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16 janvier 2017 21:25


Un ancien militaire parti faire le djihad en Syrie a été condamné aujourd’hui à 8 ans de prison assortis d’une peine de sûreté des deux tiers par le tribunal correctionnel de Paris, qui a aussi infligé des peines de 4 et 6 ans à ses deux coprévenus.

S’adressant à Mehdi Kamallah, 31 ans, déserteur de l’armée française, le président de la 16e chambre correctionnelle lui a expliqué que sa condamnation tenait compte de « la longueur de (sa) présence sur zone », « du fait qu(‘il avait) de toute évidence porté des armes » et de son « retour clandestin » après avoir été blessé.

Dans son réquisitoire, le 6 décembre, la procureure avait insisté sur la « dangerosité manifeste » de M. Kamallah, demandant dix ans de prison contre cet ex-soldat aux « convictions radicales » profondément ancrées, le seul des trois hommes à comparaître détenu.

Formé au maniement du lance-roquette, le jeune homme avait déserté l’armée de terre, faute de pouvoir y pratiquer sa religion comme il l’entendait. Il était parti trois fois en opération militaire extérieure, au Tchad, en Côte d’Ivoire et au Sénégal.

A l’audience, les trois jeunes gens, tous trois originaires de la région de Roubaix (Nord), avaient tenté de convaincre le tribunal qu’ils ne formaient pas un groupe, mais plutôt une « bande de copains » et que leur départ en Syrie, à tour de rôle, n’était pas concerté.

Pierre Tricot, un jeune de 26 ans converti à l’islam à l’âge de 13 ans, a été condamné à 6 ans de prison, le tribunal retenant contre lui son « appartenance à un groupe terroriste » et « la longueur de (son) séjour sur zone », mais tenant compte aussi d’ »une apparente volonté de se réinsérer ». Le parquet avait requis 5 ans.

Quant à Mohamed Bourras, 29 ans, crâne rasé et barbe fournie, il s’est vu infliger une peine de 4 ans de prisonbien moindre que les 7 ans requis, le tribunal ayant tenu compte du fait que, contrairement aux deux autres, il « n’avait pas attendu d’être blessé pour rentrer en France » et n’avait « pas participé aux combats ».

Le Figaro

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