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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 10:13

La vidéo haineuse, diffusée sur les réseaux sociaux, montre l'éditorialiste du Figaro et de CNews pris à partie et agoni d'injures dans les rues de Paris. Le voyou a expliqué plus tard l'avoir insulté parce que “c’est impossible de parler avec lui, il est super fort...”.

Eric Zemmour a, une fois de plus, été harcelé et insulté dans les rues de Paris. Une vidéo, diffusée sur les réseaux sociaux, montre l'éditorialiste du Figaro et de CNews, pris à partie ce jeudi par une racaille qui le suit sous la pluie et l'agonit d'injures : « Gros fils de pute », « Nique bien ta mère », etc.

A la fin de la vidéo, l'individu qui porte un masque se vante de son forfait haineux, tout sourire. Cette énième agression a aussitôt suscité de vives critiques et une vague de soutiens sur Internet en faveur du journaliste, qui a toujours assumé de se déplacer sans garde du corps malgré les menaces. 

 

Dans d’autres vidéos, diffusées plus tard sur le réseau social Snapchat, où il se fait surnommer « Haram La Gratuité » (@haramdims), le voyou s’est félicité d’avoir « craché un gros mollard dans la tête » d’Eric Zemmour, qualifié de « petit con », à visage découvert.

Puis, après avoir remercié ses fans « islamo-racailles » pour leurs « messages d’encouragement » (sic), il a tenté de justifier son agression dans un français massacré : « Ouais, ouais, je sais, j’aurais pas du l’insulter et tout ça, mais comment vous voulez parler avec lui, dites moi ? 

C’est peut-être un fils de pute, mais c’est impossible de parler avec lui, il est super fort... c’est impossible, donc c’est comme si j’aurais voulu parler avec Marine Le Pen.

A part l’insulter sa mère, vous voulez faire quoi ? » Contacté par nos soins, l'éditorialiste n'a pas souhaité réagir et alimenter la polémique, considérant que les images parlaient d'elles-mêmes.

 

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Société
1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 09:52

En se filmant avec son portable, un individu a copieusement insulté Éric Zemmour dans une rue de Paris. Il s’est vanté plus tard de lui avoir craché dessus et a expliqué ne pas avoir engagé une conversation courtoise avec le polémiste car celui-ci «est super fort, le débat c’est impossible».

Jeudi 30 avril, un jeune homme a aperçu Éric Zemmour dans une rue parisienne, lequel venait visiblement de faire les courses. Il l’a immédiatement inondé d’insultes en se filmant avec son téléphone. Il s’est ensuite vanté d’avoir craché sur lui et a partagé l’extrait sur son compte Snapchat, sous le pseudonyme de «Haram La Gratuité».

 

L’individu, de retour chez lui, a ensuite affirmé avoir reçu à la fois des messages de soutien de ses abonnés et des insultes de la part des «partisans» de Zemmour. Il a cependant reconnu qu’il «n’aurait pas dû l’insulter» et a expliqué que «c’est impossible de parler avec lui, il est super fort, le débat c’est impossible».

 

«C’est comme si j’avais voulu parler avec Marine Le Pen», a-t-il poursuivi, «à part l’insulter sa mère, vous voulez faire quoi?».

Un discrédit pour la communauté maghrébine et musulmane

L’histoire a fait le tour des réseaux sociaux, et de nombreux internautes ont déploré cette attitude. Même si beaucoup n’adhèrent pas aux idées d’Éric Zemmour, ils ont indiqué que se comporter de la sorte permettait à la fois d’alimenter la haine envers la communauté d’origine maghrébine et musulmane en France et de faire des amalgames.

 

 

Contacté par Valeurs Actuelles, le polémiste n’a pas souhaité commenter ces extraits, jugeant que les images parlaient d’elles-mêmes.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Société
26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 13:32

Figure centrale de la vie intellectuelle française, Mathieu Bock-Côté analyse en profondeur pour *Valeurs actuelles* les enseignements de la crise du coronavirus. Identité, vivre-ensemble, mondialisme : “la pandémie n’annule pas les autres crises qui traversent nos sociétés mais les radicalise” explique le sociologue Québécois. Entretien.

Valeurs actuelles. Depuis le début de la crise du coronavirus, de nombreuses informations circulent sans que l’on sache toujours ce qui est vrai ou faux. Le gouvernement lui-même a d’abord rassuré les Français avant de leur reprocher leur légèreté.
Est-il possible que nous vivions actuellement un moment décisif dans la perte de confiance totale et irréversible du peuple dans la parole publique, qu’elle soit politique ou médiatique ?

 

Mathieu Bock-Côté. La confusion est totale, parce que le brouillard est complet . Certains chercheurs sont en droit de dire qu’ils avaient annoncé une pandémie de ce genre, mais globalement, nos sociétés ne s’attendaient à rien de tel, même si on peut croire qu’à travers certaines œuvres dystopiques, elles se rappelaient la possibilité jamais complètement étouffée d’un dérèglement majeur de l’ordre social, aboutissant à une situation de moins en moins maîtrisable, ouvrant une brèche dans les digues symboliques qui permettent normalement de contenir et de refouler certaines pulsions destructrices.

On pouvait s’attendre à ce que la mondialisation frappe un mur tôt ou tard, que le système se grippe, se dérègle, mais rares étaient ceux qui imaginaient une crise semblable, qui semble venue d’un autre âge, et qui fait remonter à la surface les peurs primitives de l’humanité.

Notre système mental n’était pas configuré pour imaginer un tel bouleversement, et aujourd’hui, nous imaginons à peine comment en sortir. Nos sociétés étaient-elles préparées à cette pandémie? La réponse est simple: non. Il faut ajouter qu’elles ne pouvaient naturellement pas l’être parfaitement. Le tragique qui resurgit n’entre jamais dans les plans préparés à l’avance. Il prend inévitablement le visage de l’immaîtrisable.

Alors les pouvoirs publics, partout, tâtonnent, et on ne saurait en soi le leur reprocher. L’art politique est un art de l’improvisation, surtout en situation de crise, quoi qu’en disent ceux qui n’ont jamais cessé d’entretenir un fantasme technocratique, qui n’est rien d’autre qu’un rationalisme extrême étranger aux contradictions consubstantielles à la nature humaine et à son déploiement dans la cité.

Mais les pouvoirs publics devraient toutefois veiller à ne pas se contredire trop ouvertement, comme s’ils versaient dans l’amateurisme.

C’est malheureusement ce qui s’est passé. La veille, on résistait au virus en terrasse et en allant au théâtre. Le lendemain, on devait se confiner et sortir avec une attestation administrative.

Autre exemple: la même journée, il fallait aller voter et rester chez soi. Cette confusion inaugurale a fragilisé la crédibilité du pouvoir à un moment où il devait affirmer à la fois sa légitimité et son efficacité – on ajoutera qu’elle s’est poursuivie autour de la question du masque, décrété inutile pendant quelques semaines, et nécessaire mais manquant depuis peu. On comprend la perplexité du commun des mortels, qui veut bien suivre les consignes, à condition de savoir lesquelles dureront plus de quelques jours.

L’art politique est un art de l’improvisation, surtout en situation de crise, quoi qu’en disent ceux qui n’ont jamais cessé d’entretenir un fantasme technocratique.

Le politique est dès lors rappelé à sa fonction protectrice.

Il ne doit plus «adapter» des populations récalcitrantes à la mondialisation mais les défendre contre son dérèglement. Nous passons de l’imaginaire du progrès, qui se déploie à travers la technique et l’économie, a celui du tragique, qui est proprement politique.

N’importe qui naviguerait à vue en ce moment – et le souci de ne pas susciter la panique dans la population est honorable. La transparence absolue ne sert pas toujours l’intérêt général. Mais si le peuple sent qu’on le manipule, il fait mentalement sécession et entre dans un état d’esprit insurrectionnel. Une société à la recherche d’un pouvoir fort pour affronter une crise et qui ne le trouve pas peut entrer en déroute assez rapidement. Nous sommes dans une situation d’exception.
Théoriquement, le pouvoir devrait transcender les divisions ordinaires et l’union nationale est une nécessité vitale – la chose est toutefois particulièrement difficile dans une société déjà extrêmement divisée.

Mais l’union nationale ne doit pas être à géométrie variable. Tous doivent s’y rallier, mais on ne saurait en exclure certains courants politiques sous prétexte qu’ils portent une mauvaise étiquette. Cela dit, l’appel à l’union sacrée, chez vous comme chez nous, ne devrait pas abolir le travail de l’intelligence. Le désaccord profond n’est pas nécessairement la marque d’un esprit séditieux.

 

Le président français a aussi expliqué qu’il faudra demain « tirer les leçons du moment que nous traversons », sans en dire plus. De quoi s’agit-il selon vous ?
J’ignore quelles leçons il veut tirer mais certaines me semblent évidentes pour tous : la logique de la mondialisation se retourne clairement contre les peuples qui s’y étaient soumis au point de vouloir presque s’y dissoudre, comme s’ils devaient renoncer à la définition de leur propre intérêt collectif — le “souverainisme” était associé à “l’extrême-droite” et la simple défense de l’exception culturelle était un marqueur de la pensée réactionnaire.

En ce moment, nous constatons le prix à payer pour la désindustrialisation des sociétés occidentales et l’abandon de certains secteurs stratégiques. Tous le constatent, le manque d’équipements médicaux est dramatique. La dépendance à la Chine a créé une situation de soumission qui deviendra vite intenable.

Une société sans barrières protectrices se liquéfie et ne parvient même plus à dégager une représentation unifiée d’elle-même. Nous en faisons cruellement l’expérience. Le village global favorise la transformation accélérée d’une épidémie locale en pandémie, l’abolition des distances et des barrières protectrices nous amène collectivement à subir les conséquences de l’insalubrité désastreuse propre aux marchés chinois.

Rien ne semble plus daté aujourd’hui qu’un certain optimisme progressiste avec ses fariboles sur la mondialisation heureuse. L’histoire est tragique, nous le savions, maintenant nous le vivons. La mondialisation, qui croyait avoir le monopole du sens de l’histoire, est en déroute.

Il faut toutefois éviter, comme on le voit chez certains, de basculer dans une forme d’enthousiasme idéologique morbide devant la crise, peut-être présent chez ceux qui répètent: je vous l’avais bien dit! C’est le cas de certains écologistes qui versent ainsi dans un étrange panthéisme en nous disant que la terre se venge, comme si la présente pandémie était en quelque sorte une forme une vengeance de la planète contre ceux qui lui font du mal.

Il est difficile de ne pas voir ici une forme de régression religieuse primitive. Un peu plus et la crise les enchante. Certains, en ce moment, semblent pris d’un vertige existentiel devant la pandémie, comme s’ils étaient excités par le fantasme d’une mise à bas de l’ordre social et la possibilité d’un grand chambardement.

La crise les excite, les tempéraments turbulents se sentent sollicités. C’est l’hypnose du chaos. Vous me permettrez de citer Roger Caillois dans Instincts et société: « Il faut appeler vertige toute attraction dont le premier effet surprend et stupéfie l’instinct de conservation.

L’être se trouve entraîné vers sa perte et comme convaincu par la vision même de son propre anéantissement de ne pas résister à la persuasion puissante qui le séduit par l’effroi. […] Les abîmes le sollicitent. […] Il se sent ne concevoir et n’exécuter que les gestes qui l’y précipitent, comme si la funeste imagination de la destruction, flattant on ne sait quel goût pervers, éveillant au secret de lui-même une complicité intime et impitoyable. »

Rien ne semble plus daté aujourd’hui qu’un certain optimisme progressiste avec ses fariboles sur la mondialisation heureuse.

Emmanuel Macron a aussi expliqué lors de sa première intervention télévisée que c’était « une folie » de « déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner ». Il parle comme un souverainiste.

La réalité pourrait-elle contraindre les dirigeants progressistes et mondialistes à abandonner leur logiciel idéologique pour changer radicalement de modèle, ou faudra-t-il un changement de casting à la tête de l’État pour que les conséquences de la crise soient tirées ?


On y verra une conversion circonstancielle mais nécessaire: elle est évidemment bienvenue. S’agit-il d’une conversion profonde? Cela reste à voir, même si un basculement historique peut obliger les hommes politiques à changer de logiciel pour conserver une emprise sur les événements.

L’histoire en marche impose sa logique aux lecteurs, qui peuvent découvrir à travers la crise la vanité des doctrines dont ils se voulaient encore hier les promoteurs infatigables. La grandeur d’un homme politique vient en bonne partie de sa capacité à ne pas se laisser enfermer dans un système idéologique, qui l’encage théoriquement et rétrécit sans cesse son champ de vision.

C’est avec le réel qu’il doit entretenir un rapport intime, pour savoir agir sur lui. On ne saurait le définir exclusivement en termes statistiques, d’ailleurs. Plus que jamais, il importe d’avoir des hommes politiques qui ont médité sur les passions humaines et la destinée profonde des peuples. On ne gouverne par les Français comme on gouverne les Allemands, non plus que les Américains comme les Chinois.


Chose certaine, ceux qui s’entêteront dans le mondialisme seront balayés, tôt ou tard par une élite de remplacement, déjà disponible ou qui se formera dans cette crise qui se transformera en accélérateur historique, ce qui ne veut pas dire que les élites mondialisées ne feront pas tout pour se maintenir en place.

Comme l’écrit l’essayiste québécois Martin Lemay, « derrière la mondialisation se cachent d’énormes intérêts financiers. Je doute que ceux qui en profitent veuillent abandonner leurs sources de profits.

Après la crise, ils voudront que les choses redeviennent rapidement comme avant. Ces capitalistes mondialisés font partie de ceux qui nous expliquent depuis des décennies que les nations, les frontières et les États sont dépassés.

Étrangement, ils n’hésiteront pas à solliciter l’aide des États afin de se sortir du pétrin. Deuxièmement, ces capitalistes ont leurs idéologues, leurs idiots utiles, les progressistes.

Ces derniers rejettent aussi les nations, les frontières et les États, mais pour des raisons différentes. Nations, frontières, États, ne seraient que des ruses afin de maintenir la domination de l’homme blanc. Les progressistes ont une grande influence dans les organisations internationales ainsi que dans les médias et les universités. Ils n’y renonceront pas sans combattre. À cause de la crise, ils ont dû prendre une pause. Mais ils travailleront ferme pour exercer à nouveau leur magistère sur nos esprits. »

Les Italiens, en ce moment, ne jugent plus seulement l’Europe inutile, mais toxique.

Il importe donc de renouer avec les structures anthropologiques fondamentales permettant l’action politique, et plus largement, qui permettent de se repérer dans un monde où l’utopie de la circulation permanente s’est pétrifiée.

L’État-nation ne se présente pas en ce moment comme une préférence idéologique parmi d’autres mais comme une nécessité existentielle, vitale, à travers laquelle s’exprime la capacité d’action politique d’un peuple.

Inversement, et je devine que nous y reviendrons, les structures postnationales font faillite. Qui leur fait encore confiance, mis à part ceux dont la situation sociale en dépend directement, symboliquement et financièrement ? Les Italiens, en ce moment, ne jugent plus seulement l’Europe inutile, mais toxique. Cela ne veut pas dire que la coopération scientifique et commerciale entre les peuples doit s’arrêter.

La pandémie a réveillé en Occident le fantôme de la pénurie. Notre société, à nouveau touchée par la peur de manquer, redécouvre les vertus du localisme. Cette prise de conscience a-t-elle une chance de survivre à la crise ?
C’est bien possible mais le réflexe mondialiste ne disparaîtra pas d’un coup. La possibilité du manque nous semblait devenue inimaginable. Elle ne l’est plus : pénurie, rationnement, quarantaine, confinement, ces termes ne relevaient plus du vocabulaire courant. Le localisme, encore une fois, ne se présente pas ici comme un choix raisonné, au terme d’une grande délibération collective, mais comme un réflexe de survie, qui converge par ailleurs avec le simple bon sens.

Le cosmopolitisme culinaire est chose agréable, mais il y avait quelque chose d’étrange à l’idée de faire son épicerie au coin de la rue avec des produits des quatre coins du monde.

Mais ne nous attardons pas sur les seuls plaisirs de table. Prenez l’exemple de la relation entre le Canada et les États-Unis. Elle fut pionnière en matière de libre-échange, avec l’ALE, puis l’ALENA, quand est venu le temps d’y inclure le Mexique.

Les deux pays aiment se vanter d’avoir la plus grande frontière démilitarisée au monde. Leur relation est exceptionnelle, et généralement considérée très féconde. Avec raison, à bien des égards!

Mais la crise arrive et la logique de l’intérêt national se fait sentir: Donald Trump entend empêcher l’exportation au Canada d’équipements médicaux jugés essentiels pour lutter contre la présente pandémie.

Les Canadiens y croient à peine. Pourtant, c’est la réalité. Si une telle chose est possible entre deux alliés jugés indéfectibles, on imagine que les rapports commerciaux mondialisés seront grippés. La guerre économique est ouverte pour acheter les équipements médicaux essentiels, et personne ne se fait de cadeau.

Après avoir annoncé l’entrée dans une ère de démondialisation après la crise, le premier ministre du Québec, François Legault, plaidait ce vendredi pour sa souveraineté alimentaire et une meilleure stratégie industrielle. Legault, je le précise, n’est pas un idéologue. Il ne guettait pas une crise miraculeuse pour emporter le Québec dans un repli protectionniste.

Il cherche simplement à défendre le mieux possible son peuple dans un environnement global qui vient de se métamorphoser. Chaque nation se sent appelée à retrouver une forme de maîtrise de certains domaines stratégiques, qu’elle ne peut déléguer, sans se soumettre aux autres, sans devenir esclave.

Voyons au-delà du politique: l’illusion de la croissance perpétuelle se dissipe et le fantasme de l’interdépendance globale et émancipatrice révèle à ceux qui ne voulaient pas les voir les rapports de pouvoir qu’il masquait.

L’illusion de la croissance perpétuelle se dissipe et le fantasme de l’interdépendance globale et émancipatrice révèle les rapports de pouvoir qu’il masquait.

La France de Macron, l’Union européenne, et d’autres pays, ont rechigné à fermer leurs frontières, avant de s’y résoudre sur le tard. Que dit cette obstination de leur idéologie ?

L’idéologie surdétermine inévitablement notre lecture du réel, qui ne se présente jamais à nous sans voile ni interprétation, et retarde souvent les décisions nécessaires – elles les retardent au point où elles sont souvent prises trop tard, pour reprendre la célèbre formule du général MacArthur.

Pendant un temps, certains leaders ont voulu à tout prix sauver la logique mondialiste – à tout le moins, ils en donnaient vraiment l’impression.

Leur univers mental était configuré de telle manière que le repli sur l’État-nation relevait de la pire absurdité. Quelle que soit la crise, la réponse était toujours la même : moins de frontière, plus de mondialisation, moins de nation, plus d’Europe.

Il y avait presque un scandale moral à l’idée de fermer les frontières – au Canada, Justin Trudeau a poussé la chose jusqu’au délire, en laissant même ses ministres accuser de racisme ceux qui plaidaient pour cette mesure de santé publique – et devrait-on dire, de salut public.

On nous disait que la science était contre la fermeture des frontières, avant de changer d’avis 48h plus tard. La science avait-elle changé d’avis aussi ?

Il s’y opposait, au point de maintenir ouverte une filière semi-officielle d’immigration illégale au Canada, le chemin Roxham, où depuis plusieurs années, de nombreux illégaux traversent la frontière canadienne après un passage aux États-Unis.

Pire: il a fallu une immense pression de l’opinion pour rendre obligatoire le testage des illégaux qui traversaient la frontière alors que les premières mesures de confinement étaient imposées à ce moment par le Québec, comme quoi le fédéralisme canadien s’est révélé dans la crise encore plus dysfonctionnel qu’il ne l’est normalement.

De votre côté de l’Atlantique, les leaders européistes semblaient juger inimaginable la fermeture sérieuse des frontières. Fallait-il s’en surprendre ?

L’Union européenne a voulu se définir depuis trente ans comme un espace désubstantialisé en perpétuelle expansion. Elle ne parvenait plus à poser la question fondamentale de la frontière, comme si elle devait donner au monde l’exemple de leur abolition.

D’ailleurs, en ce moment même, alors que notre monde connait une crise sans précédent depuis plusieurs décennies, l’UE engage un processus pour s’élargir notamment à l’Albanie et à la Macédoine de Nord. Ses dirigeants viennent de franchir les limites de l’indécence.

Depuis le début de la pandémie, le gouvernement justifie son action — ou son inaction — en se retranchant derrière l’avis des experts du comité scientifique. Avons-nous basculé dans l’ère du post-politique ?

La situation est paradoxale. La science est plus que jamais nécessaire pour lutter contre cette pandémie. C’est elle qui trouvera le vaccin pour en finir avec le Covid-19, c’est elle aussi qui permet les avancées médicales nécessaires pour soigner ceux qui en sont victimes.

L’apport des experts pour bien gérer la présente crise est essentiel et celui qui s’en détournerait serait bien sot.
On ajoutera toutefois deux nuances, car l’instrumentalisation idéologique de la science est aussi une réalité.
La première, c’est que les experts se contredisent, et qu’ils sont nombreux à se dire experts alors qu’ils ne le sont pas nécessairement.

La science aussi est un champ de bataille et comporte sa part d’approximations et d’imprécisions. Je vous le disais plus haut, au Canada, au nom de la science, on gardait les frontières ouvertes, avant de les fermer toujours en son nom. N’oublions pas non plus les débats en science économique. Non plus que ceux en «sciences sociales», qui eux, relèvent très souvent de la simple querelle idéologique – ce qui n’empêche pas bien des idéologues universitarisés de justifier leurs combats au nom de la «science», encore une fois.


La deuxième, c’est que la décision politique ne peut jamais être une simple transposition de la connaissance scientifique que l’on croit actuellement disponible dans le domaine de l’action publique. L’homme politique n’est pas un super-technocrate. Il engage sa responsabilité devant l’histoire après avoir entendu mille avis contraires.

Dans un passage bien connu de ses Mémoires, Raymond Aron racontait son embarras lorsque jeune homme, après avoir fait un exposé brillant à un homme politique de l’époque, se trouva bien coi lorsqu’il dut répondre à cette question simple : « Que feriez-vous si vous étiez à ma place ? »

L’homme politique ne décide jamais à partir de Sirius, à partir d’une connaissance intégrale de la situation, comme s’il était omniscient et omnipotent. Il décide dans l’urgence, comme il peut, en sachant que sa décision sera nécessairement imparfaite et décevante. Il ne gouverne pas en sarrau dans son laboratoire.

Permettez-moi un mot sur une polémique française qui n’est pas sans lien avec cela. Je n’ai pas la moindre compétence scientifique pour juger des travaux du professeur Didier Raoult, autour duquel une partie de la France se déchire, mais il me semble indéniable que dans la situation présente, plusieurs lui font jouer le rôle d’homme providentiel. C’est le scientifique devenu punk qui prétend lancer son appel du 18 juin à partir de Marseille.

N’en soyons pas surpris: dans la situation de crise, il est fréquent de chercher l’homme d’exception, hors norme, susceptible de répondre à des attentes extraordinaires. L’homme des temps apaisés semble dépassé par les circonstances, et ceux qui avaient été laissés de côté pour de bonnes ou mauvaises raisons par les institutions se présentent sous le signe du recours.

Ils passaient pour excentriques, on décrète désormais qu’ils sont géniaux. Leurs méthodes étaient jugées irrégulières, on se demande maintenant si elles n’étaient pas d’une telle créativité qu’elles ne pouvaient que contourner les bureaucrates de la santé. Je le redis, sur le plan scientifique, je n’en sais absolument rien. Mais sur le plan politico-symbolique, cette controverse et la division de l’opinion qui l’accompagne est typiquement française.

En France, le confinement met en lumière le degré de conscience civique variable de certaines catégories de population. Dans les banlieues de l’immigration, l’État a renoncé à le faire appliquer. L’idée du vivre-ensemble survivra-t-elle au coronavirus ?

Elle ne survit plus déjà que dans le discours officiel, qui s’applique en suivant les règles du matraquage médiatique. Il faut croire au vivre-ensemble ou subir les foudres du régime diversitaire. Mais qui y croit encore pratiquement? Le confinement dans certains quartiers est illusoire. Il s’agissait déjà, souvent, de territoires enclavés, en situation de partition objective.

L’immigration massive a entrainé la formation de zones enclavées qui se définissent mentalement à l’extérieur de la communauté nationale, comme si le choc des civilisations se produisait à l’intérieur des sociétés européennes. Rien de neuf, diront les cyniques. Et pourtant, la chose prend ici une gravité autre.

Que certains territoires se dérobent à la souveraineté nationale était déjà un affront permanent à l’ordre public. Cela devient une menace directe à la santé publique. Disons-le autrement : la pandémie n’annule pas les autres crises qui traversent nos sociétés mais les radicalise. Elle révèle certaines faiblesses collectives depuis longtemps diagnostiquées mais qu’on croyait pouvoir surmonter à coup d’ajustements gestionnaires et techniques. Il en est aussi ainsi de la crise des finances publiques, de la pression qui pèse sur l’État social, et ainsi de suite.

Nos pays confinés, confrontés à une situation inédite pour la plupart des citoyens, ont-ils en eux les ressources suffisantes pour surmonter la crise, alors qu’on a depuis 50 ans promu l’individualisme à outrance et déconstruit l’idée même de nation sans laquelle aucune fraternité n’est possible ?

Certains découvrent, tardivement, que l’identité est la condition même de l’action politique. C’est elle qui permet à un peuple de se mobiliser, surtout dans la crise, en puisant dans les ressources identitaires accumulées et métabolisées symboliquement au fil des siècles.

Mais cette identité ne saurait tenir dans un simple rappel de principes universels, comme l’a soutenu Habermas et les autres théoriciens-militants du patriotisme constitutionnel. Une identité se noue dans l’histoire et elle ne se confond pas exclusivement avec la citoyenneté ou la nationalité juridique, même s’il est naturellement possible de s’y assimiler, en se plongeant dans son noyau existentiel et en s’appropriant les mœurs qui la concrétisent.

Chose certaine, la nation, aujourd’hui, se présente comme un recours inestimable pour traverser la pire épreuve que nos sociétés ont à affronter depuis plusieurs décennie: c’est elle qui permet aux hommes de voir au-delà d’eux-mêmes, en investissant existentiellement la communauté politique.

« Quels que soient le groupement et la civilisation, quelles que soient les générations et les circonstances, la perte du sentiment d’identité collective est génératrice et amplificatrice de détresse et d’angoisse.

Elle est annonciatrice d’une vie indigente et appauvrie, et à la longue, d’une dévitalisation, éventuellement au bout du compte à la mort d’un peuple ou d’une civilisation. Mais il arrive heureusement que l’identité collective se réfugie aussi dans un sommeil plus ou moins long avec un réveil brutal si, durant ce temps, elle a été trop asservie. »

Peut-être en sommes-nous rendus à ce moment ? Plus un peuple a un imaginaire riche, qui s’incarne à travers une série d’événements-mythiques et de figures héroïques, plus il peut traverser une épreuve historique exigeante.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Société
21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 17:31

Compilation non exhaustive des divers « débordements » et violences urbaines ayant eu lieu dans la nuit du 19 au 20 avril 2020. Cet article sera mis à jour au fur et à mesure.

N’hésitez pas à signaler en commentaire les articles de presse liés signalant des débordements non indiqués ici.


Asnières (92) : des tirs de mortiers d’artifices et des feux de poubelles et de véhicules.
Source

Aulnay-sous-Bois (93) : des poubelles incendiées et des tirs de mortier. La police victime de guet-apens aux 3000.
Source et Source et Source

Belfort (90) : un véhicule de police incendié sur le parking du commissariat.
Source

Chanteloup-les-Vignes (78) : la police caillassée et visée par des tirs de mortiers lancés par une vingtaine de personnes, une interpellation.
Source

Clichy-la-Garenne (92) : des interpellations «pour détention d’engins incendiaires et participation à un groupement en vue de commettre des violences et ou des dégradations ».
Source

Clichy-sous-Bois (93) : des tirs de mortiers et des feux de véhicules.
Source et Source

Échirolles (38) : des affrontements avec les forces de l’ordre quartier Kimberley après l’arrestation d’un jeune homme de 19 ans. Des policiers caillassés, des dizaines d’individus du quartier se sont regroupés, ont tiré des mortiers et ont incendié des poubelles.
Source et Source

Fâches-Thumesnil (59) : des feux de poubelles et de véhicules.
Source

Hem (59) : des feux de poubelles et de véhicules.
Source

Laon (02) : des feux de poubelles et un véhicule incendié.
Source

La Verrière (78) : la police caillassée.
Source

Les Mureaux (78) : la police attaquée par une dizaine de personnes.
Source

Lille (59) : des feux de poubelles et de véhicules.
Source

Lys-lez-Lannoy (59) : des feux de poubelles et de véhicules.
Source

Mantes-la-Jolie (78) : la police caillassée.
Source

Nanterre (92) : des feux de poubelles et de véhicules.
Source

Neuilly-sur-Marne (93) :  des barrières de feu de poubelles cité des Fauvettes.
Source

Rillieux-la-Pape (69) : des véhicules incendiés, des feux de poubelles, des tirs de mortiers, du mobilier urbain dégradé, des affrontements avec la police
Source

Roubaix (59) : des feux de poubelles et de véhicules.
Source

Rueil-Malmaison (92) : des interpellations «pour détention d’engins incendiaires et participation à un groupement en vue de commettre des violences et ou des dégradations ».
Source

Saint-Denis (93) : des poubelles incendiées et des tirs de mortiers. La police caillassée dans la cité du Franc-Moisin
Source et Source et Source

Sartrouville (78) : un bus visé par des tirs de mortiers, la police caillassée, deux interpellations.
Source

Strasbourg (67) : un commissariat attaqué dans le quartier de la Meinau, une voiture de police visée par un tir de mortier. Dans le quartier du Port du Rhin, des poubelles et un véhicule incendiés.
Source

Villeneuve-la-Garenne (92) : des tirs de mortiers d’artifice.
Source

Wattignies (59) : des feux de poubelles et de véhicules.
Source

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Société
4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 15:14

Le milieu hospitalier est mis à rude épreuve par la pandémie de coronavirus, affaibli par les coupes budgétaires de ces dernières années. Des économies réalisées en parallèle de l’augmentation de la pression fiscale, alors même que l’on continue de minimiser une fraude sociale qui coûterait chaque année des milliards d’euros aux contribuables.

La crise sanitaire du coronavirus en exacerbe bien d’autres en France, éducative, sécuritaire, sociale et même fiscale.

Le gouvernement cherche des rentrées d’argent afin de financer les mesures d’urgence, dans un pays où le taux des prélèvements obligatoires atteint déjà un record mondial de 57%: ainsi, les seules mesures de chômage partiel pour 2,2 millions d’ayants droit coûteraient 8,5 milliards d’euros, un chiffre probablement à revoir à la hausse puisqu’on évoque maintenant 5,7 millions de chômeurs partiels.

Pourtant, Bercy ne semble nullement s’intéresser aux sorties de ce même argent, source potentielle de considérables économies. S’il a toujours été politiquement et médiatiquement de bon ton de mettre l’accent sur le manque à gagner que la fraude fiscale génère pour les comptes publics, la fraude sociale génère elle aussi d’importants dégâts sur les comptes publics et contribue à faire baisser le consentement à l’impôt dans notre pays.

Un état de fait qu’avait d’ailleurs brandi, il y a tout juste un mois, dans un tout autre contexte, l’ancien juge d’instruction Charles Prats, magistrat au TGI de Paris, spécialiste de la lutte contre la fraude fiscale et sociale.

«Statistiquement, c’est totalement aberrant et cela démontre qu’il y a un problème massif. 10,6 millions d’individus nés à l’étranger auraient des droits ouverts à l’assurance maladie alors qu’ils ne seraient que 8,2 millions en France, soit 2,4 millions de fantômes. Et on vient vous dire que la fraude c’est une Fake News?
On parle ce soir de 30 milliards d’euros par an, et cela rien que sur le problème des immatriculations frauduleuses des personnes soient-disant nées à l’étranger!» mettait en garde le magistrat, le 3 mars 2020.

Ce dernier venait alors d’intervenir, durant près de deux heures, devant la commission d’enquête relative à la lutte contre les fraudes aux prestations sociales. Rapports officiels de la délégation nationale à la lutte contre la fraude (DNLF) à l’appui, il dénonçait la fraude documentaire. Il relatait que le ministère de l’Économie ne s’était penché sur la fraude au sein du SANDIA– le service de la Caisse nationale d’Assurance-vieillesse (CNAV) chargé de l’immatriculation des personnes nées à l’étranger (environs 400.000 demandes par an)– qu’à partir de 2010, époque où Charles Prats était coordinateur de la lutte contre la fraude à Bercy.

Le magistrat pointait du doigt un décret de simplification administrative passé dix ans plus tôt par le Premier ministre d’alors, le socialiste Lionel Jospin, qui avait autorisé le recours aux photocopies pour nombre de démarches administratives, donnant ainsi un coup de pouce aux fraudeurs et faussaires.

Il évoquait alors une «visite» menée conjointement, par le groupe interministériel d’expertise de lutte contre la fraude à l’identité (GIELFI) et la Direction centrale de la Police aux frontières (DCPAF), dans les locaux du SANDIA.

«Selon la DCPAF, cette immatriculation s’effectue dans des conditions très favorables à la fraude, puisque SANDIA immatricule à la vue d’un simple extrait d’acte de naissance. Les quelques exemples de documents montrés lors du déplacement du GIELFI au SANDIA étaient tous des faux permettant à des personnes d’être immatriculées sous des identités fictives», pointait Charles Prats, citant aux députés le rapport de 2010 de la DNLF.

En somme, en 2010 «on découvre la catastrophe», commente le juge parisien. Reprenant les archives de l’Assemblée, il évoque le refus fin janvier 2011 de Raphaël Bartolt, directeur de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) d’éclairer la Commission parlementaire (Mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale) concernant ces manquements observés au sein du SANDIA.

«Quand on sait tout ça, on ne peut plus se taire»

Résultat de ce que le député Les Républicains (LR) Patrick Hetzel, président de la Commission d’enquête, finira par décrire comme une «politique de l’autruche»: si aujourd’hui l’INSEE reconnaît l’existence de 8,2 millions de personnes nées à l’étranger, ces dernières seraient en réalité plus de 10 millions à avoir des droits «ouverts». Des millions de «fantômes», qui «passent à la caisse chaque mois» (allocations diverses, retraites, etc.), lâche le magistrat dans une vidéo twittée dans la foulée de son audition à l’Assemblée. Celui-ci rappelle que les dépenses de protection sociale en France représentent 787 milliards d’euros par an, dont 450 milliards de prestations sociales versées.

[...]

Déjà début septembre 2019, la sénatrice UDI Nathalie Goulet et la députée LREM Carole Grandjean mirent en lumière ce qui sera décrit par certains comme une «administration passoire» en matière de contrôle.

Elles avaient notamment découvert, à l’occasion d’un simple échange de mails avec le directeur général de l’INSEE, que la France comptait 3,1 millions de centenaires réputés en vie (1,6 million nés à l’étranger et 1,5 nés en France), alors que selon ce même Institut national de la statistique, l’Hexagone n’en comptait que 21.000 en 2016.

«C’est tellement hallucinant que c’en est drôle», commentait Charles Prats devant les députés, en profitant pour revenir sur les railleries de certains médias subies par les deux parlementaires, suite au tollé qu’avait provoqué la parution des résultats de cet audit parlementaire.

«Moralement, c’est insupportable»

à l’époque, Charles Prats avançait le chiffre de 14 milliards d’euros, comme premier jet à l’évaluation annuelle de cette fraude aux prestations sociales dans le pays. Des sommes, par essence difficiles à évaluer, mais qui n’en restent pas moins «absolument monstrueuses», comme les qualifiaient en commission Valérie Boyer, députée LR des Bouches-du-Rhône.

 

Celle-ci évoquait notamment les cas, relatés dans la presse, des «faibles» condamnations infligées aux fraudeurs. «On ne sait pas du tout comment ces sommes sont recouvrées», regrettait-elle par ailleurs.

«Je dirai que, moralement, c’est insupportable à l’heure où on est à 100% d’endettement, 57% de taux de prélèvements obligatoires, où on diminue les prestations pour les personnes les plus fragiles […] imaginer qu’on puisse à ce point frauder l’argent de la solidarité c’est absolument inconcevable!», tempêtait Valérie Boyer.

D’autant plus que le 11 février, devant cette même Commission parlementaire sur la fraude aux prestations sociales, Mathilde Lignot-Leloup, à la tête de la direction de la Sécurité sociale (DSS), admet qu’«environ» 2,6 millions de cartes Vitale en trop étaient en circulation dans l’Hexagone.
En somme, une carte Vitale sur douze en France serait potentiellement utilisée par un fraudeur. Un chiffre qui va dans le sens des conclusions de Charles Prats et des deux parlementaires. 

«Il faut sortir de la négation»

Tout comme les deux parlementaires, Charles Prats met en avant les estimations annuelles effectuées par l’université de Portsmouth (Centre for Counter Fraud Studies). Cette dernière estime qu’entre 3 et 10% des montants reversés au titre des prestations sociales, à l’échelle d’une dizaine de pays, le seraient à des fraudeurs. 

... force est de constater qu’à l’heure où l’État recherche des entrées d’argent afin de compenser des mesures d’urgence –jusqu’à en appeler aux dons, voire de précipiter la fin du confinement–, cet argent issu de l’impôt des Français et reversé à des personnes aurait été bien utile ces dernières années alors qu’au même moment l’hôpital –qui aujourd’hui prend de plein fouet la vague épidémique– était mis à la diète.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Société Fraude
10 mars 2019 7 10 /03 /mars /2019 16:51

A l’occasion de la sortie de son livre « L’Archipel français », publié aux éditions du Seuil, Jérôme Fourquet analyste politique et directeur du département Opinion à l’IFOP revient pour Atlantico sur la dislocation de la société française.

 

Un des enseignements majeurs qui nous est apparu à la fin de notre travail est que la société française, et c’est aussi une des mutations majeures qu’elle a connu, est de facto devenue une société multiculturelle. Cette nature composite ou hétérogène ne va que se renforcer au fil du temps.

 

Nous nous acheminons peut-être vers la sortie de crise, avec un ancien monde qui fait encore de la résistance et un nouveau monde qui n’est pas encore stabilisé. Mais ce dont on peut être un peu certain, c’est que nous ne reviendrons pas à l’ancien monde. Dans 3 ans, je ne vois pas une finale entre le candidat de droite et le candidat PS.

[…] Les catholiques en eux-mêmes ne vont pas disparaître, mais ils ne constitueront plus qu’une île de cet archipel français alors même que pendant des siècles et des siècles, et jusqu’aux dernières décennies, le catholicisme était quand même un élément fondateur et structurant et assurant l’armature psychologique, culturelle et sociologique du pays. […] C’est tout cet équilibre qui est en train de vaciller.

A l’autre extrémité du spectre sociologique, on a ce que l’on peut appeler l’île mondialisée, c’est à dire qui est composée par les strates de la population les plus éduquées qui dans leur majorité résident dans le coeur des grandes métropoles connectées à la mondialisation, ce qui a aussi été décrit par Christophe Guilluy.

Nous sommes allés plus loin en montrant que ces populations sont également dans un processus d’individualisation et de sécession. Elles se replient sur elles-mêmes et peuvent vivre en autarcie, elles ont leurs propres codes, leur propre écosystème, leurs lieux de villégiature.

Le problème est qu’historiquement, les élites ont quand même vocation à piloter l’ensemble de la société. Un pilotage qui devient de plus en plus compliqué à partir du moment où ces élites ne sont plus vraiment, pour une partie d’entre elles, en capacité d’être en contact avec les réalités profondes du reste de la société. [….]

Cette situation nouvelle a été très claire dans la crise des Gilets Jaunes. [….] On voyait que sur un certain nombre de constats basiques, il n’y avait plus de capacité à s’entendre. [….]

 

atlantico (texte intégral de l’entretien)

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Société FRANCE Société
23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 02:28

http://www.citoyens-et-francais.fr/

Le Comité international olympique (CIO) a soutenu lors du sommet à Lausanne la décision du Conseil de l'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF) de suspendre les athlètes russes des Jeux olympiques d'été 2016 qui commenceront le 5 août à Rio de Janeiro, au Brésil.

La décision du CIO revêt un caractère de recommandation alors que la Fédération russe d'athlétisme entend porter plainte devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne pour contester la décision prise. Chaque athlète a d'ailleurs le droit de faire appel.

Le président du CIO Thomas Bach a également déclaré que la sélection russe entière ne serait pas suspendue des JO 2016. Il a de plus accepté la présence d'athlètes russes à Rio de Janeiro.

"Chaque athlète russe peut obtenir la permission de participer aux Jeux olympiques seulement de la part des organisations sportives internationales. Les athlètes russes admis aux JO 2016 y prendront part en tant que membres de la sélection russe, du Comité olympique russe", a souligné M. Bach.

Le Conseil de l'Association internationale des fédérations d'athlétisme a décidé le 17 juin de maintenir la suspension des athlètes russes pour toutes les compétitions internationales, et ce sur fond de scandale de dopage, le CIO pouvant tout de même autoriser la participation des athlètes russes. La décision prise signifie que les athlètes russes ne pourront pas se présenter aux Jeux olympiques d'été 2016 qui débutent le 5 août prochain à Rio de Janeiro.

Le président russe Vladimir Poutine avait déclaré que la décision de suspendre les athlètes russes à la veille des Jeux olympiques de Rio était injuste, et il avait exprimé son espoir que le Comité international olympique agisse en conséquence.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Société
13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 00:19

Le fisc veut transformer sa relation avec les contribuables. Sous le nom d'«accueil personnalisé», il prône la simplification et la dématérialisation des échanges. Les syndicats s'inquiètent.

Exit le guichet, bonjour le rendez-vous en tête à tête. Les centres des impôts font leur révolution. Avec un leitmotiv, presque un slogan : l'« accueil personnalisé ». C'est ce qu'a présenté la Direction générale des finances publiques (DGFIP) aux syndicats de Bercy, mardi dernier (lire ci-dessous).


Les démarches simples seront traitées soit par un agent avancé, soit par le contribuable lui-même, au moyen d'ordinateurs en libre-service reliés à Internet ! Les demandes plus complexes, elles, seront prises en charge « en box, et uniquement sur rendez-vous ». Avec, systématiquement, un entretien par téléphone pour préparer la rencontre.

Les usagers jugeront

Une usine à gaz ? Pas du tout. L'« accueil personnalisé » sur rendez-vous est expérimenté dans l'Aube et le Val-de-Marne depuis 2014. Les résultats des enquêtes de satisfaction sont « excellents », fait valoir la DGFIP, qui souligne que l'accueil aux guichets a baissé d'un tiers depuis la mise en place de ce système. L'administration envisage de déployer ce nouvel accueil « à l'ensemble du réseau » dès l'automne prochain. 

Les syndicats, eux, grincent des dents. « Inacceptable », tonne Anne Guyot , la représentante du premier syndicat des impôts. « Et si le rendez-vous est fixé quinze jours plus tard ? s'inquiète Olivier Vadebout, le secrétaire général de la CGT. Le risque, c'est de pénaliser des cas simples qui auraient pu être réglés en quelques minutes au guichet. » (...)

Lundi, sur les 350 employés du centre de Perpignan, plus de 200 étaient en grève — la première, dans les Pyrénées-Orientales, en pleine campagne de déclaration des revenus. « L'accueil personnalisé, c'est l'adaptation à l'absence de moyens », pestait un syndicaliste. Dès l'automne prochain, les contribuables jugeront sur pièces.
 

Tout est fait pour renvoyer le contribuable sur Internet




C'est un projet d'une ampleur sans précédent. Et gardé, jusqu'ici, secret. Appelé « Accueil personnalisé », il va complètement changer la vie des contribuables. (...)

Fini le guichet pour les problèmes simples. Jusqu'ici, dans la plupart des centres des finances publiques, il suffisait aux contribuables de pousser la porte pour décrocher un entretien avec un agent des impôts. D'ici à la fin de l'année, il sera beaucoup plus compliqué d'avoir accès à un fonctionnaire puisque les services des impôts feront une distinction entre les cas simples et les cas compliqués. (...)


Favoriser la prise de rendez-vous pour les demandes complexes. « Sauf exceptions, seules les demandes complexes seront traitées en box », écrit la DGFIP. Autrement dit, les entretiens en tête à tête entre le contribuable et l'agent du fisc doivent être de moins en moins nombreux. Les administrations locales qui le souhaitent pourront donc rendre la prise de rendez-vous « obligatoire » pour les cas les moins simples à gérer. Mais, attention, « c'est l'administration qui déterminera les cas dans lesquels l'usager pourra obtenir un rendez-vous », (...)

Objectif : améliorer l'accueil des usagers en évitant... de les recevoir. Concrètement ? Tout faire pour qu'ils ne se déplacent pas au centre des finances publiques. Et si l'usager souhaite s'y rendre, il fera face d'ici à la fin de l'année à un nouvel accueil. 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Société
24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 00:28

SOURCE  Journaliste

Les clandestins logés dans le XVIe ? C’est la nouvelle lubie d’Anne Hidalgo, dont l’imagination se révèle toujours fertile en coups d’éclat démagogiques pour aguicher l’électorat de gauche et empoisonner la vie des élus de droite, sans se soucier du bien-être des riverains ni des ravages esthétiques infligés à la capitale.

C’est dans un site classé du bois de Boulogne, à quelques encablures de l’hippodrome d’Auteuil, que le maire de Paris entend implanter cinq bâtiments modulaires capables d’accueillir 200 (de ce qu’il convient désormais d’appeler) « personnes à la rue ». « Une association sera mandatée pour assurer la gestion du lieu et l’accompagnement des personnes hébergées », précise-t-elle, ce dont nous ne doutions pas un instant.

Sous couvert de « répartir équitablement sur le territoire parisien l’effort de solidarité », de casser les « ghettos de riches » et de favoriser la « mixité sociale », Anne Hidalgo continue donc de propager la gangrène, au mépris des conséquences.

Elle n’ignore pourtant pas que les camps de migrants, tel celui qui squatte le lycée Jean-Quarré depuis deux mois, se muent en lieux de trafics, de prostitution, de bagarres et d’agressions. L’édile du XVIe, Claude Goasguen, ne cache pas son exaspération : le bois n’a pas « vocation à devenir un nouveau Sangatte » pour des « migrants en situation irrégulière ».

Sur l’autre rive de la Seine, dans le XVe, les habitants et le maire Philippe Goujon ont dû batailler sans relâche pour éviter que l’église Sainte-Rita soit rasée et remplacée par des HLM. 

La mobilisation ne cesse de s’étendre, preuve que les Français ne veulent plus plier face au despotisme idéologique et financier qui dynamite leur patrimoine.

SOURCE  Journaliste

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Société
24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 00:16

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 Préfet de région honoraire

La manipulation de l’information a fait disparaître la confiance entre les dirigeants politiques et les citoyens. La plupart des Français ne partagent plus le point de vue imposé sur l’immigration. Quelques observations permettent de soulever des questions qui sont maintenues dans le brouillard.

De récentes statistiques officielles (INSEE) concernant les flux migratoires sont utilisées pour démontrer que l’immigration est une chance « incontestable » pour la France. Les statistiques veulent souvent dire ce que l’on veut obtenir. Il suffit de noter deux résultats qui ne cessent d’augmenter : l’arrivée d’immigrés et le départ à l’étranger de personnes nées en France. Chacun peut approfondir à loisir et en tirer les conclusions. Toutefois, les données de l’étude ne tiennent pas compte de l’immigration illégale, de la clandestinité des déboutés du droit d’asile et de l’évolution mécanique du droit du sol ni, bien sûr, du coût social.

L’analyse de l’immigration n’insiste pas sur la proportion importante de la confession islamique dans les flux migratoires constatés. Or, ce caractère n’est pas neutre car ces populations exigent le maintien de leur culture, de leurs pratiques religieuses, de leurs exigences de mode de vie, faisant ainsi obstacle au respect de la laïcité et à toute initiative d’assimilation ou d’intégration. « À Rome, vis comme un Romain », avait-on coutume de dire, jusqu’à ce que l’arrivée massive des barbares non romains ait mis un terme au rayonnement de la civilisation latine, effondrée par faiblesse après dix siècles de Pax Romana.

Nous devrions conditionner l’accueil d’étrangers liés à l’islam à l’exigence de la condamnation ou de l’exclusion de l’État islamique, coupeur de têtes. De même le gouvernement de la France des Lumières ne doit pas s’enorgueillir d’avoir vendu des Rafale à l’Arabie saoudite (champion de la décapitation) au mépris des droits de l’homme.

Comment ne pas être surpris tout à coup par l’exaltation d’un altruisme exceptionnel organisé officiellement en faveur des nouveaux migrants, sur la base de consignes impérieuses de l’Europe et en vertu d’une charité chrétienne à laquelle la République ne nous avait plus habitués. En quelques jours, le miracle s’est produit par un accueil en fanfare, l’attribution de logements que l’on croyait inexistants, des places à l’école.

Voilà que « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Or, depuis 15 ans, notre pays n’a pas trouvé la recette pour mettre au travail cinq millions de chômeurs, pour sortir de la misère six millions de gens précaires et de sans domicile fixe. Par ailleurs, aucune précision n’est donnée sur le coût de cette opération généreuse, alors que nos fins de mois sont payées à crédit par la dette publique.

Pendant ce temps, il y a le feu à la maison. Notre dialogue social est en panne, nos retraites complémentaires sont en perdition, sauf pour les parlementaires (ou le sénateur qui n’hésite pas à cumuler les mandats à 91 ans), les professions descendent dans la rue pour réclamer considération et secours, le ministre cherchant à conserver son siège malgré l’appétit de l’élection régionale.

Or, l’exemple contraire nous est donné de l’étranger : le Sénat italien s’est vu imposer un régime sec, l’Allemagne renouvelle l’équilibre de son budget, la Grande-Bretagne a retrouvé la dynamique de l’emploi et se permet d’accueillir pendant quatre jours le chef de l’État chinois.

Oui ! Nous devons sortir de notre théâtre d’ombres et retrouver notre centre de gravité, c’est-à-dire l’amour de la patrie et la fierté de la nation.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Société
23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 12:04
Sondage_ce_que_le_peuple_pense_vraiment

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19/10/2015 – 07H00 Paris (Breizh-info.com) – Dans son numéro du  8 octobreValeurs Actuelles a publié un sondage, réalisé par l’IFOP, qui concerne l’attitude des Français face à la vague d’immigration. De l’avis de Jérôme Fourquet, le directeur du département « opinion »de l’IFOP, « Les résultats très spectaculaires de ce sondage sont inattendus par leur ampleur. Un nouveau palier, en lien avec la crise des migrants, vient incontestablement d’être franchi ».

Les résultats de ce sondage sont les suivants :

– A la question «Faut-il procéder à l’expulsion systématique, à l’issue de leur peine, de tous les étrangers condamnés pour crime ou acte de délinquance en France ? », 83 % ont répondu « oui ».

– A la question «Faut-il renforcer les critères d’obtention de la nationalité française (naturalisation), pour mieux respecter le principe d’assimilation à la communauté nationale ? », 82% ont répondu « oui ».

– A la question «Faut-il réserver les allocations familiales et les aides au logement aux seuls Français et ressortissants de l’Union Européenne ? », 67% ont répondu « oui ».

– A la question «Faut-il supprimer l’aide médicale de l’Etat (AME) permettant aux immigrés clandestins de profiter de soins médicaux gratuits en France ? », 61% ont répondu « oui ».

–  A la question «Faut-il supprimer l’acquisition automatique de la nationalité française pour les enfants nés en France de parents immigrés clandestins ? », 59% ont répondu « oui ».

...

Malgré le matraquage médiatique que les Français subissent depuis le début de cette année (attentats de janvier et « crise des migrants »), il n’y a pas plus d’esprit du 11 janvier que d’acceptation du processus invasif en cours, bien au contraire et ce, au grand dam de l’oligarchie dont tous les efforts s’avèrent vains ( un sondage IFOP réalisé pour Contribuables associés, a montré que 73% des Français ne veulent pas payer pour assurer les besoins des migrants ! ).

...

La situation présente (domination intellectuelle et médiatique écrasante des libéraux-libertaires et opposition populaire massive et très majoritaire à leurs idées) permet d’affirmer que les bouleversements de l’opinion en matière de politique ne sont pas toujours consécutifs à la conquête du pouvoir culturel.

Cette situation est intéressante et inattendue parce que le peuple français a analysé les changements imposés par l’oligarchie sans qu’il ait été assisté ou piloté par des entrepreneurs en métapolitique.

Eric Zemmour n’est pas à l’origine de l’évolution des opinions ; par contre, de plus en plus de Français se reconnaissent dans ses propos. L’évolution de l’opinion des Français a été progressive et lente précisément parce qu’il leur a fallu analyser par eux-mêmes ce qui est en train de se passer dans notre société alors même que les « médiacrates » et les politiciens affirmaient le contraire de ce qu’ils observaient.

Cette évolution touche désormais pratiquement tous les secteurs de la population, à l’exception des plus âgés qui campent sur leurs positions (66% des Français âgés de plus de 70 ans votent pour l’UMP, ce qui signifie que ce parti va perdre de très nombreux électeurs au cours des prochaines années) ; mais nos aînés vont être remplacés par des jeunes de plus en plus révoltés contre le « système » comme l’a souligné Matthieu Chaigne  sur le site du Figaro le 13 octobre 2015  («la «FNisation» des jeunes esprits, qui constitue probablement la plus grande bombe à retardement des prochaines décennies »). 

B.Guillard

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Société
20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 23:47

L’Europe dépense beaucoup d’énergie pour organiser son lent suicide collectif. Sa persévérance dans l’acte mérite d’ailleurs d’être saluée : peu d’organisations multilatérales mettent autant d’acharnement et autant de créativité pour disparaître.

 

L’Europe s’attend à un durcissement de la crise des migrants

Selon l’agence Frontex, 710 000 migrants ont déjà franchi les portes de l’Union depuis le début de l’année 2015. Même si ce chiffre peut parfois inclure des doubles comptages, il montre que le flux migratoire a explosé cet été. Fin juin, on estimait à environ 400 000 le nombre d’arrivées durant les six premiers mois de l’année.

Avec l’hiver, les arrivées devraient se tarir, mais la dégradation de la situation militaire en Syrie laisse penser que l’année 2016 devrait être terrible. Beaucoup anticipent un surcroît d’arrivées, comme l’a par exemple indiqué l’ancien Premier ministre portugais, Antonio Guterres, devenu Haut Commissaire aux Réfugiés de l’ONU :

« Pour l’ancien Premier ministre portugais, il faut s’attendre à une augmentation du phénomène migratoire en raison de l’intensification des combats en Syrie. « Nous devons nous attendre à une aggravation de la situation » a-t-il dit. »

 

Comment l’Europe organise la crise ?

S’il existe un lien direct entre les flux migratoires et l’intensité des combats en Syrie, le rôle de la Turquie dans la régulation des passages vers l’Union joue un rôle de plus en plus critique. Sur ce point, l’incurie des États membres, France comprise, paraît tout à fait surprenante. Alors que, en septembre, l’Union avait promis 1 milliard d’euros, dont 500 millions à charge des États membres, pour aider les agences de l’ONU à mettre en place des camps de réfugiés, à ce stade moins de 300 millions ont été versés par ceux-ci.

Cet engagement comprenait 500 millions d’euros engagés par la Commission, et laissait donc « au moins » 500 millions d’euros à la charge des États membres. Mais pour l’heure, seulement dix pays ont promis un montant précis, pour une somme totale atteignant près de 275 millions d’euros, dont 80% sont apportés par le Royaume-Uni et l’Allemagne. La France fait partie des pays qui n’ont pas encore pris d’engagement.

En outre, le fonds destiné à aider les pays d’Afrique à accueillir les expulsés, et le fonds destiné aux voisins de la Syrie, n’ont reçu que 10 millions d’abondement pour un budget prévisionnel de plus de 2 milliards.

Manifestement, les bonnes volontés ne se bousculent pas au portillon pour « fixer » les réfugiés hors de l’Union. On voit mal, dans ces conditions, comment la Turquie bouderait son plaisir de transformer ces masses errantes en monnaie d’échange avec l’Europe.

 

L’argent introuvable de l’Europe

Faute d’une contribution spontanée des États, l’Allemagne a proposé la levée d’un impôt européen spécifique, sous forme d’une taxe additionnelle sur le carburant, dont le produit aurait servi à financer la politique migratoire de l’Union. Cette option aurait été discutée à Lima, à l’occasion d’un sommet du FMI, le 11 octobre. Michel Sapin aurait invité ses amis allemands à renoncer à cette très mauvaise idée.

 

L’Europe parcourue par des colonnes de migrants

Pendant ce temps, la crise continue. Des colonnes de migrants parcourent l’Europe à la recherche d’un passage vers l’Allemagne. La Hongrie, après avoir permis le transit de 170 000 réfugiés en un mois, a fermé ses frontières. Aussitôt, les colonnes se sont dirigées vers la Slovénie, qui permet le passage vers l’Autriche. Le continent est devenu une terre d’errance pour des réfugiés en quête d’eldorado.

 

L’Europe soumise à la Turquie

Faute de pouvoir trouver une solution raisonnable en interne, l’Europe en est réduite à négocier un accord en position de faiblesse avec l’islamiste Erdogan pour qu’il conserve un maximum de Syriens sur son territoire. Après avoir boudé les gouvernements laïques turcs, l’Europe déroule le tapis rouge au parti qui revient sur l’héritage d’Atatürk et fait basculer le continent du côté obscur de la force.

Lors du sommet européen de jeudi, l’Europe a cru un temps avoir signé un accord définitif avec Erdogan, jusqu’à ce que le ministre turc des Affaires Étrangères remette le dossier sur le tapis : la Turquie a certes obtenu une reprise accélérée des négociations d’adhésion à l’Union, une suppression des visas pour les citoyens turcs voyageant en Europe, mais elle veut aussi du cash. On parle de 3 milliards d’euros.

En échange, elle s’engage à juguler les flux migratoires. Promesse de Gascon ?

 

L’Europe fait la guerre aux Grecs

...

 

L’Europe fait aussi la guerre à l’Espagne

Parallèlement, la Commission a ouvert un nouveau front cette semaine. Elle a mis en œuvre une procédure de mise en garde sur le budget espagnol de 2016.

« Le budget de l’Espagne risque d’enfreindre les règles budgétaires de l’Union européenne en 2016, dans la mesure où il se fonde sur des prévisions de croissance trop optimistes et ne prend pas en compte l’exposition du pays à des économies émergentes en ralentissement. »

selon un avis de la Commission européenne publié lundi.

L’avertissement est particulièrement habile alors que les élections législatives doivent avoir lieu le 20 décembre, et que le gouvernement en place s’est essuyé une sévère défaite aux régionales de septembre. La Commission rêverait-elle de voir un gouvernement hostile à l’Union arriver à Madrid pendant que la Catalogne réclame son indépendance ?

 

L’Europe face au Brexit

Pour couronner le tout, il ne reste plus guère qu’à attendre le Brexit. David Cameron devrait dévoiler ses exigences début décembre, ou en début 2016, préalables à un éventuel referendum sur le maintien de la Grande-Bretagne dans l’Union. Il ne se presse guère pour avancer : il a d’ores et déjà gagné la certitude que son pays échapperait à tout nouveau transfert de souveraineté.

En voilà un qui a trouvé la bonne façon de parler à la Commission.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Société
20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 02:29

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Où se situent le plus grand nombre de cambriolages ? Et pourquoi dans ces secteurs ? C'est ce qu'analyse une étude du ministère de l'Intérieur.

 

Aucun cambriolage dans 41 % des communes

En France, en 2014, il y eut 232 500 cambriolages. Soit 5,5 cambriolages pour mille logements. Mais cette moyenne cache de grandes disparités. Ainsi, 41 % des communes n’ont connu aucun cambriolage : il s’agit souvent de petites communes dont la population moyenne est de 310 habitants.

Les grands pôles urbains sont davantage touchés : ceux de l’Ile-de-France, de la Vallée-du-Rhône, de la région Paca (Provence Alpes Côte d’Azur), mais aussi les agglomérations de Toulouse, Bordeaux, Lille et Nantes.

À l’inverse, le sud du Massif central, la Corse, la Bretagne et la région Pays-de-la-Loire (en dehors l’aire nantaise) s’en sortent mieux.

Source: base des crimes et délits enregistrés par la police et la gendarmerie. Données locales (Insee).
Source: base des crimes et délits enregistrés par la police et la gendarmerie. Données locales (Insee). | Insee

Les plus grandes villes ne sont pas les plus touchées

Paris intra-muros a enregistré 7 cambriolages pour mille logements en 2014. C’est nettement moins que dans le reste de la région parisienne : 12,7 cambriolages pour mille logements. Idem à Marseille et Lyon où dans ces villes il y a eu moins de cambriolages que dans les départements du Rhône et des Bouches-du-Rhône.

Ainsi ce sont plutôt les communes périphériques aux grandes villes qui subissent une part importante des cambriolages : en 2014, 46 % de ces vols ont eu lieu dans les communes voisines des 100 plus grandes villes, alors ces communes ne rassemblent que 36 % des logements.

 Différences entre des villes comparables

Pour autant, selon les auteurs de l’étude Interstats (service du ministère de l’Intérieur), la répartition des cambriolages ne correspond pas uniquement à un découpage entre villes, périphéries et espaces ruraux. « Les pôles de Limoges, Poitiers, Rennes, qui sont comparables en taille à celui d’Angers, présentent une moindre intensité de cambriolages » que le pôle angevin. De même, en Bretagne, « les pôles urbains moyens sont davantage touchés que ceux, comparables en taille, du sud du Massif central », note l’étude.

 L'âge, le chômage, la richesse

C’est donc que d’autres critères interviennent. Et c’est ce que tente de mettre en évidence l’étude. Parmi ces critères il y a l’âge : « Plus la proportion de jeunes est élevée, plus le nombre de cambriolages est grand. » Dans les zones où la proportion de retraités est plus importante, les logements sont moins « visités » : « Une des raisons pouvant être qu’ils sont plus souvent présents à leur domicile que les actifs et les jeunes. »

Autre critère le chômage : « Le taux de chômage et les cambriolages varient dans le même sens jusqu’à un certain seuil de chômage local (24 % environ). » Au-delà, le nombre de cambriolages pour mille logements tend à diminuer.

Enfin, sans surprise, la richesse du territoire attire les convoitises : « Les 25 % de villes les plus riches sont plus ciblées que les autres. »

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Société
20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 01:46

finkielkraut camus migrants

À la mi-août, Renaud Camus publiait sur le site du Parti de l’In-nocence le communiqué n°1860 « sur le comportement des clandestins ». Ce texte a heurté Alain Finkielkraut qui se trouvait alors en Grèce. Durant deux jours, et grâce sans doute à quelque concours caché, il a entretenu une correspondance électronique nourrie avec Renaud Camus. Qu’ils soient remerciés tous deux pour nous avoir autorisés à publier ce dialogue de très haut vol entre Paros et Plieux. 

Plieux, lundi 17 août 2015, minuit dix. Sur le nouveau comportement des clandestins.

Le parti de l’In-nocence et le NON remarquent qu’en de nombreux points du continent européen, et simultanément, les migrants, les clandestins, les prétendus réfugiés ou de quelque façon qu’on les appelle, à mesure qu’ils deviennent plus nombreux et donc plus forts, à mesure aussi qu’ils peuvent mieux se rendre compte de la passivité des indigènes et de l’esprit de collaboration de leurs dirigeants, deviennent plus violents, plus agressifs, plus sûrs d’eux et s’en prennent physiquement aux forces de l’ordre.

Ils révèlent ainsi leur vrai visage d’envahisseurs et de conquérants, mais le personnel politique, face à la pire invasion qu’ait eu à subir l’Europe depuis des siècles, continue à parler absurdement, à l’instar du président du Sénat M. Gérard Larcher, de “crise humanitaire”.

À ce compte on ne serait pas étonné si les manuels d’histoire, avec la servilité remplaciste qu’on leur connaît, se mettaient bientôt à nommer les siècles des Grandes Invasions “le temps des Crises Humanitaires”…

Alain Finkielkraut.

Comment pouvez-vous dire, mon cher Renaud, que les gens qui fuient les bombardements en Syrie et le service militaire illimité en Érythrée sont de pseudo-réfugiés ?

Faut-il être européen pour être un vrai réfugié ?

Ne peut-on penser à la fois leur déréliction et la nôtre ?

Il incombe à la politique d’affronter le tragique de la situation présente et non de le fuir dans un passé balisé, que ce soit celui des années 1930 ou celui des Grandes Invasions. Plus nous devons être fermes en matière d’immigration plus nous devons aussi, me semble-t-il, éviter les raccourcis haineux. La maîtrise des flux migratoires est indispensable. La dénonciation des hordes barbares qui déferlent sur la France est indigne.

[...]

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Société
18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 01:47

« Que se passe-t-il en Europe? » se demande l’évêque catholique. « Cette invasion d’immigrants … sont-ils entièrement digne de confiance? Où cela va-t-il mener l’Espagne dans quelques années? »

Il a également soulevé la question de savoir si les réfugiés venaient en Espagne « parce qu’ils étaient persécutés », arguant que « beaucoup ne le sont pas ».

Il a appelé à la « clarté » et de voir « qui est derrière tout cela ».

« Nous devons être lucides et ne pas laisser entrer tout le monde, car aujourd’hui, ça peut être quelqu’un qui se comporte bien, mais qui en fait est un cheval de Troie pour les sociétés européennes et particulièrement pour l’Espagne. »

Thelocal.se

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Société
17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 01:57

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Alors que la ville de Paris s’engage pour l’accueil des réfugiés, les associations dénoncent le coût et l’inefficacité du recours à l’hôtellerie dans le processus de réinsertion.

Dans la région parisienne, on compte 40 000 places dans les structures d’urgence (les centres d’hébergement et les centres d’insertion sociale) gérées par des associations, mais très peu sont adaptées à l’accueil des familles. Or depuis la fin des années 90, il y a une explosion du nombre de parents à la rue avec leurs enfants. Des couples ou des mères seules avec des enfants, sans ressources ni logement. En grande partie des étrangers, souvent sans papiers, et donc sans autorisation de travail.

Le recours à l’hôtel représente un coût de 180 millions d’euros par an sur les 212 millions du budget du Samu social de Paris. Depuis 2007, il existe même un «pôle de réservation hôtelière» dans les locaux du Samu, à Ivry-sur-Seine. Dix salariés, en permanence, ratissent les hôtels, négocient tarifs et conditions d’accueil.

Un hôtel Formule 1, en bordure du périphérique parisien : le prix de la chambre s’affiche sur un écran lumineux et change chaque jour, en fonction du taux de remplissage. Ce soir-là, au milieu de l’été, il faut compter 49 euros la nuit pour la chambre de deux ou trois personnes. Un couple de retraités grimpe au cinquième d’un coup d’ascenseur. Ils sont de passage pour visiter la capitale. [...]

Ces dernières semaines, la crise des migrants a obligé les politiques à ouvrir les yeux. «Au moins, cela aura permis de donner de la visibilité au besoin d’hébergement d’urgence dans notre pays. Maintenant, on espère un effet de levier pour que cela profite à tous les sans-abri», explique Florent Guéguen, le directeur général de la Fnars. Il s’inquiète d’une «mise en concurrence» des publics : «Quand on voit que 20 000 nouvelles places ont été trouvées en quinze jours face à la crise des réfugiés… cela interroge. Tous les lits doivent être mis dans le pot commun.» Lundi, Anne Hidalgo, la maire de Paris, a annoncé de nouvelles mesures pour l’hébergement des migrants [...]

Environ 35 000 personnes sont ainsi hébergées chaque nuit dans 538 hôtels de la capitale et de sa banlieue ; ce qui représente 15 % de l’offre hôtelière de la région Ile-de-France, parmi les plus touristiques du monde. «Nous sommes arrivés à saturer le marché des hôtels économiques… Le parc est aujourd’hui insuffisant pour répondre aux besoins», affirme Christine Laconde, la directrice générale du Samu social de Paris. [...]

 

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