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21 juillet 2017 20:16

 

Dès sa nomination, le général Lecointre se trouve confronté à une situation intenable. Il va devoir démontrer qu’il est l’homme qui n’aura pas d’états d’âme à accepter l’énième sacrifice demandé, estime expert en Défense Philippe Migault.

La démission du général Pierre de Villiers de ses fonctions de chef d’Etat-major des armées françaises n’est que le symptôme le plus grave du conflit opposant discrètement depuis des années les armées à leurs autorités politiques de tutelle. Car le malaise n’est pas récent.  

Dès la disparition de l’Union soviétique et la fin du Pacte de Varsovie, en 1991, la France a logiquement réduit le volume de ses forces, la menace d’un conflit de haute intensité ayant disparu en Europe. Cette réforme, légitime, du format de nos armées, a été fréquemment vécue comme un traumatisme par ces dernières.

En quelques années des dizaines d’unités prestigieuses, souvent riches d’une histoire glorieuse, ont été dissoutes sans ménagement aucun, sans aucune espèce de considération pour les hommes et pour ce que signifiait la disparition de certains corps du point de vue de l’inconscient collectif des armées, plus sensibles qu’aucune autre institution à la sauvegarde de la mémoire.

Nos soldats ont accepté et conduit cette mutation. Il y eût de la grogne dans les rangs, tradition oblige, mais les hommes se sont adaptés, sans exprimer leurs doutes et leur fréquent mal-être sur la place publique.

...  le mouvement s’est poursuivi sous les administrations Sarkozy et Hollande, des dizaines de milliers d’emplois ayant été supprimés jusqu’au traumatisme des attentats de novembre 2015, marquant un coup d’arrêt au processus. Parallèlement, bien entendu, le budget de la défense a enregistré un recul spectaculaire, passant de plus de 3% du PIB au début des années 90, à 1,6% en 2016.

Au terme de vingt-cinq années de coupes claires, on peut affirmer qu’aucune autre administration française n’a connu une réforme aussi violente. Et qu’aucune n’aurait accepté de la conduire sans protester comme l’a fait le ministère de la Défense.

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