il le pointe dans son ouvrage Soros et la société ouverte, George Soros exerce via sa fondation Open Society, ses ONG et autres think tanks affiliés, un lobbying intense auprès des institutions européennes et de leurs élites. C’est le cas du Parlement européen: le piratage de fichiers internes de l’Open Society Foundation en 2016 avait révélé l’existence d’un document de travail interne intitulé «Reliable allies in the European Parliament» («Alliés fiables [de l’OSF] au Parlement européen»).
Y étaient recensés quelque 226 des 751 députés européens susceptibles de promouvoir les valeurs mondialistes de George Soros, parmi lesquelles un monde sans frontières et une «société ouverte» sans État comme «cadre» de l’exercice de démocratie.

«Le projet de Soros, c’est un mode de gestion de l’humanité par des personnalités non élues. Bill Gates est une sorte de ministre qui s’occupe de la santé sans aucun diplôme en médecine et promeut la vaccination à l’échelle planétaire, George Soros de la philanthropie en faveur des migrants […] C’est une sorte de gouvernement qui passe par-dessus les États», explique Pierre-Antoine Plaquevent.

Autre preuve de l’entrisme tous azimuts de l’OSF, l’ONG European Center for Law and Justice dévoilait une liste de juges de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) ayant des liens avérés avec la galaxie Soros. «C’est vraiment utiliser le droit international pour le détourner et ligoter les États. Ce document sur les juges de la CEDH démontre que l’OSF met ses hommes partout», constate-t-il. Et d’ajouter: «Tout l’enjeu, c’est de savoir quelle va être la forme de l’ordre mondial dans les années à venir.»

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Europe
13 mai 2020 3 13 /05 /mai /2020 18:52

L'incapacité de l'Union européenne à se rassembler face à la pandémie de Covid-19 a fait de l'euro la monnaie la plus faible des économies développées, écrit Bloomberg.

Après les récentes turbulences qui ont secoué les marchés face à la pandémie de Covid-19, l'euro reste la monnaie la moins performante des économies avancées, indique Bloomberg.

Sur fond de pandémie, l'euro a baissé de plus de 3% par rapport au dollar cette année pour s'établir à environ 1,08 dollars. Des analystes n’excluent cependant pas une reprise à 1,12 dollars d'ici la fin de l'année, contre 1,15 au début de l’année.

L’avenir du bloc monétaire menacé

Dans son analyse, l’agence signale l’incapacité de l’Union européenne à mettre en place une politique budgétaire commune pour contrer le choc économique actuel. Une situation qui contraste fortement avec les milliers de milliards de dollars dégagés par les gouvernements des États-Unis ou du Japon pour relancer leur économie.

Bien que les responsables européens aient approuvé un plan à court terme de 540 milliards d'euros (586 milliards de dollars) pour soutenir les entreprises, ils n'ont pas réussi à se mettre d’accord sur un programme de relance à plus long terme, poursuit Bloomberg. Le média rappelle que les dirigeants de la zone euro divergent encore sur la manière de contribuer conjointement à un plan de relance pour les économies en difficulté, comme en Italie.

D’après l’agence, tout cela a ravivé les inquiétudes concernant l’avenir du bloc monétaire, à tel point qu’un indice mesurant la probabilité qu'un pays quitte l'euro au cours des 12 prochains mois a récemment atteint son plus haut niveau en trois ans.

À cela s’ajoute le récent jugement de la Cour constitutionnelle allemande qui a exigé que la Banque centrale européenne justifie dans les trois mois la validité des rachats de dette publique et démontre qu’elle n'a pas outrepassé les traités européens, conclut Bloomberg.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Europe
12 mai 2020 2 12 /05 /mai /2020 10:30

Les signataires expriment leur inquiétude concernant les conflits d’intérêts liés aux relations entre des juges de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) et des ONG, à la suite de la révélation par Valeurs actuelles d'un rapport consacré à l'influence de George Soros.

Juristes, professionnels du droit, universitaires ou magistrats, nous exprimons notre étonnement et notre inquiétude devant les situations de conflits d’intérêts que révèlent les relations existant entre des juges siégeant à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) et des ONG actives devant cette même Cour, tels qu’ils apparaissent dans le rapport « Les ONG et les juges de la CEDH : 2009 – 2019 » (ECLJ, Février 2020).

Ce rapport démontre en effet que 22 des 100 juges ayant siégé depuis 2009 sont d’anciens collaborateurs ou dirigeants de 7 ONG actives à la CEDH. Il prouve que 18 d’entre eux ont siégé, à 88 reprises durant cette période, dans des affaires impliquant l’organisation dont ils avaient été collaborateurs. Les recherches nécessaires pour établir ces faits, qui, à ce jour, n’ont pas été contestés par la Cour, établissent en outre que l’action des ONG auprès de la Cour manque significativement de transparence.

Contraires aux principes de l’éthique judiciaire, de tels faits mettent en cause l’indépendance et l’impartialité de la CEDH.

Compte tenu de l’importance de la jurisprudence de la CEDH au sein du système de protection des droits de l’homme, nous appelons la Cour à prendre les mesures qui s’imposent pour remédier à cette situation, tant pour clarifier le passé que pour préparer l’avenir.

Quant à la jurisprudence existante d’abord, nous demandons à la Cour de considérer favorablement, par principe, toute demande de révision d’un jugement auquel aurait collaboré un juge qui, susceptible de conflit d’intérêt, aurait alors omis de déclarer ses liens avec des ONG impliquées et de se déporter.

Pour l’avenir ensuite, nous demandons à la Cour de s’imposer le respect des règles qu’elle prescrit aux juridictions nationales en matière de droit à un procès équitable.

À cette fin, elle devrait en particulier :

  • prescrire aux juges la publication de déclarations d’intérêts ;
  • établir des procédures effectives de déport et de récusation ;
  • informer à l’avance les parties de la composition de la formation de jugement ;
  • imposer aux juges l’obligation, et non plus seulement la faculté, d’informer le Président en cas de doute quant à leur indépendance ou leur impartialité objectives ;
  • établir un formulaire de demande de tierce intervention faisant apparaître les liens éventuels avec les parties principales ;
  • insérer dans le formulaire de requête une rubrique demandant au requérant de déclarer si sa requête est introduite avec la collaboration d’ONG, et si oui lesquelles.

 

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, en charge de l’élection finale des juges, devrait en outre demander aux candidats à cette fonction de déclarer leurs liens avec toute organisation active à la CEDH et éviter l’élection de « militants » à la fonction de juge.

Juristes attentifs au respect des droits, nous considérons l’adoption rapide de telles mesures indispensable à une bonne administration de la justice, et nécessaire pour rétablir la confiance des justiciables et citoyens européens dans l’action de la CEDH.

liste des signataires

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Europe
6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 20:50

La Cour constitutionnelle allemande a exigé que la Banque centrale européenne prouve le bien-fondé de sa politique de soutien budgétaire aux États de la zone euro avec, dans le collimateur, les pays de l’Europe du Sud. Une très mauvaise nouvelle pour l’Italie, dont les titres de dette viennent d’être classés «junk bonds».

Va-t-on vers une aggravation de la crise de la dette souveraine dans la zone euro?

Ce 6 mai, Giuseppe Conte, président du Conseil des ministres italien, est monté au créneau pour défendre la politique budgétaire de la Banque centrale européenne (BCE).

 «Il n’appartient à aucune cour constitutionnelle de décider ce que la BCE peut faire ou ne peut pas faire. Son indépendance est un pivot des traités européens, qui sont reconnus aussi par l’Allemagne», a plaidé ce 6 mai l’homme d’État dans une interview au quotidien Il Fatto Quotidiano.

La veille, la plus haute juridiction constitutionnelle allemande a tapé du poing sur la table, désavouant avec virulence la politique monétaire de la BCE. La Cour a ainsi donné raison à une plainte collective d’environ 1.500 Allemands, parmi lesquels des économistes et des professeurs de droit constitutionnel.
Le tribunal de Karlsruhe a exigé que la Banque centrale allemande cesse d’ici à trois mois d’acheter des emprunts d’État de la zone euro pour le compte de la BCE. Sauf, ont précisé les juges, si cette dernière était bel et bien en mesure de prouver que ces rachats de titres de dette souverains étaient justifiés. Dans le cas contraire, la Bundesbank serait obligée de cesser son programme d’achats de titres.

L’Europe du Sud dans le collimateur de l’Europe du Nord

Ce jugement illustre une fois encore la défiance de l’Allemagne à l’égard d’une Europe du Sud, jugée laxiste. Depuis la crise de la dette de la Grèce, en 2012, Berlin n’a eu de cesse de rappeler ses partenaires européens à la rigueur budgétaire imposée par les traités européens.

Or, au mois de mars, la BCE a décidé de relancer la planche à billets, en créant quelque 750 milliards d’euros –le fameux «quantitative easing», l’assouplissement quantitatif–, à destination des banques et des marchés financiers, censés les redistribuer sous forme de prêts, tant aux entreprises qu’aux États. Les traités européens, celui de Maastricht puis celui de Lisbonne, imposent en effet aux pays membres de ne refinancer leur dette que sur les marchés financiers.

Mais, avec la pandémie et l’effondrement de l’activité économique, de nombreux pays se voient contraints de subventionner leur économie. C’est le cas de l’Italie, à la fois l’un des pays les plus endettés de la zone euro et l’un des plus durement touchés par le Covid-19, avec pour conséquence l’effondrement de la confiance des marchés dans la dette italienne.

Rome a ainsi vu les rendements qu’elle doit servir pour placer ses titres de dette atteindre des sommets. La situation financière transalpine est à ce point critique que l’agence d’évaluation financière Fitch a dégradé sa note de crédit à un cran seulement au-dessus de la catégorie spéculative («junk»), relate ainsi Reuters.

Face au séisme, et sans doute conscient qu’un effondrement de l’Italie, troisième économie de la zone euro, pourrait bien entraîner l’ensemble européen dans sa chute, le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz, a toutefois tenté de minimiser le jugement, arguant que le tribunal avait néanmoins «clairement jugé» que le quantitative easing n’était pas un financement monétaire au sens strict des dettes souveraines, et que le programme était conforme à la Constitution allemande, qui, rappelons-le, se place toujours dans l’ordre juridique allemand au-dessus des traités européens.

L’Allemagne souffle le chaud et le froid

Du fait d’un euro taillé sur mesure pour son économie et d’excédents commerciaux colossaux, l’Allemagne s’est imposée comme le créancier de plusieurs pays du Sud de l’Europe à travers le système complexe de Target 2. Mis en avant depuis 2011 comme un outil contre la crise de la dette souveraine, ce système sert de chambre de compensation aux Banques centrales nationales de la zone euro. Problème: ces dernières sont autorisées à accumuler les dettes d’autres pays sans pour autant avoir obligation de les rembourser. Le système Target 2 les classe comme dettes «sans risque». Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui dans le cas de l’Italie.

 

Selon le think tank anglo-saxon OMFIF, la Bundesbank détenait à la fin du mois de mars 2019 quelque 935 milliards d’euros de créances sur les autres Banques centrales européennes. Autant d’actifs «pourris» en cas de banqueroute de ses débiteurs. «On voit le retour de la même discussion qu’en 2010-2012 lors de la crise de la zone euro: qui doit payer –et comment– les frais de la crise sanitaire, économique et sociale?», note Christophe Bouillaud, professeur de sciences politiques à l’Institut d’études politiques de Grenoble, dans un interview à Atlantico.

«Les lignes de partage sont toujours les mêmes: les pays “fourmis” (Allemagne, Autriche, Pays-Bas, Finlande) contre les pays “cigale” (Italie, Espagne, Grèce, Portugal), avec la France “mi-cigale, mi-fourmi”, qui essaye de satisfaire les deux camps alternativement».

Interviewé par BFMTV, Nicolas Beytout, le patron des Échos et de L’Opinion, a affirmé le 5 mai qu’il n’y avait pas d’«argent magique». Il commentait ainsi les mesures de chômage partiel françaises. Face à la crise économique qui s’annonce, les États eux-mêmes pourraient découvrir que les lignes de crédit ne sont pas sans limites pour eux non plus.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Europe
1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 18:13

La Commission européenne a annoncé ce 28 avril avoir conclu avec le plus grand pays d'Amérique centrale un accord qui lèvera la quasi-totalité des droits de douane sur les produits échangés avec l'UE. Les agriculteurs français et les défenseurs de l'environnement s'inquiètent des conséquences de cet énième traité de libre-échange.

Peut-être y aura-t-il un "monde d'avant" et un "monde d'après" le coronavirus, mais l'Union européenne semble elle bien décidée à ne pas changer. Alors que l'attention de tous se porte sur la meilleure manière de gérer la pandémie qui frappe la planète, l'UE vient d'annoncer ce 28 avril avoir conclu "les derniers points en suspens" d'un accord de libre-échange avec le Mexique.

Le commissaire chargé du Commerce, l'Irlandais Phil Hogan, plastronne : "Ces derniers temps, la lutte que nous menons dans la crise du coronavirus mobilise toute notre énergie, mais nous avons aussi fait progresser notre programme en faveur d'un commerce ouvert et équitable, qui n'a rien perdu en importance."

L'UE et le Mexique avaient déjà conclu un deal au début des années 2000, mais les bases du nouvel accord sont bien plus ambitieuses : la quasi-totalité des échanges de biens entre les membres de l'organisation supranationale et le pays d'Amérique centrale seront exemptés de droits de douane, et notamment les produits agricoles, une nouveauté.

L'UE exhibe tout son enthousiasme dans la présentation de l'accord négocié par la Commission européenne, louant "l'immense potentiel du Mexique pour que les entreprises de l'UE augmentent leurs exportations", prédisant une baisse du prix des produits mexicains en Europe et l'arrivée massive de denrées du Vieux Continent dans le sens inverse, grâce à l'abaissement des barrières, tarifaires ou non.

Au-delà des objectifs commerciaux, l'accord poursuit des objectifs purement idéologiques : "Conclure un accord neuf et modernisé enverrait au monde le message puissant que le Mexique et l'UE rejettent tous deux le protectionnisme", avance la Commission européenne.

Inquiétude des agriculteurs français

En parallèle de cette rhétorique triomphaliste, l'UE apparaît également attachée à répondre aux inquiétudes déclenchées par sa politique, qu'elle balaie méthodiquement dans son document de présentation. "L'accord n'aura aucun effet sur les services publics comme la santé ou l'éducation", peut-on ainsi lire, tout comme la promesse que les normes européennes pour les produits alimentaires ne seront pas affectées.

"L'accord n'exigera pas des gouvernements européens qu'ils privatisent toute entreprise possédée par l'Etat ou baisse la qualité des services publics", insiste l'UE ; des exigences certes probablement absentes du texte avec le Mexique, mais qui entrent toutefois dans la logique des traités européens.

Face aux critiques sur l'opacité des négociations des accords de libre-échange, enfin, la Commission indique qu'elle a opéré "au nom de l'UE, en conformité avec les recommandations données par les gouvernements des Etats-membres" et en contact permanent avec eux.

L'UE est en revanche beaucoup moins bavarde au sujet des avantages obtenus par le Mexique dans l'accord. A lire le document fourni par la Commission de Bruxelles, on peut en effet penser que seuls les pays européens retireront des bénéfices du futur traité. Ainsi, il est indiqué que l'UE exige du Mexique qu'il "abolisse ses tarifs douaniers sur les biens importés d'Europe" et rende la tâche des entreprises de l'UE plus aisée. Mais rien, ou presque, n'est écrit concernant les avantages obtenus par le Mexique en échange de telles concessions.

Pourtant, du côté des agriculteurs français, instruits par les conséquences désastreuses des précédents accords de libre-échange sur leurs conditions de vie, l'inquiétude est déjà vive : Interbev, l'association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes, a publié un communiqué alertant sur "l'ouverture du marché européen à 20.000 tonnes de viandes bovines mexicaines à droits de douane très réduits", une décision qualifiée de "scandale" puisque d'après le syndicat "ces viandes étaient jusqu'à aujourd'hui interdites sur le sol européen en raison de leur non-conformité aux normes sanitaires de l'UE.

" De son côté, la Coordination rurale prévoit que "l’importation de plusieurs milliers de tonnes de produits issus de l’élevage" ait pour conséquence de "détruire l’équilibre économique des éleveurs français". Emmanuel Maurel, député européen membre de la Gauche républicaine et socialiste (GRS), soupire : "Comme on le craignait, la Commission européenne semble n’avoir tiré aucune leçon des graves crises que nous traversons. Déjà très frappés par les accords de libre-échange précédant, les paysans des deux bords vont être mis encore davantage en concurrence avec les produits de l’agrobusiness."

Une occasion pour Emmanuel Macron ?

L'accord de libre-échange ne met pas seulement en danger les agriculteurs. Les risques sur l'environnement sont également élevés, puisque le libre-échange accroît l'intensité des flux de marchandises, le cas échéant d'un continent à l'autre.

L'intensification des activités productives a également des conséquences négatives sur la biodiversité : le Mexique en est un exemple particulièrement illustratif, puisque le pays a vu fleurir des "maquiladoras", usines de montage exemptées de droits de douane assemblant des biens importés avant de les exporter. L'installation d'usines polluantes, notamment par des multinationales, a aussi eu des effets calamiteux, sur la pollution et la distribution de l'eau.

La Commission européenne se fait très timide sur le volet environnemental de l'accord de libre-échange avec le Mexique : même si elle indique que le futur traité ne doit pas instituer "une course au moins-disant" en matière d'écologie, et que les deux parties se sont engagées à "promouvoir le développement durable" et "conserver la biodiversité", aucun élément de contrainte obligatoire n'est mentionné s'agissant de l'environnement.

L'accord est toutefois loin d'être entré en vigueur. A la fin des négociations, il sera publié sur le site de la Commission européenne et devra être approuvé par les gouvernements des Etats membres de l'UE, le Parlement européen, le Sénat mexicain… et les parlements de chaque pays de l'UE.

Voilà peut-être une occasion pour Emmanuel Macron de prouver que ses prises de position en faveur d'une reconquête de la souveraineté française ne relèvent pas que de la pure rhétorique ; "Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner, notre cadre de vie au fond, à d'autres, est une folie", a récemment déclaré le président français au Financial Times.

Dans le même journal, le commissaire européen au Commerce Phil Hogan a affirmé le 23 avril : "L’autonomie stratégique ne signifie pas que nous devons faire de l’auto-suffisance notre objectif." Les visions de la France et de la Commission européenne sur ce sujet apparaissent aux antipodes, reste à savoir si cette opposition théorique se traduira en actes.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans International Europe
28 avril 2020 2 28 /04 /avril /2020 13:08

Mise en cause par le rapport de Grégor Puppinck révélé au mois de février par Valeurs actuelles, la Cour européenne des droits de l’homme vient de répondre à sa manière en annonçant l’élection du juge le plus contesté, Yonko Grozev, au poste important de président de section. Pour Grégor Puppinck, avocat et directeur du Centre européen pour le droit et la justice, la CEDH confirme ainsi la prégnance en son sein du réseau d’influence de l’Open Society de George Soros.

Deux mois après sa publication, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a enfin répondu au rapport de l’ECLJ qui a révélé l’existence à une large échelle de conflits d’intérêts entre 18 juges de la haute juridiction strasbourgeoise et 7 ONG financées par Georges Soros, dont la richissime et controversée Open Society. Mais c’est à sa manière que la CEDH y a répondu : non par la contestation de faits incontestables, et dont la révélation a fait scandale dans toute l’Europe ; ni par l’adoption des mesures nécessaires pour éviter que ne se reproduisent de tels conflits d’intérêts ; moins encore par la sanction de ces juges, comme l’aurait pourtant fait n’importe quel conseil de la magistrature national. Elle y a répondu à l’inverse : par l’élection à l’importante fonction de “président de section” du juge le plus controversé, le bulgare Yonko Grozev.

Rappelons que celui-ci a fait toute sa carrière comme avocat militant dans des ONG proches de George Soros ou financées par celui-ci, jusqu’à devenir l’un des responsables mondiaux de la branche de l’Open Society spécialisée dans l’utilisation des institutions judiciaires à des fins politiques (l’Open Society Justice Initiative). Il s’est fait connaître, entre autres, comme avocat d’un groupe de femmes punks (Pussy Riot) ayant commis un spectacle sacrilège dans la cathédrale de Moscou.

Un militant dépourvu de toute expérience de magistrat

Déjà, en 2014, les modalités de sa nomination à Strasbourg avaient été contestées, car trois membres du comité de sélection bulgare étaient ses collègues au sein d’ONG. Une plainte dénonçant l’irrégularité de la procédure de sélection, adressée au Conseil de l’Europe par une organisation locale, fut classée sans suite.

C’est dans ces conditions que ce militant, dépourvu de toute expérience de magistrat (comme la majorité des juges de Strasbourg), est devenu l’un des 47 juges de la Cour européenne des droits de l’homme. Peu après son élection, ses nouveaux collègues lui donnèrent gain de cause dans l’affaire des Pussy Riot, et condamnèrent la Russie à lui verser, selon l’usage, une indemnité substantielle.

Comme juge, il fut saisi d’affaires qu’il avait lui-même introduites à la CEDH en tant qu’avocat, ou qui l’avaient été par ses anciens collègues d’ONG. Si dans 9 de ces affaires, il a renoncé à siéger comme il en avait le devoir, il a en revanche participé au jugement d’au moins 10 autres affaires introduites ou soutenues par des ONG qu’il avait lui-même fondées ou dirigées encore récemment. (La liste de ces affaires accessible dans les annexes du rapport)

Un tel comportement constitue, pour un juge, un manquement grave et répété à ses obligations déontologiques élémentaires. Dans n’importe quel État de droit, l’auteur de tels manquements encourrait de lourdes sanctions disciplinaires. D’ailleurs, à la suite de la publication du rapport, le ministre de la Justice de Bulgarie a évoqué publiquement l’hypothèse de la révocation de Yonko Grozev, tout en rappelant qu’il revenait à la CEDH d’en décider. Yonko Grozev s’est défendu en attaquant l’ECLJ, et en déclarant impossible sa révocation, car il faudrait alors destituer tous les juges visés dans le rapport. Il serait ainsi comme protégé par les autres juges mis en cause.

Manifestement, son élection comme président de section lui a donné raison. Les anciens juges qui avaient lu et approuvé le rapport avant sa publication m’avaient prévenu de cette probable réaction de défense mutuelle entre juges. Quatre des neuf juges de la section à laquelle le Bulgare appartient (celle en charge notamment des affaires françaises) sont d’ailleurs au nombre des 18 juges mis en cause.

Ainsi élu, Yonko Grozev dirigera l’une des cinq sections de la Cour, il exercera des pouvoirs de direction générale au sein de la Cour, et siégera systématiquement dans les affaires les plus importantes. Il sera aussi, notamment, juge du respect de la déontologie dans sa section, et décidera seul, au cas par cas, s’il convient d’inviter, d’autoriser ou de refuser l’intervention d’ONG dans les affaires.

La CEDH n’est soumise à aucun contrôle

La CEDH est l’instance judiciaire la plus élevée en Europe. Elle a été conçue pour imposer aux autorités politiques nationales le respect de certaines valeurs morales. Ce faisant, elle n’est soumise à aucun contre-pouvoir ni autorité de contrôle. Elle a le dernier mot.

L’hypothèse que « La Conscience de l’Europe », c’est le titre qu’elle se donne, puisse manquer à sa conscience, faillir à ses obligations déontologiques et être détournée à des fins idéologiques n’a pas été envisagée. Pourtant, force est de constater que dans certains domaines, ses jugements ont largement excédé ce à quoi les États se sont engagés. La façon dont la Cour a réagi à la publication du rapport montre, en outre, qu’elle n’est pas capable de s’autoréguler convenablement. Plus encore, l’élection de Yonko Grozev comme président de section confirme la prégnance de certains réseaux d’influence au sein de la CEDH.

Restaurer l’intégrité de la Cour européenne

La seule instance pouvant exercer un certain pouvoir sur la CEDH, à défaut de contrôle, est le Comité des Ministres, c’est-à-dire l’organe diplomatique réunissant les ambassadeurs des 47 États membres du Conseil de l’Europe. Or, ce Comité vient d’être saisi par plusieurs députés membres de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Ils lui demandent de préciser les mesures qu’il entend prendre pour « restaurer l’intégrité de la Cour européenne des droits de l’homme ». La question est donc inscrite à l’agenda du Comité des Ministres, qui devra y répondre explicitement. D’autres questions similaires ont d’ailleurs été posées en Europe par des députés nationaux et européens.

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, en charge de l’élection finale des juges de la CEDH, pourrait aussi être saisie de cette question par des députés. Cela permettrait de diligenter une enquête parlementaire et de recommander à la CEDH l’adoption de mesures nécessaires pour assurer l’impartialité de ses juges. Le rapport de l’ECLJ suggère en ce sens, notamment, que la Cour s’applique à elle-même les règles qu’elle impose en la matière aux juridictions nationales. Une proposition sera aussi déposée à cette fin par l’ECLJ au Bureau de l’Assemblée parlementaire, suivant la procédure officielle de pétition permettant à toute personne de demander l’inscription d’un sujet à son ordre du jour (la pétition peut être signée à cette page).

Il convient d’agir, non pas dans un esprit de lutte idéologique propre à la politique, mais par souci de la justice.


Juriste français né en 1974, docteur en droit, diplômé de l'Institut des hautes études internationales, Grégor Puppinck est l’actuel directeur du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ, European Centre for Law & Justice), une organisation non gouvernementale internationale fondée en 1998 à Strasbourg et titulaire du statut consultatif spécial auprès des Nations-Unies depuis 2007. Opposé aux dérives transhumanistes et notamment à la GPA, ardent défenseur de la liberté de conscience, il s'est fait remarquer dans l'affaire Lautsi et autres c. Italie, dans laquelle la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme a finalement jugé que la présence de crucifix dans les écoles publiques ne violait pas la Convention européenne des droits de l'homme.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Europe
27 mars 2020 5 27 /03 /mars /2020 15:57
> Pour Macron, la survie de l’Europe est en jeu

Les fondements de l’Union européenne sont en péril, a prévenu le président français Emmanuel Macron lors du Conseil européen organisé en visioconférence hier par les dirigeants des 27. Selon le chef d’Etat français, le principe même de l’espace de libre circulation, né des accords de Schengen, est aujourd’hui menacé si les Européens ne parviennent pas à faire preuve de solidarité.

« Ce qui est en jeu, c’est la survie du projet européen », a-t-il dit aux 26 autres dirigeants. « Le risque, c’est la mort de Schengen. »

Les dirigeants de l’Union européenne ne sont toutefois pas parvenus à convenir de l’ampleur des mesures de soutien économiques à engager face aux effets de la pandémie, s’accordant deux semaines supplémentaires pour réfléchir...

 

Fil En Direct – Les Echos

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Europe CORONAVIRUS
11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 18:15

Un haut dirigeant syndical européen, pourtant favorable à l’UE, estime que la stratégie climatique de Bruxelles pourrait «mettre le secteur industriel à genoux», relève Pierre Lévy, du mensuel Ruptures.

L’entretien ne fera pas la Une des grands médias. Il n’est même pas sûr qu’il trouve beaucoup d’écho au sein des différentes centrales syndicales, en France pas plus qu’ailleurs.

Et pourtant, la personnalité interviewée – en l’occurrence par le site spécialisé et favorable à l’UE, Euractiv – n’a pas de minces responsabilités : Luc Triangle est le Secrétaire général d’IndustriAll, la structure qui regroupe les fédérations syndicales des industries des pays du Vieux continent.

Pour la France, en sont par exemple membres la Fédération CGT de la Métallurgie, celle des Mines-énergie, celle des industries chimiques, et cela vaut pour les autres centrales, ainsi que pour les autres pays. IndustiAll est membre de la Confédération européenne des syndicats (CES).

Luc Triangle n’est nullement «eurosceptique» ni «climato-sceptique» – sans quoi il n’occuperait pas une telle responsabilité. Et pourtant, quand il est interrogé sur le « Pacte vert » européen – le projet phare de la Commission européenne pour les cinq ans à venir, censé sauver la planète – les informations qu’il donne et les prévisions qu’il évoque font froid dans le dos.

A commencer par ce chiffre : 11 millions d’emplois seront affectés par la politique climatique projetée par Bruxelles. Encore s’agit-il là d’emplois directs, précise bien le syndicaliste.

C’est donc plusieurs dizaines de millions d’emplois qui pourraient disparaître, notamment «dans les industries extractives» (mines), dans celles «à haute intensité énergétique» (typiquement : la sidérurgie), ainsi que «dans l’automobile».

La métallurgie en général, la chimie, l’industrie pétrolière et bien d’autres ne seront pas épargnées. Et ce, note-t-il, «sans l’assurance d’une perspective d’avenir pour les travailleurs des industries touchées».

En cause : la chasse au CO2, et donc aux activités qui en produisent des quantités importantes. Mais pour la Commission européenne – et tous les idéologues nationaux qui l’inspirent – il convient de ne point s’affoler.

D’abord parce qu’elle promet que des activités nouvelles viendront supplanter les cadavres du vieux monde, moyennant le refrain : la sidérurgie (par exemple) est morte (sous-entendu : en Europe, car on n’imagine pas un déclin mondial de celle-ci), vive les industries «faibles en carbone», vertes, digitales, connectées…

Euractiv cite ainsi une étude de la Commission selon laquelle le PIB de l’UE devrait augmenter de 2% d’ici 2050 dans le cadre de la neutralisation des émissions de CO2. Faut-il préciser que personne n’a jamais vu le détail du «calcul» prévisionnel ?

Quand on en est à vous promettre des soins palliatifs, ça n’est pas un excellent signe sur l’issue

Surtout, la Commission concède que certaines régions seront particulièrement affectées, et a déjà prévu 7,5 milliards au titre du «Fonds de transition juste». Le vice-président de la Commission chargé du «Pacte Vert», le social-démocrate néerlandais Frans Timmermans, s’est ainsi engagé à ne «délaisser personne».

Une précision angoissante : quand on en est à vous promettre des soins palliatifs, ça n’est pas un excellent signe sur l’issue.Le dirigeant syndical interviewé pointe en outre le danger d’un fossé croissant entre l’est de l’UE, et les pays de l’ouest et du nord. Les premiers seront touchés de plein fouet, tant certaines de leurs régions dépendent d’une mono-industrie.

C’est par exemple le cas de la Pologne, qui continue à produire l’essentiel de son électricité à partir du charbon. Et les mineurs forment encore l’épine dorsale économique et sociale des régions productrices, telle la Silésie.

Pourtant, si la déflagration risque d’y être particulièrement violente, il est peu probable que «la transition écologique sera plus facile dans les pays nordiques ou d’Europe de l’ouest» comme l’affirme le syndicaliste belge.

Certes l’extraction charbonnière en France a déjà été éradiquée il y a quelques décennies (pour des raisons de rentabilité, le prétexte climatique n’était pas encore inventé), ce qui n’est pas le cas de l’Allemagne.

Mais croit-on vraiment qu’on va reconvertir les travailleurs de l’automobile, de la sidérurgie (il en reste), de la chimie ou des raffineries en «web-designers» ? A moins qu’on ne les réinsère dans l’«aide à la personne» ? Dans l’animation des parcs d’attraction ?

Pire : le tsunami sur l’emploi à l’est «pourrait bien avoir un impact majeur sur la migration au sein de l’UE», note Luc Triangle qui rappelle que «près de 22 millions de personnes ont déjà quitté» les pays de l’est.

Autrement dit, une nouvelle vague migratoire intra-européenne en direction de l’ouest déjà industriellement sinistré (cette fois hors Royaume-Uni, grâce au Brexit) est à prévoir.

Angoisses bruxelloises

Cité par Euractiv, le dirigeant syndical estime que «le Green Deal risque bel et bien de mettre le secteur industriel tout entier à genoux». Rien de moins. Et cela pourrait, en conséquence, «décrédibiliser la politique climatique européenne aux yeux des citoyens».

Pour qui aurait un doute sur l’angoisse sous-jacente qui assaille les syndicalistes bruxellois, M. Triangle alerte : «les politiques climatiques ne fonctionnent que si elles peuvent être vendues au grand public».

Selon l'ancien président roumain, de tels facteurs « pourraient pousser certains pays à envisager de quitter l’Union, purement et simplement »

Et Euractiv opine, en rappelant les propos de l’ancien président roumain Traian Basescu. Celui-ci estimait récemment que de tels facteurs «pourraient pousser certains pays à envisager de quitter l’Union, purement et simplement».

Si l’hystérie «pro-climat» avait pour conséquence d’accélérer le démembrement de l’UE amorcé par les Anglais, au moins aurait-elle servi à quelque chose – un peu à la manière de la taxe sur les carburants qui avait été l’étincelle du mouvement des Gilets jaunes.

En attendant, chacun peut prendre la mesure des conséquences de la «lutte anti-réchauffement», conséquences du reste volontiers admises par les militants les plus radicaux de cette cause, partisans de la «décroissance».

Peut-être peut-on rappeler un exemple : le démantèlement qui avait touché une partie de l’industrie automobile d’Ile de France, dans le dernier quart du vingtième siècle, et les saignées massives dans l’emploi qui en furent issues avaient constitué un facteur déterminant de ce qu’il est convenu d’appeler, par euphémisme, l’actuelle «crise des banlieues».

On n’ose imaginer l’état de la société française si le séisme «vert» était mené à bien, moyennant la disparition de millions d’emplois manufacturiers sur le sol national.



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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Europe
13 mars 2019 3 13 /03 /mars /2019 03:38

En dépit de la guerre déclarée au glyphosate par LREM et de l’interdiction faite aux entreprises de financer les partis politiques en France, France 2 a révélé qu’en vue des élections européennes, le parti d’Emmanuel Macron s’était allié avec le parti européen ALDE, financé par l’un des fabricants de ce pesticide.

Fin novembre 2017, Emmanuel Macron a pris l'engagement de fixer la sortie du glyphosate en France d'ici trois ans. Toutefois, la chaîne France 2 a appris que pour les élections européennes, le parti du Président de la République s'est allié avec le parti européen de l'Alliance des libéraux et démocrates pour l'Europe (ALDE), qui bénéficie du financement de plusieurs grosses entreprises internationales, dont Bayer, qui fabrique du glyphosate depuis le rachat de Monsanto.

Selon les chiffres du Parlement européen, depuis les dernières élections, en 2014, les entreprises ont ainsi versé plus de 425.000 euros à l'ALDE. La chaîne précise que ces financements sont légaux jusqu'à 18.000 euros par an et par entreprise.

Comme France 2 le rappelle, il est impossible pour une entreprise en France de financer un parti politique. Au Parlement européen, en revanche, une telle opération est autorisée.

La chaîne a ainsi confirmé l'information de Marine Le Pen, qui avait assuré la semaine dernière sur RTL que les lobbies finançaient les partis du Parlement européen, prenant l'exemple de Monsanto et du groupe des libéraux, l'ALDE.

En réaction à cette révélation, l'ALDE avait alors assumé ces financements, rappelant toutefois qu'ils représentaient moins de 4% de son budget.

«On est tout à fait en mesure de refuser cet argent si cela ne colle pas avec nos positions ou si l'on craint que l'entreprise attende quelque chose en retour. Ce n'est pas du tout l'objectif de cette coopération», a assuré Didrik de Schaetzen, le porte-parole du parti européen.

Ayant découvert l'existence de ces financements, le directeur de campagne LREM pour les élections européennes, Stéphane Séjourné, les a qualifiés de mauvaises «pratiques pour des partis politiques, qui doivent être indépendants dans leur manière de légiférer».

 

«Il va falloir remettre sur la table ce genre de financements. Ils sont interdits en France, ils doivent être aussi interdits en Europe», a-t-il estimé.

Les cercles politiques français ont déjà dénoncé le financement de cette alliance pour les élections au Parlement européen.

En France, les élections européennes de 2019 se dérouleront le 26 mai 2019 afin d'élire les 79 députés européens représentant la France au Parlement européen.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Elections Europe
12 mars 2019 2 12 /03 /mars /2019 13:19

Dans le 20 heures du 11 mars, France 2 a confirmé l'information de Marine Le Pen selon laquelle Bayer-Monsanto finance l’ALDE, le parti d’Emmanuel Macron au Parlement européen.

Le 7 mars dernier, sur l’antenne de RTL, Marine Le Pen avait assuré que les lobbies finançaient les partis du Parlement européen, en prenant l’exemple de Monsanto, et du groupe des libéraux, l’ALDE. « Les lobbies financent les partis politiques européens et ils financent l’ALDE, le parti d’Emmanuel Macron au Parlement européen.

Le parti politique de l’Alliance des Libéraux et Démocrates pour l’Europe (ALDE) est financé par Bayer Monsanto », avait lancé la présidente du Rassemblement national. Dans son édition du 11 mars, le 20 heures de France a également mené son enquête sur le sujet.

Comme le rappelle le 20 heures, il est impossible pour une entreprise en France de financer les partis politiques. Au Parlement européen, en revanche, un tel procédé est autorisé.

L’ALDE financée par Microsoft, Google, Bayer…

Dans ce contexte, des conflits d’intérêt sont-ils possible ? En novembre 2018, l’ALDE organisait un congrès à Madrid (Espagne). Un congrès en partie financé par de grandes entreprises telles que Microsoft, Google et même Bayer, le fabriquant du glyphosate depuis le rachat de Monsanto.

D’après le Parlement européen, depuis les dernières élections en 2014, les entreprises ont ainsi donné plus de 425 000 euros à l’ALDE. France 2 précise que ces financements sont légaux jusqu’à 18 000 euros par an et par entreprise.

« Ces financements sont pour eux une chance de plus d’influencer les politiques. Ça peut biaiser la démocratie », explique à France 2 Margarida Silva, Chargée de campagne chez Corporate Europe Observatory.

Interrogé sur le sujet, Stéphane Séjourné, directeur de campagne LREM aux européennes, dit découvrir ces financements. Les entreprises concernées, elles, préfèrent parler de parrainage et non de financement.

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Europe élections Européenne
12 mars 2019 2 12 /03 /mars /2019 12:31

L’Assemblée nationale a donné, lundi 11 mars, son feu vert pour la naissance d’une assemblée parlementaire franco-allemande afin « d’approfondir la coopération » entre les deux pays, une initiative soutenue par les groupes d’opposition sauf la gauche de la gauche. La création de cette future assemblée commune, qui sera composée de cinquante députés français et autant d’élus allemands, doit maintenant être approuvée par le Bundestag.

Une assemblée « unique en son genre »

Elle siégera au moins deux fois par an publiquement sous la direction des présidents des deux assemblées et les séances auront lieu en principe alternativement en France et outre-Rhin. La première réunion de cette future assemblée doit se tenir à Paris le 25 mars, a indiqué le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand.

Devant les députés français – et une délégation d’élus du Bundestag présents dans les gradins –, le titulaire du perchoir a salué une initiative « unique en son genre » qui permettra « d’approfondir notre coopération pour travailler à l’harmonisation de nos droits ».

Parmi les autres missions de cette future institution : veiller à l’application des décisions prises dans le cadre des sommets ou des conseils des ministres franco-allemands, mais aussi travailler pour voir comment faciliter la vie des populations vivant en zone transfrontalière, qui résident en France et travaillent outre-Rhin ou l’inverse.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Europe
11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 23:37

EUROPE – La chancelière allemande Angela Merkel a apporté ce lundi 11 mars son soutien à des propositions de son parti conservateur pour l’Europe qui se démarquent de celles du président français, prônant notamment un siège européen unique au Conseil de sécurité de l’ONU.

« Je pense qu’il s’agit d’un très bon concept pour l’avenir », a déclaré la chancelière allemande à Berlin à propos des propositions de réformes de l’Union européenne publiées au cours du week-end par celle qui l’a remplacée en décembre à la tête du parti démocrate-chrétien allemand (CDU), Annegret Kramp-Karrenbauer, surnommée AKK.

Une idée qui pose problème à Paris

La chancelière avait déjà soutenu l’an dernier l’idée d’un tel siège européen, à défaut de pouvoir en obtenir un pour l’Allemagne, mais sans expliciter si cela devait passer par la suppression de ceux de la France ou du Royaume-Uni. Une perspective qui risque d’être difficile à faire accepter par Paris.

« Le fait que la France est sceptique au sujet d’un siège européen à l’ONU est connu », s’est bornée à dire la chancelière, interrogée lors d’une conférence de presse avec son homologue letton. En prônant une telle évolution, la chancelière et son parti se rangent aux côtés d’une proposition déjà avancée par le ministre social-démocrate des Finances Olaf Scholz récemment.

Ce sujet n’est pas seul potentiellement conflictuel avec la France dans le programme pour l’Europe de la nouvelle présidente de la CDU. Il demande aussi la suppression du Parlement européen à Strasbourg, auquel tient la France, pour ne plus siéger que dans celui de Bruxelles. Et il s’oppose à l’idée d’un salaire minimum européen.

Emmanuel Macron a lui proposé la création d’un « bouclier social » pour les Européens et évoqué dans ce contexte « une même rémunération sur le même lieu de travail et un salaire minimum européen, adapté à chaque pays ».

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Europe ONU
6 mars 2019 3 06 /03 /mars /2019 21:48

Le politologue Frédéric Saint Clair décrypte le projet européen présenté dans la lettre qu’Emmanuel Macron a fait paraître dans 28 pays, une lettre qui révèle à la fois la mégalomanie de l’auteur et son projet de dissolution de la France dans une Europe fédérale multiculturelle.

Moment surréaliste que celui que nous venons de vivre, où Emmanuel Macron, pris d’un accès mégalomaniaque et se rêvant probablement président d’une Europe fédérale, dicte à l’ensemble des citoyens européens ce que signifie « bien penser en matière d’Europe ».

Moment surréaliste que cette tribune, traduite dans 14 langues, publiée dans 28 pays, où le chef de l’Etat s’invite dans chaque débat national, au sein de chaque Etat européen, au mépris du principe de souveraineté le plus élémentaire, pour indiquer à chacun ce que l’Europe doit être.

Un peu comme si une forme de Saint Empire venait d’être reconstitué et qu’Emmanuel Macron avait été divinement pourvu d’un Imperium lui accordant la légitimité de s’adresser à tous, faisant fi des frontières, des gouvernements, des règles de courtoisie diplomatiques, des conjonctures politiques nationales… Imaginez l’indignation du président français si Matteo Salvini ou Viktor Orbán s’étaient adressés aux français pour les inviter à voter pour un projet nationaliste.

Emmanuel Macron aurait pu initier une tribune collective de tous les chefs d’Etat et de gouvernement sociaux-démocrates et sociaux-libéraux européens pour défendre un projet commun. Il a préféré agir seul, de façon unilatérale, de façon hiérarchique, et s’imposer à tous. Mais, laissons là la forme de la lettre, et venons-en au fond.

Lorsque cette tribune a été publiée, lundi soir, l’auteur de ces lignes était en train de lire un ouvrage d’histoire de France couvrant les années 481-888, et intitulé : La France avant la France. Titre particulièrement significatif au regard de ce que nous sommes en train de vivre, et du projet européen qui se dessine sous nos yeux.

Car le projet macroniste ne signifie nulle autre chose qu’une période d’histoire de France que les ouvrages intituleraient : La France après la France. Ce que nous nous apprêterions à vivre si Emmanuel Macron réussissait, serait la première phase de création d’une entité politique supranationale politiquement intégrée, une structure souveraine à part entière, n’ayant d’autre vocation que de remplacer le concept d’Etat-nation qu’Emmanuel Macron juge inadapté et obsolète. En un mot : la disparition de la France !

Sa dilution dans un grand espace multiculturel, post-national, armé juridiquement pour s’insérer efficacement dans un monde techno-capitaliste globalisé, un nouvel Empire capable de rivaliser économiquement et politiquement avec les autres Empires modernes que sont la Russie, la Chine, l’Inde et les Etats-Unis. 

Pire qu’ultra-libéral !

Contrairement à ce que d’aucuns pensent, le projet d’Emmanuel Macron n’est pas ultra-libéral ; il est bien pire ! Son projet est politique, et c’est pour cette raison qu’il est dangereux, à cause de l’idéologie fédéraliste et libérale qu’il promeut et qui pourrait ruiner en l’espace de 30 ans quinze siècles de civilisation européenne.

Si Emmanuel Macron avait été ultra-libéral, il n’aurait jamais milité pour injecter du politique dans la structure européenne. Les ultra-libéraux sont opposés à toute ingérence politique dans l’économie, car ils estiment que le politique n’a pour seul effet que de perturber le fonctionnement du marché. Or, Emmanuel Macron, dans sa tribune, acte la nécessité de faire face aux « crises du capitalisme ». 

Il manifeste dans ce texte, outre le désir de préserver la monnaie unique dont il pense, à tort, qu’elle est un rempart contre les chocs financiers, celui de voir naître un budget européen, de réguler la concurrence, de refonder la politique commerciale, de financer l’innovation…

Emmanuel Macron a compris, comme à peu près tous les responsables politiques français, qu’une Europe ultra-libérale fondée sur le principe de la libre concurrence d’un marché autorégulateur n’était pas viable. Il souhaite donc permettre au pouvoir politique d’équilibrer les dérives de la mondialisation.

Mais il le fait à la manière d’un économiste néo-keynésien. Pour le dire de façon un peu caricaturale : Emmanuel Macron a lu Stiglitz, le prix Nobel d’économie, et il applique peu ou prou les 100 dernières pages de son livre sur la monnaie unique et l’Europe. Le hic, c’est que Stiglitz a beau être keynésien, il demeure un économiste : les relations commerciales et financières commandent sa conception du politique… 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Europe